Paradoxe de parler de société patriarcale pour nommer la France de Louis XIV et celle d aujourd’hui, le monde des puritains américains et celui des new yorkais votant harris.
L époque est celle du père insupportable : on ne supporte plus le père. Il est déjà tombé de son pied d estale mais on s acharne.
Et c est donc le père obscène que l on recolte.
Faut repenser batman autrement si on veut qu il fonctionne avec un tel père.
Y’a une différence entre faire de Thomas Wayne un monstre ou quelqu’un de faillible comme tout un chacun.
C’est pas un mauvais choix de confronter les héros a la perte des illusions qu’ils ont forger de l’image de leur modèle.
C’est quelque chose qui peut arriver a tout le monde et c’est un questionnement intéressant, Batman ne cesse pas d’être un héros si la base de son combat se trouve biaisé, c’est le parcours accompli qui compte.
Disons que batman est un peu vieux pour en etre là et un peu con si tel etait son pere pour ne pas s en etre rendu compte ou ne pas l avoir déduis alors qu il est si grznd detective.
Ou, comme beaucoup de personnes, ne veut pas voir la vérité même si elle semble évidente et dans le cas de Batman tout ce qui touche ses parents tient quand même du sacré.
Mais c’est qu’un début d’arc, tout ne peut être qu’une manipulation.
A mon avis il n’y a aucun intérêt à parler de Thomas Wayne hormis le fait de n’avoir aucune idée pour faire avancer Batman. On va puiser dans le trauma initiale pour dérouter Bruce, vu que l’on a pas d’idée. Une fois de temps en temps why not, mais là je trouve que c’est trop, c’est comme l’acharnement sur Xavier, oui le mec est faillible, mais quand même, calmons nous un peu, c’est pas le type qui faute à chaque fois et il y a des gens qui n’ont pas d’aventures extra conjugales ou autres et qui sont des gens très bien.
aussi.
ça fait un moment que le sacré il a été trainé dans la boue et que comme je ne sais plus qui le disait, Batman à dépassé le trauma initial et n’est plus la chauve souris pour venger ses parents, mais parce qu’il le veut.
Oui, le super heros prend son elan à partir du père mort. Le super heros est un fils d un père mort.
Mais le père obscène celui que Freud avait nommé le père de la horde est bien autre chose. Il est surtout bien vivant, au présent.
Le pere mort entraine une certaine dimension de la loi, de l idéal ou comme tu le soulignes du sacré, tandis le père de la horde lui debouche sur tout autre chose à savoir la nécessité du meurtre du père avec par exemple le traitement que pointait ben de xavier qui ne cesse d etre tué symboliquement ou non encore et encore.
Difficile de faire tenir un idéal à partir du père obscène. Le batman millerien façon allstar correspondrait plus : un batman hors la loi, lui aussi obscène et presque sans limite.
Ou sinon on fait du super heros un père (la barbe), ce qu est aussi batman depuis un bout de temps mais alors on doit lacher toutes ces affaires de père obscène et de père mort. Mais les deux ensembles, on sent que ca ne fonctionne pas des masses.
La marche arrière est encore possible, c’est que le premier épisode mais je reste quand même curieux de voir le traitement.
La chute des modèles c’est quelque chose de plus en plus présent dans notre quotidien et c’est toujours intéressant de voir les super-héros se frotter a des problématiques de société.
C est quelque chose que l on radote surtout desormais depuis les annees 60/70. Presque soixante ans qu on bégaie sur ça sans se donner les moyens de traiter et représenter de ce qui est en jeu aujourd’hui, il me semble.
Le pere obscène, il a donné Lisbeth Salender. Ca c etait une avancée.
Dans les comics de super heros, c est surtout une redite bancale, je trouve, et fatalement timorée parce qu un vrai père obscène, ce n est pas possible sans changer profondément batman et la quasi totalité des super heros pour en faire tous des hulks.
