Adastra in Africa met en scène une jeune déesse exilée qui se rend dans un village africain et s’efforce d’apporter le salut à cette région frappée par la famine. C’est l’histoire passionnante d’une étrangère qui tente d’utiliser ses propres méthodes non traditionnelles pour aider un peuple fier à retrouver sa vitalité, sans compromettre l’héritage et les valeurs de la tribu.
C’était censé être « Lifedeath III », en fait. Bizarrement, Marvel a fini par rejeter la proposition de BWS, alors que les planches étaient pratiquement terminées, si mes souvenirs sont bons.
Je me demande si le refus de Windsor-Smith de travailler avec un autre scénariste que Claremont n’avait pas braqué Marvel dès le début du projet…
J’ai été déçu à la lecture, tout ça pour ça. Si ça avait été publié dans X-Men ça aurait fait un bon numéro, mais là, c’est court, trop court, si on connait pas X-Men c’est pas super compréhensible, les planches sont parfois trop surchargés amenant des problèmes de lisibilité, dommage, après les gens en aurait pas fait tout un pataquès, j’aurais peut-être mieux aimé, mais c’est clairement pas si fou que ça.
C’est trop court, et thématiquement forcément un peu court aussi (et même redondant avec « Lifedeath II » si on y regarde de plus près), c’est aussi un peu daté années 80’s dans ce que je considère être une sorte de métaphore du « charity business » de l’époque, mais par contre :
…j’ai souvent lu ce reproche, et j’avoue que ça me l’a pas du tout fait à la lecture. Oui c’est très chargé, et le noir et blanc accentue l’impression de « masse » dans les cases, mais je trouve ça très lisible quand même pour ma part. C’est le tour de force de Windsor-Smith que de parvenir à maintenir cette limpidité de story-teller même sur ce type de planches très denses ; ça confinait à la maestria pure sur « Monsters », où le placement des bulles de dialogue, incroyablement judicieux, contribuait à renforcer cette fluidité. Y’a deux trois effets de ce type sur « Adastra In Africa », et je trouve ça très fort.