Avant d’entamer la lecture du second tome, je me suis replongé dans le premier. Je n’avais lu que la version n&b, et j’ai gagné il y a quelques temps le premier album en couleur. Donc l’occasion était parfaite de reprendre à zéro cette proposition qui m’avait beaucoup plue !
Ce que je n’avais pas réalisé lors de la première lecture, c’est l’intention de Snyder de faire son Dark Knight Returns.
Ça peut sembler facile de l’écrire maintenant que la série connait un succès retentissant, mais la filiation avec l’œuvre de Miller est là, et elle fonctionne !
Il y a un sous texte politique, qu’on peut trouver bat du front, rentre-dedans, mais le contexte souligne l’approche de Snyder qui est de proposer sa vision du über grim&gritty, du Batman d’une nouvelle ère.
C’est d’autant plus flagrant sur ce deuxième tome, qui développe tout ce qui est possible de montrer en terme de surenchère, qu’elle soit graphique, physique ou politique. Alors, ça peut paraître “gros balourd", mais c’est extrêmement bien travaillé, et jouissif!
Et ce qui m’a poussé à cette réflexion, c’est un message de Jim sur le sujet en VO :
C’est tout à fait ça!
Il y a une culture de la laideur. La monstruosité étant le thème de la série, elle se traduit par une partie graphique qui n’est pas sexy, qui se dirige toujours vers une exagération, une exploration de ce qui est désagréable. Les couleurs et le style épuré de Marcos Martin commencent les hostilités, mais là où j’ai perçu l’intention réelle, c’est avec l’épiside de Clay Mann. Je n’ai jamais accrochévm à ce dessinateur, que je trouvais insipide, passe-partout, une sorte de sous Coipel honnête, mais qui me laissait complètement indifférent. Son épisode, sous l’inpulsion du scénariste, possède une ambiance charbonneuse, sèche, brutale, qui contient une mise en couleur particulière, maladive presque laide, mais totalement dans l’esprit de ce qui est raconté !
Toute cette exagération, cette exubérance, cette surenchère dans le “toujours plus”cette recherche de provoquer fescémotions “primaires” fonctionnent à 100%. J’y adhère complètement, parce qu’elle est aussi teinté d’un certain second degré ( le combat final entre Bane et Batman, c’est quelque chose, mais d’autres petits moments sentent la roublardise, le petit sourire en coin… on peut ne pas toujours l’accepter, peut-être ai-je envie de le pervevoir, mais bon sang que j’ai pris mon pied!
J’ai trouvé tout ça extrêmement jouissif car ça ressemble à une étape, et comme à la fin des 80’s, je ne suis pas sûr que cela amènera du bon, mais pour le moment, et sur cette lecture en particulier, il y a un vrai plaisir régressif, la sensation de lire quelque chose de perverti, mais traité avec talent!