1964-2024 : BON ANNIVERSAIRE DAREDEVIL !

DAREDEVIL #371-375 :

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Avec un petit coup de main (Ben Raab sur le #373, Jonathan Barron sur le #374 et même Chris Claremont sur le #375), Joe Kelly a terminé sa prestation sur Daredevil avec un arc en cinq parties qui met un terme à l’intrigue globale avec Mr Fear débutée lors du passage de Karl Kesel sur le titre. Kelly revient sur un élément donné à la fin de l’épisode de l’émeute pénitentiaire, une étrange inscription écrite avec du sang dans une cellule vide. Celle d’un certain Charles Burroughs, psychopathe qui se révèle être la progéniture d’un juge qui avait tiré les ficelles dans l’ombre pour effacer les actes de son fils et l’enfermer dans une cellule anonyme sans espoir de sortir un jour.

C’était compter sans Mr Fear qui a fait évader Burroughs dans le but que ce dernier fasse de la vie de Karen Page un enfer, terrorisant la jeune femme jusqu’à ce qu’elle commette un acte irréparable, partie du plan de Fear pour tourmenter son vieil ennemi Daredevil (rappelons que ce Fear connaît la véritable identité de l’Homme sans Peur). Il y a de bons moments de suspense dans cette histoire mais aussi des péripéties qui n’apportent pas grand chose à l’ensemble, comme la participation du Ghost Rider, un de ces personnages qu’on voyait un peu partout dans les années 90, dans le #372.

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Malgré des dessins encore une fois décevants, les premiers chapitres ne sont pourtant pas si mal ficelés. La relation entre Matt et Karen, souvent compliquée par les activités super-héroïques de DD, est plutôt bien écrite et Joe Kelly semble se régaler à écrire les répliques de Rosalind Sharpe. Le retour de sa demi-soeur Candace apporte un peu plus de rebondissements dans la vie de ce pauvre Foggy. Et la réouverture de la radio WSFK permet à Karen de remettre sa carrière sur les rails…avant que les actes de Charles Burroughs précipitent sa chute…

Ce n’est pas excellent mais il y a de bonnes choses, donc…avant une dernière partie complètement ratée. Joe Kelly se loupe dans un dernier acte confus (j’ai même cru qu’il manquait quelque chose entre le #374 et 375) et le numéro double anniversaire se perd entre une narration embrouillée et un ultime affrontement contre Mr Fear qui ne valait pas cette longue attente. Et s’il y a du beau monde à la partie graphique, les dessinateurs invités (dont Cary Nord, Tom Lyle, John Paul Leon ou encore Rick Leonardi) ne livrent pas leur meilleur travail.

Il y a bien sûr un happy-end, Joe Kelly refermant son année sur Daredevil par du soulagement pour nos héros…mais il aurait pu se passer d’une stupide dernière case…

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Quelle est cette fameuse case ? Je suis curieux. :grin:

J’avoue que je n’ai pas adhéré au délire…ou c’est juste une manière assez concon de dire que les ennuis de DD sont loin d’être terminés…^^

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Ah ouais, pas top ! Merci !

C’est qui ? Fear ?

Non, le Charles Burroughs dont je parle dans mon billet…

Ah merci (j’avais pourtant bien relu ton billet)

La narration dit que Fear a perdu, que Matt et Karen sont contents et soulagés et que tout est fini. Et là, l’un des vilains mort (Burroughs donc) montre sa tronche pour dire qu’il ne faut pas trop compter là-dessus (genre, que ce n’est jamais fini). L’effet ne fonctionne pas, on ne sait même pas pourquoi il y a deux personnes près de sa tombe, la scène est juste ratée…

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Quatrième de couv’ de Marvel Comics Presents #69 par Sandy Plunkett :

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DAREDEVIL #376-379 :

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Flying Blind, l’arc narratif qui s’étend du #376 au #379 de la série Daredevil, doit être l’une des aventures les plus atypiques de l’Homme sans Peur. Elle commence par la vision d’un homme brun sur un lit d’hôpital, un individu qui vient de se faire rouer de coups et qui s’étonne que la lumière l’aveugle. On apprend rapidement que l’établissement est français et que le bonhomme s’appelle Laurent Levasseur. Après une sortie mouvementée de l’hosto (il arrête un forcené qui s’était emparé de l’arme d’un policier), ce Levasseur tente de recoller les morceaux de son passé et les récitatifs montrent bien que le bonhomme se demande ce qui se passe.

