Palier 150 atteint.
Palier 175 dépassé.
Palier 200 dépassé.
Palier 225 atteint.
Dernière semaine
(238%)
Dernier week-end
(263%)
Dernier jour
(269%)
Punaise, c’est terriblement efficace.
Alors Ginevra a bien résumé le contenu du bouquin, et je ne connais pas le bouquin originel, mais y a un côté percutant et sans concession assez fort … et jusqu’au bout. Donc la fin est du même tonneau que l’ambiance du récit, où le polar n’est finalement que l’emballage de tout le discours politique qui tourne autour grâce à cet environnement futuriste.
Je ne voudrais pas comparer à Soleil Vert, puisque le propos et les sujets ne sont pas les mêmes, que le film est tellement une référence que ce serait faire une comparaison qui n’aurait pas lieu et qui pourrait desservir le bouquin pour les lecteurs qui auraient cela en tête, mais je trouve qu’il y a un traitement de l’humain et de sa condition qui ne me semble pas si éloigné (de ce que je me souviens).
J’en ressors avec un léger sentiment de frustration, mais dans le bon sens du terme, parce que j’en voulais plus, l’univers m’intéresse. Car pour autant, l’impact de cette fin est tellement fort et brutal que ça ne fait que servir encore plus le propos du bouquin, qui ne souffre pas de délayage (mais s’ils ont l’idée de faire une suite non-officielle de ce récit de Pierre Siniac, à l’instar de ce qui se fait pour Blade Runner, je ne serais pas contre)
Le dessin en noir et blanc est effectivement très adéquat, et sert d’autant plus l’histoire, car, pour ceux qui servent la loi, c’est blanc ou noir. Il n’y a pas de zone grisée pour le propos du récit. Et puis Boris Beuzelin rend de superbes planches, avec de belles trombines.
L’album est enrichi d’un making of, et notamment des premières pages de la première version pensée par Beuzelin, avant qu’Oppel participe à la co-écriture. Je trouve cette arrière-boutique très intéressante à observer.
(Cette couverture
d’Aurélien Police, le bien nommé pour cet album)
A St Malo, j’ai découvert l’édition « normale ». Couverture souple, bouquin assez petit finalement, qui tient bien en main. J’aime bien.
Et puis, j’ai pu discuter avec Boris Beuzelin, qui m’a raconté un peu le contenu du bouquin originel de Pierre Siniac, sa construction très particulière, en petites scènes qui ne sont pas forcément liées entre elles. Et je dois dire que ça correspond assez bien, et que leur apport, pour donner un peu de lien et un fil rouge plus conséquent que dans le livre, sert encore plus le récit. Donc ça me semble plutôt respectueux, ouais.

