C’est possible, et le temps à peut être augmenté le capital sympathie du couple Warren. Comme Lord, je pourrais voir ce film parce que j’aime ces personnages (et surtout les acteurs).
Et oui, l’horreur au cinéma (quelque soit sa qualité) est un genre qui ne peut pas mourir en salle. C’est recherché. À différents degrés (celles et ceux qui veulent juste sursauter et rentrer chez eux sans se poser de questions, et ceux qui veulent être dérangés, avoir un sentiment d’insécurité, et de cogiter après… en se disant que finalement, la vie pourrait être pire
Tous les genres ne proposent pas ce ressenti, ce partage collectif en salle, qui repose souvent sur des émotions assez primaires.
Tu oublie que Conjuring est le film central d’une multitude de film dont le dernier est sorti il y a à peine deux ans
Pas faux. Cela même si, officieusement, on sait que ce n’est pas le cas. Mais oui le caractère « c’est le dernier des derniers avant le prochain » semble toujours fonctionné.
Oui. Je crois qu’une des très grande force de la série Conjuring c’est l’attachement qu’on a avec le couple Warren et le duo Vera Farmiga/Patrick Wilson.
Comme Lord, je pourrais voir ce film parce que j’aime ces personnages (et surtout les acteurs)
Il est dommage que le caractère « final » ne s’accompagne pas du retour de James Wan qui est quand même la raison de la grande qualité des deux premiers films.
Pourtant on revient de loin. Les années 80/90 c’est pas jojo en terme de proposition et d’exploitation au ciné. Il faudrait du recul mais je me dis qu’actuellement on est dans une belle période qui, il me semble, est du à l’excellente réputation et succès au BO des productions A24, ça a lancé tout une vague de projet différent, plus varié et avec une telle quantité (parce qu’il faut nourrir aussi la bête SVOD) qu’il y a forcément de la pépite. Mais je suis quand même épaté de prendre beaucoup de plaisir à plein de film d’horreur au ciné en y trouvant beaucoup de matière et beaucoup d’audace comme j’en avais pas vu depuis très longtemps.
Je pense qu’il faut voir qu’il y a les grands genres universelle qui fonctionneront toujours : l’horreur, la comédie, le drame, l’aventure mais que c’est en dessous qu’on constate des fluctuations.
Oui, mais ce sont des spin-offs. La « marque » Conjuring n’est pas vraiment réapparue depuis 2021, pas clairement avec les marqueurs du titre, des acteurs, de la saga Warren.
Le succès de Freddy (le 3 et surtout le 4), avec cette idée de se diriger vers de l’horreur fun, graphique, permettant de développer les effets spéciaux où émergeront de grands noms de la profession. Mais des films comme Re Animator, Evil Dead 2, Massacre à la Tronçonneuse 2, The Blob ne cherchent pas à être des films d’horreur viscéral.
Les 90’s, c’est le Slasher pour bobo avec Scream et tous ses clones. En salles, c’est un carton, parce que le film d’horreur est fortement lié à un contexte social. Les années 2000, c’est plus diversifié, pour moi en tout cas, tu as Shyalaman d’un côté, Wolf Creek et The Devil’s Rejects de l’autre, pour le grand public, c’est Saw et le gore “sérieux”(initié par Seven?), le found foutage et les productions Blumhouse. C’est cyclique, avec des codes développés très rapidement, qui se répondent, qui saisissent l’ère du temps, qui évolue très rapidement. C’ets assez fascinant à observer parce que c’est assez riche. Tu peux avoir des bouses comme Five Nights at Freddy’s, et du When Evil Lurks …Il y a en a pour tous les gouts dans un genre qui ne dépend pas que de son budget en fait (contrairement aux blockbusters qui ne font que communiquer sur leur budget en créant au final de la suscipssion/frustration parce que le résultat à l’écran ne voit pas cette “investissement promis”)
Bizarrement, j’en viens aussi à regarder plus de films estampillés horreur alors que c’est pas ma tasse de thé à la base. Ou disons plutôt que je suis assez difficile sur ce genre dès qu’on entre en terrain anglo-saxon. Pour un Smile 2 anxiogène avec avec son héroïne piégée dans une spirale cauchemardesque, pas mal d’expériences déplaisantes (Together de Michael Shanks, c’est poubelle) ou pas entièrement abouties (Weapons, Bring her back). Mais il y a une variété indéniable, qui fait que même un rétif comme moi face à des productions comme Conjuring peut de temps à autre trouver chaussure à son pied.
Tout à fait, et plus prosaïquement, ce sont des productions dont les coûts de fabrication restent maîtrisés au fil du temps. Même si l’inflation générale dans le cinéma hollywoodien touche aussi le cinéma horrifique (Weapons à 38 millions, c’est pas rien), les budgets bien dotés demeurent suffisamment limités pour que la capacité de ce genre de films à se rembourser et faire des bénéfices perdure au fil des années. On peut même dire qu’elle s’est accrue par rapport aux capacités élargies de diffusion en salles et aux multiples possibilités de communication pour fédérer des publics différents.
Oui totalement d’accord j’avais pas pensé à la question de la rentabilité mais elle est indéniable. Le genre horrifique est un genre qui coute au final peu tout en étant capable de rapporté gros.
Les années 90 en terme de cinéma horrifique c’est comme pour les comics. La première partie c’est le néant. Merci X-Files alors parce que pour l’amateur il n’y avait rien à croquer. Ensuite le succès de Scream et du Projet Blair Witch ont relancé la machine de manière indéniable et incroyable quoiqu’on pense de ces films.
S’il y a eu production de déclinaisons animées en séries et maintenant en plusieurs films qui attirent de nombreux spectateurs, c’est qu’il y avait déjà un public conséquent qui a fait du manga un phénomène éditorial à la base. Et l’effet bénéfique qu’offre la porosité crossmedia se vérifie souvent en ce qui concerne les adaptations de shonen mangas à succès; l’effet d’entraînement des adaptations animées attire de nouveaux lecteurs vers l’oeuvre papier.
En cette matinée grisante où, de la position privilégiée que j’occupais, j’entendais le chant des oiseaux précéder les bruits de la ville, je songeais à tout ce qu’il m’avait fallu de chance, d’audace et, oserais-je le dire, d’ingéniosité pour en arriver là où mon imagination, pourtant très ambitieuse, n’aurait jamais su me porter seule.
Suivent Gabby et la maison magique : Le film (159 436 spectateurs / 1ère semaine) et Un simple accident (124 962 spectateurs / 346 705 entrés cumulées / 2ème semaine)