AVENGERS #1-36 (Jed MacKay / Villa, Schiti, Karami)

Aaron Kuder a été très régulier sur Avengers Forever.

Je me demande aussi si les retards de livraison ne peuvent pas jouer. Tini Howard est connue pour cela, par exemple.

C’est toujours ce qui fait marcher Romita Jr je pense. Si tu vois qu’il se sort les doigts du cul tu peux te dire que l’histoire est pas dégueu

Voila. D’où la pauvreté de la narration au sein des pages. C’est limite de l’artbook avec des pages de grandes cases qui en foutent plein les yeux. Ca fait bander le lecteur/commissioneur/collectionneur

Parfaitement.
Il faut voir aussi que le marché des planches originales s’est développé ces dernières années / décennies. Les galeristes (et quelques libraires) ont des réseaux de clients qui achètent cher. C’est de plus en plus en vogue. Mais les acheteurs aiment les grandes cases avec des costumes colorés. Et ça, ça a toujours été comme ça (j’ai pas acheté de planche originale depuis des années, mais entre la fin des années 1990 et le milieu des années 2000, j’en ai acheté quelques-unes, et ça se sentait déjà).
En gros, ce qui rapporte, qui permet à tout le monde (dessinateur, agent, galeriste…) de palper, ce sont les couvertures, les pleines pages, les cases de baston. Superman qui met une beigne à Brainiac en pleine page, ça part, avec deux ou trois zéros. Mais Clark Kent dans la rédaction du Daily Planet avec Jimmy, Lois et Perry, ça ne part pas. Le libraire ou le galeriste qui vend de la planche originale risque de refourguer ça à dix dollars, donc le dessinateur de la vendre à cinq dollars. Donc il la garde, et ça s’empile.
Des gens comme Stuart Immonen ou Yanick Paquette m’ont confirmé ce genre de chiffres, et ce qu’ils font en général, c’est qu’ils attendent un voyage en France ou en Belgique, à l’occasion de quoi ils prennent une vingtaine de planches (ou plus, selon la place) et les vendent à quarante, soixante, cent euros. Parce que les Français et les Belges, ils aiment bien la narration, les cases nombreuses, les personnages qui vivent (et moi, j’aime bien le lettrage traditionnel, je préfère une page avec les bulles que sans… même si j’en ai quelques-unes). Et sérieux, une planche de Paquette ou d’Immonen à moins de cent boules, c’est cool !
Cela explique qu’un comic book d’aujourd’hui dédie plus de pages aux aventures costumées qu’aux péripéties en civil, par rapport au ratio des décennies précédentes : parce que le dessinateur qui bosse en traditionnel sait qu’il aura plus de pages à revendre de manière satisfaisante.
Cela a un impact également sur l’écriture proprement dit. Au-delà même de l’effet artbook que relève Lord, on voit bien que les scénarios mettent l’accent sur les bastons, les scènes spectaculaires, au détriment des interactions civiles. Les héros peuvent prendre un repas, faire la vaisselle ou papoter dans le parc, ils sont en costumes colorés la plupart du temps.

Jim

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Dans cet exemple c’était pour 1 numéro. Il y a peut etre une raison sans doute personnelle sur cette petite abscence.

Chose qui ne faisait jamais avant :sweat_smile:

pas autant

Pas aussi systématique. Je ne parle pas des années 70, puisque c’est déjà l’argument que tu avais donné

Marvel le fait régulièrement sur pas mal de ses titres. C’est devenu un classique du changement de vitesse chez l’éditeur. La machine ne s’arrête jamais quitte à produire des titres de moindre qualité en attendant un projet plus prometteur.

Mais ça se voit d’autant plus que ces périodes de transition sont accompagnées par des annonces ronflantes autour des changements de numérotation. Là où, précédemment, c’était noyé dans la publication mensuelle.

