ANTIGANG (Benjamin Rocher)

Le remake du polar britannique The Sweeney.

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

19 août 2015

REALISATEUR

Benjamin Rocher (La Horde, Goal of the Dead)

SCENARISTES

François Loubeyre et Tristan Schulmann

DISTRIBUTION

Jean Reno, Caterina Murino, Thierry Neuvic, Alban Lenoir…

INFOS

Long métrage français
Genre : thriller/action
Année de production : 2015

SYNOPSIS

Serge Buren est un flic de légende, entouré d’une bande de jeunes flics aux méthodes peu conventionnelles.
Qu’importe qu’ils utilisent des battes de baseball ou « oublient » le règlement au cours d’arrestations spectaculaires, les résultats sont au rendez-vous !
C’est alors qu’un groupe de braqueurs meurtriers entre en scène, dévalisant avec une facilité déconcertante banques et bijouteries de la capitale, à coup d’armes de guerre et de scénarios imparables.
Face à tant d’ingéniosité et de brutalité, Buren et son unité se retrouvent confrontés à une situation délicate :leurs méthodes expéditives suffiront-elles à arrêter ces criminels autrement plus machiavéliques ?[/quote]

La bande-annonce :

Il y en a qui ont eu l’occasion de le voir ? J’ai adoré Goal of the Dead co-réalisé par Benjamin Rocher, et j’aime énormément Alban Lenoir qui est ma principal motivation à allé voir le film.
Normalement j’y vais Mardi soir, est-ce qu’il vaut le coup ?

J’ai vu la bande annonce, et je n’ai pas été convaincu. Le côté polar m’a semblé musclé (bon point), mais je n’ai pas accroché à l’humour (mauvais point). Donc bon, pas sûr d’y aller.
Mais je suis curieux des avis des autres.

Jim

Pareil que Jim, je n’ai pas eu envie de le voir !

[quote=“Jim Lainé”]J’ai vu la bande annonce, et je n’ai pas été convaincu. Le côté polar m’a semblé musclé (bon point), mais je n’ai pas accroché à l’humour (mauvais point). Donc bon, pas sûr d’y aller.

Jim[/quote]

pareil.

je préfère retourner voir French Connection qui ressortait cette semaine

Rien qu’à voir la BO j’ai l’impression de voir un énième BESSON-like … Même si c’est, pour le coup, sans chinois, sans pute et sans taxi :angry:

[quote=“bookman-junior”]Il y en a qui ont eu l’occasion de le voir ? J’ai adoré Goal of the Dead co-réalisé par Benjamin Rocher, et j’aime énormément Alban Lenoir qui est ma principal motivation à allé voir le film.
Normalement j’y vais Mardi soir, est-ce qu’il vaut le coup ?[/quote]

Je pense y aller ce weekend, la bande-annonce m’ayant suffisamment intrigué par son mélange de polar musclé et décomplexé. Alban Lenoir m’a aussi tapé dans l’œil, et il semble confirmer ici son gros potentiel comique (je me suis enfilé Lazy company les semaines précédentes et il arrive à y être successivement impayable, pathétique et émouvant. très fort). Faut que j’arrive à caser ça entre Dragon Inn, Absolutely anything et French connection.

J’ai plus l’impression qu’on se trouve dans la lignée des films musclés d’Olivier Marchal; voire peut-être même dans la veine déglinguée des frères Poiraud.

Le salopard ! Et ça va ? Ça se soigne ?

jim

ça va, c’est plutôt lui qui prend cher dans le film. :wink:

Je ressors satisfait par le spectacle offert par cette production, qui lorgne vers les films d’action des années 1980 avec son mélange de polar musclé et d’humour. L’intérêt n’est clairement pas à chercher du côté du scénario: le déroulement de l’histoire se suit sans déplaisir mais n’est pas exempt de facilités (Cartier retrouve les braqueurs avec un indic bien tombé par exemple), et il n’y a pas de péripéties qu’on ne pourrait pas retrouver dans d’autres films policiers du même genre. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la bande-annonce, le ton du film est globalement sérieux et l’humour est plutôt utilisé à bon escient, que ce soit dans les moments intimes pour renforcer les liens entre les personnages ou pour relâcher la pression pendant un bref instant lors de scènes tendues. Alban Lenoir qui brise sa batte en cognant un gros dur et pousse un râle de lamentation parce qu’il sait qu’il va salement déguster, ça rappelle le John McLane des débuts et ça passe bien.

