1961-2021 : BON ANNIVERSAIRE LES 4 FANTASTIQUES !

FANTASTIC FOUR - ISLA DE LA MUERTE :

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Tous les ans, la Chose ne demande qu’une…chose. Trois jours de tranquillité, loin des autres Fantastiques. Mais cette année, le reste de la famille veut absolument savoir où peut donc aller Ben pendant cette période. Enfin, sauf Reed…jusqu’au moment d’étranges énergies sont détectées dans la région où Ben se rend. Arrivés sur place, les F.F. découvrent que Ben est devenu l’idole d’un petit village en Amérique du Sud. Il est venu là pour la première fois des années auparavant, alors qu’il était au fond du trou, et les gens ne l’ont pas pris pour un monstre. Et il y revient régulièrement pour passer du bon temps…

Le scénariste Tom Beland (qui a brièvement travaillé pour Marvel dans les années 2000) livre avec ce one-shot sorti en 2008 un scénario classique sur un thème maintes fois développé par les auteurs qui l’ont précédé, la façon dont Ben gère la perception des autres sur sa condition. Du coup, cette variation a un gros air de déjà-vu/lu mais il y a tout de même de jolis moments, comme la mise au point entre Ben et Sue.

Bien évidemment, et comme la Chose ne manque de le faire remarquer, il suffit que les F.F. se déplacent pour que les ennuis ne tardent pas à montrer le bout de leur nez. La famille doit alors enquêter sur des disparitions mystérieuses qui seraient liées à des créatures légendaires, les Chupacabras. Action en pleine forêt tropicale, monstres et apparition d’un vieil ennemi sont au programme d’un second acte mouvementé.

Si elle n’est pas follement originale, l’aventure est sympathique même si je ne suis pas vraiment fan de la partie graphique. J’aime bien les silhouettes et les expressions tout en exagération de Juan Doe, mais les effets numériques un peu trop voyants ne rendent pas le tout très agréable à l’oeil…

C’est sorti où ça, déjà, en VF ?

Dans la revue Marvel Icons (#32 pour le Special, #43 pour Isla de la Muerte)…

Merci !
(tu réponds à plus de questions)

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FANTASTIC FOUR COSMIC-SIZE SPECIAL :

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Cary Bates est un nom principalement associé aux comics DC et surtout aux aventures de la Superman Family et de Flash dont il fut le scénariste durant de nombreuses années. Mais il a aussi fait quelques rares incursions du côté de l’univers Marvel . Ce fut le cas fin 2008 (février 2009 en date de couverture) avec le one-shot Fantastic Four Cosmic-Size Special qui proposait deux histoires, une inédite par Bates et le dessinateur philippin Bing Cansino ( X-Factor ) et une réédition d’un épisode classique de John Byrne.

Le récit débute alors que Mr Fantastic et la Chose sont en pleine exploration dans une dimension miniature. Reed ramène de cette expédition un spécimen de plante qu’il a hâte d’analyser. Les autres F.F. tentent alors de vaquer à leurs occupations mais Reed met soudain l’immeuble en quarantaine suite à la détection d’un virus. Il ne faut pas longtemps avant que ce confinement déraille car les adultes se mettent à agir très bizarrement (d’où le titre français choisi pour l’épisode, Asile de Fous ). Franklin et Valeria mènent alors l’enquête pour savoir ce qui ne va pas avec leurs parents et oncles…

Le scénario peut donc être vu comme une variation sur les éternelles chamailleries entre les membres de la famille, mais exacerbées par l’influence d’une plante extra-dimensionnelle. L’idée est bonne et Cary Bates réussit à installer une certaine tension par la description des comportements de Reed, Sue, Ben et Johnny, que l’on sent prêts à exploser à tout moment. Ca se relâche toutefois dans les dernières pages, mais j’ai bien aimé la solution amenée par les gamins.

Graphiquement, ce numéro spécial reste tout de même un brin décevant car ce genre d’histoire aurait mérité un style plus expressif que celui de Bing Cansino, qui a aussi la main lourde à l’encrage…

Quelques images (désolé, s’il y a doublon) pour fêter les 67 ans de George Perez :

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Dike Ruan :

Carlos Pacheco :

FANTASTIC FOUR #337 à 341 :

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Après avoir écrit les scénarios des numéros #334 à 336 (liés à l’initiative éditoriale Acts of Vengeance ), Walt Simonson a pris seul les commandes de Fantastic Four à partir du #337, signant à la fois les histoires, le dessin et l’encrage. Et il a débuté en propulsant la famille à travers le temps et les dimensions le temps d’un arc narratif composé de 9 épisodes. Les cinq premiers, publiés à l’origine dans Nova #161 à 165, forment un tout.

Pour cette intrigue menée sur un rythme très soutenu, Walt Simonson a concocté en quelque sorte une suite à ses épisodes d’ Avengers sortis l’année précédente. C’est hélas une période totalement zappée par Semic dans Strange (l’éditeur est passé directement du #290 au #298) et toujours inédite à ce jour. Mais la narration de l’époque, pas avare en explications, fait qu’il est aisé de comprendre ce qui s’est passé grâce à des récapitulatifs bien placés (contrairement à Ben, je ne me plains pas des longs discours de Stretcho).

Les Vengeurs avaient découvert l’existence d’une bulle temporelle dans le futur, un engin abritant un Céleste et renfermant une arme au pouvoir incalculable perturbant l’écoulement du temps, ce qui pourrait bien précipiter la destruction de l’univers. Pour empêcher le conseil des Kang de s’en emparer, les Fantastiques, rejoints par Iron Man et Thor, embarquent sur le traîneau temporel imaginé par Reed, direction le futur !

