Il fonctionne bien avec ce design, ce personnage.
Je te rejoins. Je dirais aussi que ça manque un peu d’épique par-ci, par-là.
La conclusion sur Harvey Dent est très bien pensée. J’ai apprécié.
Et ben, j’ai dû me forcer pour finir, car j’avais vu un gros tiers l’été dernier et lâché depuis.
C’est correct en soi, mais guère plus. L’animation passe sans plus, et pâtit et du souvenir et de la réussite encore actuelle de la série Batman TAS. Les scénarios sont des polars solides mais sans brillance, sans atout réel, sans grand entrain global. Les personnages sont caractérisés de manière limitée, chacun est un archétype qui s’ouvre tout, tout légèrement.
Batman n’est pas sympathique, Bruce Wayne non plus. J’entends le concept, mais ça gêne pour l’envie de suivre. L’ouverture émotionnelle finale est bonne mais me paraît mal préparée (l’attachement à Harvey, on cherche des preuves encore). Les changements du canon ne me choquent pas, mais méritent (mériteraient ?) d’être approfondis car ils semblent être plus des gimmicks actuellement. Le choix des intrigues surprend (mettre du surnaturel ici, pourquoi pas, mais pour en faire quoi ? ce Batman ne s’ouvre guère, même après y être confronté), et tout ça manque de liant… d’âme, en fait.
Je n’ai pas passé un mauvais moment, mais pas un bon non plus, pas pleinement en tout cas. Et je n’ai pas une vraie envie d’en voir plus, en l’état, ce qui est assez terrible pour le Batfan que je suis.
Ah ouais ? Je pensais même pas qu’ils feraient une suite.
Bon, c’était sympatoche mais l’impression d’avoir une resucée un peu faiblarde de ce qui a déjà été fait avec genie, et le manque de courage scénaristique (de la part de Brubaker, Rucka et poto, ça fait mal), font que ça reste gentiment anecdotique.
S2E1 : Entame classique qui permet surtout de replonger dans l’atmosphère de la série en se concentrant sur le procès de Rupert Thorne. On est dans la continuité de la première saison, les petits soucis visuels sont toujours présents mais les scènes d’action restent solides même si l’issue est sans surprises. La série continue également de réinventer les adversaires de Batman et j’attends d’en voir un peu plus pour voir si ces changements tiennent sur la durée. Il y a un petit côté sympa sans plus avec ce premier épisode mais la dernière scène et l’aperçu complet de la saison annoncent des temps mouvementés pour Gotham donc à voir…
S2E2 : Les aspects « rétro » de la série (dans les unités de lieu, de temps, l’ambiance à la film noir) sont bien employés dans la réinvention du personnage de Roxy Rocket qui a l’air cette fois de sortir tout droit d’un serial des années 40, la référence la plus évidente étant King of the Rocket Men (le genre de clin d’oeil qui me plaît beaucoup). Pour l’intrigue, elle est rondement menée tout en n’échappant pas à un air de déjà vu. Ca se laisse agréablement regarder mais ça manque quand même de punch…
S2E3 : Pour approcher l’homme de main de Rupert Thorne arrêté dans le premier épisode, Batman passe presque tout l’épisode en prison sous l’identité de Matches Malone. Au fil des jours et des attaques contre eux, les deux hommes développent ce qui s’apparente à une histoire d’amitié, chose rare pour le Batman froid et renfermé de cette série. L’idée n’est pas mauvaise, mais cela donne quand même un épisode un peu lent, entre deux éclairs de violence d’un Homme-Mystère qui ressemble plus à un truand psychopathe à la Richard Widmark dans Le Carrefour de la Mort qu’à l’habituel maître des énigmes…
Oui, c’est pas fou. Batman est logiquement plus chaleureux avec un Alfred plus impliqué, suite à la fin de la première saison, et il est intéressant de voir que Rupert Thorne peut zigzaguer entre les actions judiciaires même quand tout est réuni contre lui, avec en parallèle une action plus fluide et des menaces diversifiées. J’aime bien le fil rouge du super-vilain qui s’installe.