Jim

Premier épisode sympa. Qui me donne l’impression de relire du Vengeurs. Bon, j’ai eu cette même impression pour le premier épisode d’Aaron, donc bon, hein…
Le maillon faible, c’est quand même le dessinateur : la scène du thé avec Wanda, purée, ça montre bien toutes les faiblesses de son dessin.
Mais autrement, c’est sympa : tout un épisode pour expliquer les choix de la constitution de l’équipe (alors que la version courte, c’est : on prend ceux qui sont à l’écran), avec cependant de bonnes explications et une caractérisation elliptique mais correcte (bon, c’est la Carol moderne, tendance bidasse, je l’aime moins que la Carol classique…).
À voir sur la longueur.

Jim

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Deuxième épisode pas con, mais décompressé : d’un côté, Kang donne son avertissement, de l’autre les Vengeurs vont effectuer quelques missions afin de prévenir des catastrophes. Le beau moment de l’épisode, c’est la séquence consacrée à Sam Wilson, qui résout un problème en aidant, à un niveau très humain.
L’ensemble est bien construit, mais ça aurait pu tenir sur dix pages. Et on est étonné que les « retrouvailles » entre Carol et Kang n’évoquent même pas le vieux ressentiment qu’elle peut éprouver à son endroit (et qui avait été abordé dans les épisodes de Kurt Busiek, crois-je me souvenir, mais c’est pas une raison…).
Bref, ça se lit en trois minutes, c’est pas mal, mais ce n’est qu’une exposition.

Jim

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17 minutes entre tes deux messages.

Donc quatorze minutes pour écrire, quoi.

(J’ai aussi lu le troisième…)

Jim

Faut pas écrire la bouche pleine.

Troisième épisode, donc, tout aussi décompressé : plusieurs villes terriennes sont attaquées par un nouveau groupe. L’équipe se scinde, si bien que l’on suit différents héros face à un des nouveaux ennemis, tandis que Black Panther et Captain America (Sam) inspecte le vaisseau, cette Cité Impossible qui flotte en orbite.
Voilà.
Un bout de séquence consacré à Kang, en convalescence, et en gros, c’est tout.
Le quatrième épisode, c’est un peu pareil : le combat continue, chaque héros est plus ou moins mis en difficulté, d’une manière cohérente par rapport à son histoire, mais ça se lit quand même très vite. Et si les personnages sont encore assez agréables à regarder, c’est pas très dense, comme dessin. De la baston, qui traîne en longueur.

Jim

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Et donc, le combat dure encore deux épisodes, les héros disent « non », et ensuite ils trouvent un moyen de vaincre les adversaires et de libérer la Cité Impossible. Voilà.
Bon, je vais me répéter, mais Marv Wolfman et Keith Pollard auraient mis deux épisodes pour raconter tout ça. Et Stan Lee et Jack Kirby, douze pages.
C’est très sympa, comme histoire, ça ressemble à une histoire des Vengeurs, mais sérieux, six épisodes, quoi. Et pas une seule séquence sur Kang dans les trois derniers. C’est ce qui s’appelle tirer à la ligne.

Jim

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Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu huit épisodes d’une série aussi vite.
Le deuxième arc, qui commence au septième épisode, montre les Vengeurs en pleine défaite et la Terre ravagée. Les observateurs noteront que les costumes renvoient à des périodes précédentes (l’époque Warbird pour Carol, les épisodes de Deodato pour Thor…) et donc on se doute qu’on assiste ici soit à un futur possible, soit à un monde parallèle, soit à…
Une astuce narrative, assez agréable d’ailleurs, nous donne la clé au milieu de l’épisode. Et c’est là qu’arrivent les ennemis de Kang vu dans les épisodes Timeless. On s’attendait à ce qu’ils jaillissent, les voilà.
Le huitième épisode prolonge la rencontre, avec les conséquences de ce qu’on a appris dans le précédent.
Tout cela est plutôt sympa, et ça fait plaisir de voir les Vengeurs opposés à un adversaire auquel ils ne sont pas habitués, mais sérieux, que c’est décompressé.

Jim

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Exactement.

Je viens de lire le 8
C est laid et vide
Ils kordeyse villa …
Pauvre nightmare