Là où le film impressionne, c’est dans sa réalisation d’une grande nervosité soutenue par un montage au diapason, qui reste très fluide. Je ne connaissais pas le travail de Benjamin Rocher avant de voir Antigang mais il est visiblement doué quand il s’agit d’instiller une ambiance et une tension palpables. Et ce dès la séquence d’ouverture qui, en peu de plans, combine une vue d’ensemble aérienne avec des inserts de buildings de Paris de nuit pour planter le décor avant de basculer sur des plans serrés pour introduire les protagonistes à l’intérieur d’une voiture. Les visages sont tendus, tout le monde est silencieux, un flic vérifie son arme, un autre dans la deuxième voiture sort une batte, et on comprend qu’il va y avoir du grabuge avant qu’Alban Lenoir ouvre la bouche et enclenche les échanges explicatifs qui vont suivre. Cette phase de préparation et d’appréhension pour les personnages avant de se lancer dans l’action va se retrouver tout au long du film, avec à la clé des affrontements et des fusillades bien emballés, souvent pensés pour tirer profit du décor environnant.

Il y a notamment la très belle poursuite des braqueurs par les flics de jour en plein Paris (qui n’est pas sans rappeler celle de Heat), qui commence par des échanges de coups de feux obligeant les policiers à progresser à couvert derrière des piliers métalliques avant d’atteindre l’esplanade de la BNF, dont la topologie vaste et ouverte permet de séparer l’action en deux. D’un côté, le personnage d’Alban Lenoir est obligé de courser un braqueur en partant des escaliers pour terminer sur le pont, et de l’autre côté, Jean-Reno colle au train des fuyards restants pour finir dans un parking souterrain. L’opposition extérieur/intérieur entre les deux séquences en parallèle fonctionne bien puisque la fuite des braqueurs dans chaque cas met à profit des solutions adaptées (bateau pour l’un, voiture pour les autres). Même quand la configuration des lieux est minimaliste, comme la course-poursuite en voiture sur un chemin de campagne, la réalisation arrive à dynamiter la séquence en mêlant des plans intérieurs serrés avec des plans extérieurs larges puis serrés sur les voitures, couplés avec des plans filmés au ras du bitume et en vue subjective pour renforcer l’immersion.

L’autre gros atout du film, c’est l’implication du casting dans les scènes de baston, très bien chorégraphiées, qui n’en sont que plus percutantes. Si Alban Lenoir donne beaucoup de sa personne et de sa présence (les deux combats successifs dans le garage sont jubilatoires, ça tape dur), les autres acteurs moins malmenés physiquement n’en ont pas moins leurs moments, comme Caterina Murino et Sébastien Lalanne (sa façon de latter un truand avec son bélier customisé est aussi drôle qu’elle fait mal).

Pour finir, un petit mot pour souligner le boulot opéré sur la photographie et la lumière, très soigné tout au long du film et en particulier dans les scènes nocturnes. La vision de Paris de nuit est superbement rendue et les combats éclairés par des néons et des lampes dans le garage offrent de beaux moments. C’est quelque chose qu’on ne voit pas souvent dans les films français j’ai l’impression, et ça donne un vrai cachet au film comme le faisait remarquer Caterina Murino en interview.

Est-ce que Alban à crier Pinage avant de commencer à se bastonner ?

Non, pas plus qu’il n’a hurlé bouya dans les fusillades. :wink:

Blague à part, ça fait plaisir de voir un film français s’approprier avec bonheur les codes et la grammaire cinématographique d’un certain type de film américain de genre. Appliqués à des scripts plus carrés et recherchés, ça risque de donner des résultats bien sympas à l’avenir.

Pas comme l’adaptation filmée d’Aladin, dont j’ai subi la bande-annonce deux fois dimanche, qui respire le navet de compétition avec ses dialogues au ras des pâquerettes, ses vannes moisies et sa séquence chantée ringarde.

J’y suis allé hier soir et c’était très sympa ! J’ai pas été déçue.
Un bon film bien fun, cool à regarder. Le film est un peu trop court un petit quart d’heure supplémentaire pour approfondir un peu l’intrigue et certains persos aurait pas été inutile. C’est resté trop superficiel. Mais le film se suit bien, on s’ennuie pas une seconde au moins !
Gros plus pour les acteurs ! Alban Lenoir est juste génial ( comme toujours ) il m’impressionne à chaque fois !! C’était cool de voir Sébastien Lalanne en flic rock’n’roll ! La mise en scène très bien, des plans sympas, de bonnes idées, une bonne gestion de la lumière. J’ai retrouvé pas mal de chose qu’il avait déjà mis en place dans ( le super ) Goal of the Dead.
Très content de l’avoir vu, même si le film est pas exempt de défaut ça fait plaisir de voir un bon film français fait avec passion et essayant de bien faire les choses ! ça relève bien le niveau des productions actuel quand même.

Vu l’entrain de Benoit j’y suis allé hier et j’en ressors ravi. Pas un grand film loin de là, mais un bon petit film très sympa avec Alban Lenoir omniprésent mais qui assure à mort. Plaisant aussi de voir Sébastien Lalanne. Doug et Klaus quoi.

Non un bon divertissement qui lorgne autant sur du Heat que du Lethal Weapon 2. Le duo Reno/Lenoir, m’a fait penser à celui de Gibson/Glover, même si Reno est plus sombre que ce bon vieux Danny.