Ce premier Opus Humano reproduit également Arkhé, le récit de Philippe Caza qui donnera son titre à l’album. L’auteur reprend le thème de l’Arche de Noé, mais dévie complètement et se sert de ce motif pour raconter la vie et la mort d’une planète, puis de l’univers. C’est très symbolique, très beau, avec ce style détaillé aux violents contrastes de couleurs qui est celui qu’il exploitait sur les couvertures de romans pour J’Ai Lu. Et sa calligraphie est magnifique, également, parfaite pour ce récit quasi mythologique.
Ça sent aussi un peu la fumette, mais, à mes yeux en tout cas, en nettement moins mièvre et culcul que bien des productions de Moebius, qui ne parvenait pas toujours à tirer un fil narratif de ses délires visuels.