Cela dis tu remarqueras que c’est très peu mis en avant dans les bandes-annonces et la promotion. Comme si on mettait cet aspect de coté pour, justement, ne pas plomber les entrées.
(bon de retour au taf et c’est en effet le film qui fait le plus d’entrée sur les deux premières semaines de sa sortie. Cette semaine c’est Le fil par contre)
Grosso modo on estime qu’un film A&E fait 20% de ses entrées à Paris
Après le ratio Paris/Province est différent selon les films. Une comédie française avec Bourdon par exemple c’est en province que ca cartonne. Et puis « province » c’est fourre-tout. Entre une salle comme la notre en plein centre ville (et avec l’histoire qu’on a), un multiplexe dans la banlieue de Lyon, une salle de cinéma à Chateau-Chinon ou la salle communale c’est pas les mêmes choses.
Ma remarque était une petite boutade.
Cela dit, en cherchant un peu, j’ai découvert que les cinémobiles n’existaient qu’en région Centre-Val-de-Loire. Surprenant.
Ha oui ? Tiens il me semblait qu’il y en avait ailleurs
Tu es tombé sur Ciné-off en recherchant ? C’est mes voisins, ils font un travail fantastique dans plein de salle ou pour des séances en plein air avec une programmation hyper-varié. Des collègues projectionnistes ont débuté chez eux et ont acquiers une sacré expérience vu toutes les merdes qui peuvent tomber et qu’il faut gérer.
C’est vrai que ce n’était pas un aspect mis en avant dans la bande-annonce, évidemment à dessein; j’avais tilté en la voyant souvent en avant-séance.
Très étonnant Le procès du chien, qui démarre avec cette situation absurde ayant les atours d’une comédie surréaliste pour progressivement dépeindre une sorte de prisme instantané de notre société: l’altérité de notre rapport aux animaux, les violences faites aux femmes, le populisme par le biais de cette loupe grossissante qu’est un procès dans le débat public (et le film ne tape pas à côté quand on voit comment la sphère publique se saisit du procès en cours à Avignon). Grande sensibilité dans l’écriture aussi, qui ménage des changements de tons opportuns avec une voix off à propos pour témoigner des questionnements qui tiraillent Avril. Et une distribution qui s’en donne à coeur joie pour des rôles dépeints avec sensibilité. Actrice délicieusement insaisissable Laetitia Dosch, jamais là où on pourrait l’attendre comme son récent rôle dans Le roman de Jim.
A son image de Thierry de Peretti, Dahomey et Les graines du figuier sauvage de Mohammad Rasoulof sont marquants aussi dans les sorties récentes.
Non, c’est juste que Monte-Cristo est devenu un phénomène au box office comme on en voit rarement et continue d’attirer des gens, parce que très largement diffusé en multiplexes (où la diversité n’est pas vraiment un critère de programmation, à l’exception des complexes des grandes villes qui braconnent aussi sur le cinéma indépendant) en lieu et place d’autres films.
Des excellents films, il en sort beaucoup: Le procès du chien, Les graines du figuier sauvage, Look back, A son image, Dahomey, Ma vie ma gueule et récemment dans ce que je n’ai pas encore vu, Viêt and Nam, The outrun, Les belles créatures, All we imagine as light, les rétrospectives dédiées à Chantal Akerman et Jacques Rozier.