Je remets ce que j’en disais dans mon billet sur le deuxième film :
Il a souvent été dit que Batman était presque un personnage secondaire par rapport aux trois vilains du film. Pour ma part, je ne trouve pas ça juste. L’économie de paroles (voulue par Michael Keaton lui-même) fonctionne et le combat intérieur d’un homme pétri de doutes prend forme de manière différente à l’écran car ses adversaires représentent chacun une sorte de « miroir déformé » de la personnalité de cette version de Bruce Wayne. Le jeu de Michael Keaton est subtil et il n’a pas besoin de dialogues un peu trop démonstratifs (comme dans certains passages du premier Batman ) pour exprimer ce qu’il éprouve. Et pour en revenir aux images fortes, sa première apparition est magnifiquement mis en scène.
Le scénariste de « Batman Returns », l’excellent Daniel Waters, avait écrit des tartines de dialogue pour Batman, dont il était très fier, et avait un peu tiré la tronche quand Keaton les avait passés en revue pour lui dire : ça, Batman le dirait jamais, ça c’est de trop, etc.
Et avec le recul, il est le premier à admettre que c’était Keaton qui avait raison. Moi aussi je préfère un Batman un peu taiseux… y compris version papier, d’ailleurs.
Qui peuvent être vu comme une relecture 90’s de la série tv des 60’s (en particulier le second puisque Batman Forever a encore le cul entre deux chaises).