Comédie dramatique
Long métrage américain
Réalisé par Clint Eastwood
Scénarisé par Dennis Hackin
Avec Clint Eastwood, Sondra Locke, Scatman Crothers, Geoffrey Lewis, Dan Vadis…
Année de production : 1980
Everybody loves cowboys and clowns
You’re everybody’s hero for just a little while
But when the goodbye are said and the spot light goes dead
There’s no one left to cares to hang around to love the cowboys and clowns
Dans Bronco Billy, le septième long métrage réalisé par Clint Eastwood, la vérité se trouve dans les petits moments. Lorsque Antoinette Lily (campée par Sondra Locke, partenaire de Clint à la vie et à l’écran depuis l’excellent Josey Wales hors-la-loi…une relation qui s’est très mal terminée) le presse de questions, Bronco Billy McCoy, propriétaire d’un modeste cirque ambulant inspiré par les vieux Wild West Shows itinérants, lui répond simplement qu’il est celui qu’il veut être.
Quelques mots qui résument parfaitement le personnage. Bronco Billy vit dans un monde fantasmé, un Ouest de fiction qui lui permet d’oublier un passé morne et une erreur qui l’a envoyé en prison. C’est là qu’il a rencontré la plupart des membres de son futur spectacle, des paumés qui se sont également réinventés en le suivant. Parmi ces losers magnifiques, il y a Scatman Crothers en « Monsieur Loyal » (il sortait du tournage du Shining de Kubrick, tout heureux des méthodes de Clint qui ne l’obligeait pas à répéter des centaines de fois la même scène), Bill McKinney (déjà présent dans L’Epreuve de Force et Doux, dur et dingue) en homme à tout faire manchot, Sam Bottoms en jeune as du lasso et Dan Vadis (ancien Hercule et Maciste) en indien charmeur de serpents.
La vie de Bronco Billy va être bouleversée par l’arrivée d’Antoinette Lily, une riche héritière plaquée dans un trou perdu par son escroc de mari (Geoffrey Lewis, autre acteur fétiche du grand Clint) et qui se retrouve contrainte de côtoyer ces saltimbanques pour rejoindre une grande ville. Elle va finir par s’attacher à cette équipe même si son tempérament crée des étincelles avec celui de Billy. Cet affrontement de deux êtres est au centre d’interactions croustillantes, autour de l’argent, du comportement de Billy avec les femmes, du caractère hautain de Lily qui cache ses incertitudes…
Le scénario de Dennis Hackin (qui reste le sommet d’une très courte carrière) dose habilement légèreté et drame, avec un beau travail de caractérisation rendant les protagonistes sympathiques, avec leurs qualités et leurs défauts. Tout comme la romance, l’humour fonctionne très bien (je pense notamment à la savoureuse scène de l’attaque ratée du train) et les instants plus dramatiques servent parfaitement le propos (le face-à-face entre Bronco Billy et le shérif d’une petite bourgade, dans lequel le héros-titre doit ravaler son orgueil pour libérer un membre de sa petite famille, fait partie des moments forts du métrage).
Bronco Billy reste l’un des mes films préférés de la filmographie de Clint Eastwood. Comme les résultats au box-office furent rentables mais modestes, il a ensuite enchaîné avec deux films plus « commerciaux » (Ca va cogner et Firefox, l’Arme Absolue) avant de revenir à un projet qui lui tenait plus à coeur, le magnifique Honkytonk Man (un autre de mes chouchous).







