DAREDEVIL (Saisons 1-3)

le plan du caid c’est rosebud en fait.

avant on aurait gagné des no prize si on avait trouvé une explication sur comment il voulait changer le quartier en mieux en en exacerbant la criminalité !

« je veux aller sur la lune »

« oui mais là tu pèle des carottes »

« t occupe j’ai un plan »

huuummmm !

Le Caïd, marqué par la violence de son père et son échec politique, a grandi dans l’idée que seuls les plus forts et les plus violents survivent, et que seule la brutalité extrême permet de parvenir à ses fins.
Le Caïd, qui aime sa ville, mais surtout son quartier, veut que ces derniers changent et s’améliorent. Mais même avec une fortune colossale, qu’il n’a pas forcément, il ne pourra pas éradiquer tout crime et tout danger ; il sait que ce n’est pas aussi facile.
Le Caïd, donc, décide de s’immerger dans le monde du crime, pour le contrôler et ainsi limiter son domaine de nuisance. Comme j’ai vu la série, Wilson Fisk n’agit que depuis moins d’un ou deux ans, il est le Caïd mais pas depuis si longtemps. Il a monté un petit empire plutôt simple, pour gagner de l’argent : il s’est allié aux Chinois, pour la production d’héroïne ; aux Japonais, pour l’apport de matière première via les docks ; aux Russes, pour le transport interne ; et à Leland, pour tenir la comptabilité générale et avoir un oeil sur tout.
S’il fait ça, c’est 1) pour accumuler l’argent nécessaire au rachat des bâtiments de Hell’s Kitchen pour les raser et/ou les refaire pour que l’impression de misère disparaisse 2) maîtriser le réseau criminel local. S’il souhaite racheter Hell’s Kitchen pour en faire un nouveau monde, il sait que le crime ne disparaîtra pas directement ; du coup, à s’associer avec les criminels, il les découvre, les connaît et pourra ensuite les doubler pour tout faire lui-même. Et ainsi limiter la nuisance criminelle à certaines activités et certains endroits.

Au fond, c’est un mode de réflexion proche d’une vision romancée de la « vieille » Mafia, celle où certains grands patrons ne voulaient pas toucher aux enfants ou à la drogue (même si Fisk s’en fiche de la drogue, il tique plus sur le commerce humain même s’il le laisse faire pendant un temps).
S’associer au crime pour avoir assez de fonds pour racheter et refaire le quartier ; s’associer au crime pour le contrôler et le limiter.

En tout cas, c’est comme ça que j’ai compris son plan, finalement très naïf, mais cohérent avec la vision assez utopiste qu’a le personnage de son rôle dans la ville (Wilson Fisk reste à mon sens un gamin déconnecté de la réalité).

[quote=« Lord-of-babylon »]un méchant qu’il l’est parce que son papa était pas gentil, qui n’arrive pas à tenir son empire dès qu’il est maqué et qui se fait avoir comme un bleu-bite par Leland, tu trouve vraiment que c’est un grand portrait ?
[/quote]

Tel que tu le décris (et tu le décris bien), ça en fait un reflet de Murdock. Traumatisme d’enfance et faiblesse devant les femmes. Ça rend l’écriture du truc encore plus pertinente, je trouve. Et encore plus marvelienne : le méchant comme double du héros, qui a mal tourné alors qu’il part avec les mêmes bases. Je trouve ça intéressant.

Jim

vous la defendez bien cette série.

si vous ecrivez les scénar de la prochaine saison, ca me va

Bang !

Je commence la deuxième saison de Daredevil. Je passe le premier épisode introductif qui n’a vraiment d’intérêt que pour sa conclusion. Une première rencontre entre Daredevil et le Punisher, si tôt, c’est déjà une bonne surprise. C’est un peu une manière pour les producteurs de clamer qu’ils ne vont pas faire monter la sauce patiemment comme l’année dernière.
Moi qui a été très vite refroidi par la première saison (la faute à ce manche de Steven DeKnight) et, ce, malgré les deux premiers épisodes que je trouve très efficaces dans leur sobriété, c’est déjà un aveu de confiance.