Au même moment, un agent du S.H.I.E.L.D. examine le dossier de Daredevil et c’est là que l’on apprend que le justicier aveugle a accepté de mener une mission pour l’organisation, en changeant d’identité après une reprogrammation du cerveau et une petite chirurgie (lui redonnant même brièvement l’usage de la vue). Mais tout se complique quand cet agent en charge de l’affaire meurt après avoir été renversé par un camion…

Pour cette aventure en quatre parties, le scénariste Scott Lobdell a donc plongé Daredevil dans une ambiance et un mystère à la Jason Bourne. Le début est intrigant et propose quelque chose de complètement différent par rapport à la période Joe Kelly…et puis ça s’effondre très vite. L’intrigue est mal ficelée, le déroulement n’est pas à quelques incohérences près, les personnages secondaires sont ridicules (un criminel français appelé le Concierge, fallait oser) et la partie graphique partagée entre Cully Hamner et Tom Morgan (deux chapitres chacun) est décevante (Hamner est meilleur que Morgan mais les expressions sont tout de même assez crispées et les décors sont pauvres).

Scott Lobdell partage son histoire entre les épreuves d’un Matt Murdock complètement transformé et celles de Foggy Nelson à la recherche de son ami, ce qui attire l’attention du S.H.I.E.L.D. C’est par les scènes avec Foggy que l’on apprend les détails de la mission acceptée par DD, empêcher que le Caïd vende au plus offrant une liste d’agents du S.H.I.E.L.D. sous couverture. La présence de Foggy a donc juste une fonction explicative et ne sert à part cela pas à grand chose…même si la toute dernière page, quand tout rentre dans l’ordre et que les vieux copains se retrouvent, est assez touchante dans son genre…

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DAREDEVIL #380 :

Débutée en avril 1964 (selon la date de couverture…ce qui nous ramène au post 2 de ce sujet), la publication du premier volume de la série Daredevil s’est terminée en octobre 1998 avec son numéro 380. Visiblement pas rancunier après s’être fait écarté du titre trois ans plus tôt, le scénariste D.G. Chichester a eu la charge de refermer cette page du parcours éditorial de l’Homme sans Peur avec un épisode qui se suffit à lui-même, une « aventure oubliée » du passé de DD, « just one good story » comme le souligne le titre original.

Bon, hélas pour la bonne histoire c’était encore raté. En choisissant une structure non linéaire, ponctuée d’allers et retours entre passé et présent et de différents points de vue à la Rashomon, D.G. Chichester n’a fait qu’embrouiller une intrigue qui parle de trafic, de fausse attaque terroriste et de bouc-émissaire et qui met en avant et à égalité les deux parts de la vie de Matt Murdock, l’avocat et le super-héros. Le résultat est assez ennuyeux à lire et ne vaut que pour l’excellente partie graphique signée Lee Weeks, déjà présent aux débuts de la prestation de Chichester quelques années auparavant…

Après une succession de numéros peu mémorables, c’était donc fini pour la série Daredevil…mais pas pour longtemps car le titre a été relancé dès le mois suivant, en novembre 1998, sous la bannière Marvel Knights, une initiative éditoriale qui a redonné un coup de fouet à des personnages en perte de vitesse ou un peu oubliés à l’époque…mais ceci est une autre histoire…

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Quatrième de couv’ de Marvel Comics Presents #81 par Mark Chiarello :

Amanda Conner

ça a été publié en VF, ça ?

Alex Maleev

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Rosko

Elektra par Richard Friend

Travis Charest

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Oui, dans la revue Marvel.

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M’en souviens pas du tout.