Le scénario enchaîne les bonnes idées, les péripéties et les apparitions surprises, la première étant celle de Death’s Head (traduit en « Spectre » dans Nova ) qui avoue agir pour le compte de la Time Variance Authority , l’organisme de régulation des anomalies temporelles créé par Simonson dans les pages de Thor (et qui vient de faire sa première apparition dans le Marvel Cinematic Universe à l’occasion de la série Loki de Disney + ). Les visuels spectaculaires ne manquent pas, comme l’atteste le cliffhanger du second chapitre et le travail des lettreurs Bill Oakley et Todd Klein participe pleinement à l’efficacité des planches.

Le retour au présent des F.F. sera très mouvementé…et comme le montre la dernière case, il leur faudra encore un peu de temps pour regagner leur version du Four Freedoms Plaza

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Les best ff après ceux de kirby.

My two scents.

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Soit un autre lien avec le Simonson-Verse (sa reprise du titre Eternals de Gillis).

Mine de rien les meilleurs auteurs des FF sont généralement de grands fans de S.F. (l’influence de Zelazny sur le #352 de Simonson, les lectures de jeunesse de Kirby & Byrne).

Ah merci de la précision. Je ne sais plus si Panini a prévu ça dans les titres à venir pour la sortie du film…

J’ai pas souvenir d’une telle annonce ! :heart_eyes:

Simonson a été sur les eternels ??

Mais voilà qui une bd a trouver !

Il a écrit les 4 derniers numéros de la série publiée en 1985/86.

Il fait les couvs des le debut, mais en fait, il n est jamais au dessin qui est assuré par sal buscema de ce que je crois comprendre.

FANTASTIC FOUR #343-346 :

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Après leur virée temporelle, les 4 Fantastiques pensaient être rentrés chez eux…mais ils se rendent vite compte que quelque chose cloche. Dan Quayle est le président des Etats-Unis…Staline est toujours à la tête de l’U.R.S.S…Alicia est mariée à Ben…et les Washington Senators jouent contre les Yankees ?!?

Sous une couverture qui lui a peut-être bien donné l’occasion de parodier la mode des « Big Guns » (le Cable de Rob Liefeld était apparu pour la première fois quelques mois plus tôt), Walt Simonson a concocté une aventure très divertissante qui s’amuse des possibilités offertes par les récits de terres alternatives. Le compte à rebours à la « horloge de la fin du monde » est palpitant et la résolution, avec son imagerie délirante (Staline perché sur un robot géant), est savoureuse.

Avant de retrouver enfin leur terre d’origine, les F.F. atterrissent ensuite sur une île étrange, qui se trouve être un morceau de temps détaché du flux temporel (le diptyque #345/346) où ils rencontrent des militaires perdus eux aussi après une expérience très « Triangle des Bermudes » . Simonson écrit quelques jolis moments intimes (comme les discussions entre Ben Grimm et Sharon Ventura) avant un affrontement musclé contre un Tyrannosaure (c’était quelques années avant que Walt Simonson scénarise l’adaptation en comic-book du Jurassic Park de Steven Spielberg).

Cette excellente saga en 9 parties (deux parties séparées par un fill-in toujours inédit, le #342, certainement pour que Simonson souffle un peu) se termine par une nouvelle apparition de la Time Variance Authority …qui n’en a pas encore fini avec les F.F. comme nous le verrons prochainement…

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FANTASTIC FOUR #347-349 :

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Dans l’arc narratif en 3 numéros qui va de Fantastic Four #347 à 349, Walt Simonson a remplacé les 4 Fantastiques par les plus grandes stars du moment (Spider-Man, Hulk, Wolverine et Ghost Rider) suite aux manipulations d’une Skrull venue sur Terre pour retrouver une arme très particulière, sous la forme d’un oeuf qui doit donner naissance à un « technotroïde inorganique » , une machine à tuer qu’elle compte utiliser pour assassiner l’empereur Skrull. Cette saga en trois parties est pleine d’action, de rebondissements, d’humour, de créatures, du comic-book bien fun et idéalement servi par les superbes dessins de Art Adams, grand amateur de monstres classiques (et ici, il s’en est donné à coeur joie avec les extraterrestres métamorphes et les habitants de l’Île de l’Homme-Taupe).

Ce qui est aussi amusant, c’est que cette histoire a été imaginée parce que Walt Simonson était en retard sur ses délais et qu’il avait besoin de temps pour poursuivre ses intrigues en cours. Il s’est alors dit qu’un team-up avec Spider-Man serait une chouette idée. Et c’est Kurt Busiek qui lui a suggéré d’utiliser Ghost Rider, Wolverine et le Punisher, que l’on retrouvait (sans exagérer) absolument partout en ce début des années 90. Sauf que Art Adams n’aimait pas vraiment le Punisher et a donc demandé à ce que le Hulk gris prenne sa place.

Tous les éléments étaient donc assemblés pour ce très bon divertissement. Walt Simonson s’en est même amusé avec les accroches de la revue : The World’s Greatest Comic Magazine a donc été remplacé par The World’s Goofiest , The World’s most commercialest et The World’s most collectable Comic Magazine . Mais pour que le gag soit complet, il fallait bien le « cameo le plus opportuniste du monde » . Le Punisher a donc eu droit à une apparition totalement inutile sur la dernière page. Tellement inutile qu’elle a été supprimée lors de la première traduction dans Nova avant d’être réintégrée dans la réédition de ces numéros dans la collection Spider-Man et les Héros Marvel !

Art Adams :

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Jerome Opena :

Gabriele Dell’Otto :

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Quelques autres apparitions des New Fantastic Four :

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(avec Wolvie remplacé par Sleepwalker)

Et des hommages :