Mais ce deuxième épisode, il dépouille pas mal les appréhensions que je pouvais avoir l’année dernière. Déjà, ça parle avocat, il y a du jargon, du blabla d’encravatés, on passe des accords, bref, on s’intéresse enfin à la vie au jour le jour de nos protagonistes. Pire, Foggy, ce grand incapable, se révèle être un avocat coriace, un mec qui a la dent dure. Les personnages gagnent en épaisseur, c’est déjà ça de gagné.

Ensuite, on s’attaque directement au pouvoir de Matt Murdock, et donc à son coté faillible. Je ne vais pas révéler la scène en question ici, mais il y a un joli passage qui vaut le coup d’œil. Il prouve que la série compte pousser le personnage dans ses retranchements. C’est pas un mal.

Il y a aussi une scène assez formidable du Punisher qui résume sa croisade sans mot dit. Il entre dans un petit bouge tenu par un nazi qui rachète apparemment le contenu de sacs volés contre de la drogue Jusqu’ici, le Punisher n’en a cure. En tout cas jusqu’à ce que le gars lui propose du porno pédophile après avoir insisté lourdement. Il se retourne. Attrape une batte de baseball et…

Je ne suis pas un grand fan de l’acteur Jon Berthal. Il fait la gueule. Il roule des mécaniques. Je ne l’ai jamais trouvé très intéressant, personnellement. Mais force est de constater que le rôle du Punisher semble taillé pour lui. Il offre une belle démarche au personnage, mi-soldat, mi-éclopé rouillé.
Il faut noter aussi qu’on a affaire à un Punisher très violent, peut être même plus que dans les comics. Le genre de mec qui pend des mexicains sur les crochets d’un boucher, juste pour le plaisir. Un poil malsain.

Pour finir, la série gagne en dynamisme. On a un univers qui se crée et s’auto-alimente. On retrouve, par exemple, l’excellent Melvin Potter lorsqu’il s’agit de retravailler le costume ; le jeune policier dont le nom m’échappe pour les affaires officielles ; ou Turk pour les informations en sous-main. C’est pas mal, ça offre une cohésion, un univers à part entière.

Un univers qui fait d’ailleurs moins appel aux lumières artificielles (en tout cas en plein jour), ce qui atténue un peu cette atmosphère exagérée de « film noir » (ainsi que les laideur de certains personnages).

C’est toujours pas une série de haute volée, les combats sont pas toujours bien réglés, mais on voit bien que les nouveaux showrunners tentent de faire bouger les choses. C’est rapide (deux épisodes, deux rencontres Punisher/Daredevil), avec plein de petites saynètes bien senties. Reste plus qu’à surprendre (une relation entre certains policiers et le Punisher ?) et à ne pas trop se répéter.

Je le dis depuis au moins quatre ans : "le problème des séries Netflix, c’est qu’ils peaufinent leur lancement au détail près sans se soucier de la suite".

Encore une fois ?

Cette fois, il y a Marvel et Disney dans l’équation.
Il y a des challenges qui valent le coup d’être relevés. Donc, pas surpris que Netflix fasse le job vu les possibilités de développement qui vont avec la série-mère du MUTV.

pareil pour les deux premiers episodes de la saison 2.

j’aurais juste un petit bémol sur les capacités de combat de dd nettement moins imposantes que dans le comics et comme visiblement dans le monde de la serie tout le monde peut se prendre trente six patates et etre encore debout forcément ça amenuise encore davantage la prestance de matt.

et karen qui a des choses à se reprocher ? elle a déjà réalisé son autre et xsitante carrière ?

