Dans un futur proche où les États-Unis sont au bord de l’effondrement et où des journalistes embarqués courent pour raconter la plus grande histoire de leur vie : La fin de l’Amérique telle que nous la connaissons.
Science-fiction/action Long métrage américain Ecrit et réalisé par Alex Garland Avec Kirsten Dunst, Nick Offerman, Wagner Moura, Stephen McKinley Henderson… Année de production : 2024 Date de sortie française non communiquée
On parle du mec qui vient de se faire bannir de New-York en business et qui doit 350 millions de plus au 400 millions qu’il devait déjà et viens de se mettre à faire des basket ?
C est en fait presque intimiste dans un sens. En tout cas c est du garland. Beaucoup aimé film tres immersif… assez dur avec des moments de quietudes et de pure reverie graphique… tres stylisé et evitant d en dire beaucoup ce qui semble lui valoir tous lew maux.
Moi j ai adoré…
Un film total qui utilise ausdi beau oup le bruit comme nolan (que j adore aussi)
En dépit de son titre et de la bande annonce, ce n’est pas un film sur la guerre civile, qui est reléguée au second plan, au statut de décor (ou presque : les enjeux viennent de là et motivent le parcours des personnages).
Non, c’est plutôt un film sur le journalisme : le vrai sujet, au premier degré, c’est ça. Qu’est-ce que cela veut dire d’être journaliste, d’être photographe, de rapporter la guerre et le front ?
Tout dans le film conduit à s’interroger sur la notion de regard, et par là de transmission. Avec un travail assez élégant sur l’insertion du cliché dans la narration, dans la « vision ».
En cela, au deuxième, troisième ou énième degré, ça concentre et synthétise un des thèmes récurrents de Garland, à savoir que les apparences sont trompeuses. Les faits, les lieux et surtout les personnages ne sont pas ni ce qu’ils paraissent ni ce qu’ils affirment être. Ça fait écho au parcours des différents protagonistes (dont une initiation, bien entendu), et comme c’est très bien joué (Kirsten Dunst, impeccable : les autres acteurs me disent quelque chose mais leurs noms, rien, et quelque part c’est vachement bien de ne pas être porté par des a priori).
Tout ça mélangé dresse le portrait d’une société en pleine décomposition (l’idée forte, c’est de commencer à un moment où cette guerre civile s’achemine soit vers une conclusion soit vers un tournant, mais elle est déjà bien avancée…) qui nous renvoie à notre vision personnelle de ce qu’est la politique, de ce que doit être une démocratie. C’est suffisamment bien écrit pour que les dialogues, au fil du récit, nous fassent comprendre que cette « sécession » n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire, que les méchants ne sont peut-être pas ceux qu’on croit. Bien joué. On a droit à des moments clés susceptibles de générer des avis tranchés, et le film nous renvoie à nos idées préconçues. La fin, à ce titre, est percutante.
Le style, le son, notre Mallrat national en a déjà parlé. Garland prend le temps de cadrer des fleurs des champs et de s’y attarder, toujours avec une idée en tête.
Peut-être le premier film de Garland avec lequel je me sente en résonance, et j’ai été embarqué par la proposition.