Mais… c’est pas fou. C’est assez lent, c’est un peu poseur, c’est un peu forcé toujours dans les différences avec Batman TAS (le lien Batman / Gordon qui met un temps très, très long à se construire pour se différencier). Ce Batman froid a du sens mais le suivre n’est pas fun. L’animation est correcte mais pas marquante. Et les changements sur les personnages (Mad Hatter transformé en chroniqueuse people TV, Riddler transformé en criminel cultivé et violent) ne me convainquent pas au-delà de la surprise initiale.
Je vais continuer mais je ne sais pas si l’essai vaudra une troisième saison.
S2E4 : Après quelques apparitions, je ne peux pas dire que je sois totalement convaincu par cette nouvelle version de Tetch. C’est une façon différente d’exercer une sorte de contrôle sur les gens, par le pouvoir des mots et des images mais elle m’ennuie autant qu’un présentateur de talk-show de Fox News…c’était peut-être l’effet recherché, cela dit. Malgré cela, j’ai bien aimé l’intrigue de ce quatrième épisode, après un troisième un peu mollasson. Crimes violents, secte, manipulation par un gourou bien détestable, une bonne façon d’amener le nom de Barbatos dans le contexte du dessin animé tout en livrant une réactualisation (encore une) d’un des plus vieux ennemis de Bats.
S2E5 : Le cinquième épisode continue l’une des intrigues de la première saison, celle impliquant Jim Corrigan et Barbara Gordon. Et c’est celui que j’ai préféré pour le moment, notamment pour son atmosphère sombre et assez triste et son portrait d’une âme errante en quête de rédemption, ce qui est très bien retranscrit par le scénario de J.M. De Matteis (je savais qu’il faisait partie de l’équipe d’auteurs de cette saison et çà ne m’étonne pas que ce soit sur celui-là). Il s’est visiblement inspiré du très bon Le Mort qui marche avec Boris Karloff et c’est une référence zombiesque qui correspond bien à cette version du Spectre plus ancrée dans le cinéma horrifique de l’époque…
S2E6 : Le vilain de cet épisode est l’Epouvantail et si les scènes d’hallucinations sont plutôt efficaces, j’ai trouvé que le scénario emprunte des chemins un peu trop détournés pour instaurer un mystère autour de son identité (vu que la série aime bien retravailler les grands méchants) et tout cela pour un final qui manque tout de même de surprise (même si j’ai bien aimé la réaction de Batman). Le scénario ajoute aussi de l’émotion dans le parcours de Montoya mais là aussi je me dis qu’il aurait fallu mieux développer la situation au fil des épisodes pour que la dernière scène soit encore plus touchante…
Oui, la personnage qui revient ici « juste pour ça » paraît un peu gâchée.
S2E7 : Avec Rose & Thorn, les auteurs ont cette fois-ci pioché dans le catalogue des personnages très secondaires de DC Comics. Dommage qu’après une bonne entame (et son élément déclencheur tragique), l’épisode s’enlise avec son rythme mollasson. Je me suis un chouïa ennuyé avant un final sanglant (il n’aura pas duré longtemps ce Nygma pas vraiment doué pour les énigmes…mais c’est pour laisser la place au Joker qui va se déchaîner dans les deux derniers épisodes)…
S2E8 : Un épisode un peu étrange, qui passe d’un ton à l’autre, entre la légèreté apportée par Carrie Kelley et le côté un peu horrifique des créations de Mr Zero (la version Mr Freeze de la série). Un peu déséquilibré mais il y a des choses qui fonctionnent bien comme les références au Grey Ghost…après je pense aussi que c’est un moyen pour les scénaristes de montrer pourquoi le Batman de cette série animée n’a pas de place pour un(e) Robin…
J’ai eu peur qu’on ait Poison Ivy mais j’ai apprécié le choix de Rose & Thorn, qui fonctionne bien dans cet univers. Je suis presque soulagé de la disparition de Nygma, tant j’y voyais une adaptation « bête et méchante ».
Mais bon, à force de vouloir travailler l’ombre du Joker, ses adaptations finales deviennent un gimmick facile.