La famille aujourd’hui est multiple, ce n est plus la figure du père qui l unit mais l enfant dans des configurations mutantes à la fois du point de vue sociologique et par l intermédiaire de l science. Alors, ressortir le père qui est un homme comme un autre ou pire et ce pour en faire le moteur de l histoire, ca me parait tres peu pertinent et tellement daté que cela en devient un pastiche de pastiche. Comme si ça se jouait encore là. Y croit on seulement ?
Ha ben pour le coup dans The Batman il y a un doute mais il n’est pas coupable de la mort du journaliste, c’est Falcone qui le fait tuer pour avoir un point de pression sur Wayne
Mais vrai ou pas ce n est pas la question, c est l.une des thématiques de l histoire : oulala le pere etait il un salaud, un homme faillible ? On tremble.
Le Riddler sort les dossiers et Reeves laisse trop de marge au spectateur pour qu’on ne questionne pas sa…moralité ( pas forcément sexuelle ). Que le Riddler déforme ou pas , même Alfred avoue que Thomas a joué avec Falcone. Et quand on pactise avec le Diable , même d’un micron de doigt , on en sort sali.
Of course il l’est. Même Bruce n’est pas parfait ( surtout Bruce en fait ) mais charger la mule, sortir du dossier pour électriser à vil prix le lecteur c’est 1° nous prendre pour des nouilles au Q.I d’une huître morte et 2° saper tout l’image de la famille Wayne, la vertu malgré l’humanité qu’ils incarnent également dans ce monde pourri en général et Gotham en particulier.
Bruce ne se bat pas pour l’honneur de la famille ( il porte une chauve-souris pas un W géant…même si un W stylisé ça peut faire une chauve-souris ) mais pour ce qu’elle représente à ses yeux et ceux des gothamites ( personne ne s’étonne qu’un Wayne finance Batman Inc. par exemple ). Si la base se pourrit, l’édifice tombe et Bruce n’a plus de raison de se costumer.
C’est dit plusieurs fois : Batman est la réponse adulte à un trauma d’enfant. Si cet enfant perd ses illusions, alors le mythe Batman s’efface. Ne restera donc que Bruce Wayne, remplissant des contrats et des subsides pour aider la ville ( ce qu’il fait hors champ : Largo Winch sans aucune aventure donc. Hâte de lire ça ).
C’est ce qu’Alfred raconte. Alfred aime croire en son employeur, même quand celui-ci se déguise en Dracula pour tabasser du truand à main nue et les handicaper à vie. Alfred a peut-être raison. Mais Thomas est allé chercher de l’aide auprès d’un parrain qui ferait chier dans son froc Michael Corleone.
Il avait le fric pour acheter le journal faute d’acheter le journaliste : c’est pas glorieux mais y a pas mort d’homme.
Alors qu’ici…
Pas sur que cela soit encore tres pertinent non plus d où les tentatives maladroites d en sortir en attaquant la figure du père.
Des got ou the wire ou encore zerozerozero ont exploré l inanité de l idéal face au reel de la drogue ou celui du trone vide. Moral ou pas moral, même combat parce que dans ces fictions ce qui est exploré c est le fait que le lien social repose sur autre chose, il se joue ailleurs, Freud dirait du côté de la pulsion.
Et ca a déjà 10 à 20 ans.
Soit le super heros mute soit il est destiné à perdre toute pertinence, rejouant inlassablement les mêmes clichés et les mêmes critiques de ces clichés (ideal/critique du père) qui n ont sont pas moins et le sens of wonder, il faudra aller le chercher ailleurs.
Chez Zdarsky ? Thomas a juste couché avec une autre femme.
Chez Taylor, il a sauvé un patient malgré les suppliques de la compagne de celui-ci de le laisser mourir, car dangereux ; et il l’a fait partir dès que ça allait mieux, sans savoir que c’était Joe Chill.
Je vois peu de salissure totale, même si je trouve le levier assez facile et lourd, surtout en même temps sur deux séries.