CHARLOT ET LE MANNEQUIN (Charlie Chaplin & Mabel Normand)

Comédie
Court-métrage américain
Ecrit et réalisé par Charlie Chaplin et Mabel Normand
Avec Charlie Chaplin, Mabel Normand, Mack Swain…
Titre original : Mabel’s married life
Année de production : 1914

Au début des années 1910, Charlie Chaplin était déjà une star du music-hall britannique alors qu’il n’était âgé que d’une vingtaine d’années. C’est pendant une grande tournée en Amérique en 1913 qu’il se fait remarquer par la New York Motion Picture Company qui souhaite l’engager pour intégrer le studio Keystone de Mack Sennett, pionner de la comédie U.S. avec plus de 300 (!) réalisations et plus de 1100 (!!) productions à son actif. Chaplin n’était de son aveu pas très impressionné par les comédies de Keystone mais il était surtout très intéressé par ce changement de carrière et la possibilité de toucher un nouveau public.

Le passage de Charlie Chaplin chez Keystone n’a duré qu’un an…une année qui fit de lui une star mondiale car il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les responsables de salles réclament des « films Charlot ». En 1914, Chaplin fut au générique d’une trentaine de petits films, réalisés au rythme d’un par semaine. Il a créé son personnage du tramp, le petit clochard, dès son deuxième (Charlot est content de lui), mais il a mis un peu de temps à l’imposer et à le développer.

Dans Mabel’s Married Life (Mabel Normand était la vedette féminine de Keystone et elle était souvent en désaccord avec sa co-star), Charlie joue le mari de Mabel. Alors que les deux sont en promenade dans un parc, Mabel est accosté par un gros lourdaud. Charlot n’est pas de taille contre lui et il part noyer sa déception dans l’alcool. En colère, Mabel décide d’acheter un mannequin d’entraînement à la boxe pour que son mari apprenne à se défendre seul. Mais Charlot revient complètement bourré et il confond le pantin avec l’individu du parc…

Charlot et le Mannequin n’est pas vraiment le meilleur court de la période Keystone de Chaplin, loin de là. La caméra est statique, la première partie est trop décousue et ne repose que sur des gesticulations pas très drôles. Les choses s’améliorent dans les dernières minutes lorsque Chaplin utilise enfin son art du pantomime face au mannequin de boxe. C’est certes très léger mais au moins cette opposition m’a fait sourire après un début bien laborieux.

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Charlot par Colin Lawler :