[quote=« BenWawe »]Le Caïd, marqué par la violence de son père et son échec politique, a grandi dans l’idée que seuls les plus forts et les plus violents survivent, et que seule la brutalité extrême permet de parvenir à ses fins.
Le Caïd, qui aime sa ville, mais surtout son quartier, veut que ces derniers changent et s’améliorent. Mais même avec une fortune colossale, qu’il n’a pas forcément, il ne pourra pas éradiquer tout crime et tout danger ; il sait que ce n’est pas aussi facile.
Le Caïd, donc, décide de s’immerger dans le monde du crime, pour le contrôler et ainsi limiter son domaine de nuisance. Comme j’ai vu la série, Wilson Fisk n’agit que depuis moins d’un ou deux ans, il est le Caïd mais pas depuis si longtemps. Il a monté un petit empire plutôt simple, pour gagner de l’argent : il s’est allié aux Chinois, pour la production d’héroïne ; aux Japonais, pour l’apport de matière première via les docks ; aux Russes, pour le transport interne ; et à Leland, pour tenir la comptabilité générale et avoir un oeil sur tout.
S’il fait ça, c’est 1) pour accumuler l’argent nécessaire au rachat des bâtiments de Hell’s Kitchen pour les raser et/ou les refaire pour que l’impression de misère disparaisse 2) maîtriser le réseau criminel local. S’il souhaite racheter Hell’s Kitchen pour en faire un nouveau monde, il sait que le crime ne disparaîtra pas directement ; du coup, à s’associer avec les criminels, il les découvre, les connaît et pourra ensuite les doubler pour tout faire lui-même. Et ainsi limiter la nuisance criminelle à certaines activités et certains endroits.

Au fond, c’est un mode de réflexion proche d’une vision romancée de la « vieille » Mafia, celle où certains grands patrons ne voulaient pas toucher aux enfants ou à la drogue (même si Fisk s’en fiche de la drogue, il tique plus sur le commerce humain même s’il le laisse faire pendant un temps).
S’associer au crime pour avoir assez de fonds pour racheter et refaire le quartier ; s’associer au crime pour le contrôler et le limiter.

En tout cas, c’est comme ça que j’ai compris son plan, finalement très naïf, mais cohérent avec la vision assez utopiste qu’a le personnage de son rôle dans la ville (Wilson Fisk reste à mon sens un gamin déconnecté de la réalité).[/quote]

Il est gentil, BenWave.
Il prend le temps de vous expliquer. Il va peut-être vous épargner une thérapie.

Épisode 3 : Globalement, on est dans le genre d’épisode-concept où l’idée première - une longue discussion entre Daredevil et le Punisher - est plus intéressante que son déroulement. C’est longuet et pas très équilibré (à l’instar de l’épisode entre Foggy et Matt dans la saison 1, il y a clairement un participant qui prévaut, même si on préférerait que ce ne soit pas le cas, la faute à une rhétorique plutôt faible de l’autre coté).

Sinon, l’épisode se conclut sur une bonne grosse baston qui rejoue plus ou moins la séance de travelling à la « Fenêtre sur Cour » (Daredevil S01e02), moins bien réussi sur la forme (malgré une utilisation assez judicieuse de « cuts » imperceptibles (quand la chaine s’enroule autour du coup des vilains)) mais plus ambitieuse sur le long terme.

Ah ! Il suffisait de le demander. La série commence enfin à réfléchir sur sa forme lors d’un épisode 4 qui sert de grosse conclusion à un arc majeur. C’est assez surprenant de la part de Netflix comme pour la série Daredevil qui avait tendance à trainer en longueur.

Ça n’empêche pas quelques (très) grosses facilités. Par exemple, Frank Castle, l’homme-armée à lui tout seul, imprenable, et qui, pourtant, ne cesse de se faire repérer par tout le monde depuis que le spectateur a mis un visage sur son personnage. Et puis bon sang, quelle pipelette.

Cependant, ce tournant sec confère à la série une vigueur qu’on ne lui connaissait pas. C’est la preuve que cette saison a encore beaucoup à offrir. On apercevait clairement deux trames narratives dans la bande-annonce mais elles ne se présentaient pas comme étant aussi distinctes.
Espérons que l’intrigue liée à la Main soit aussi bien intégrée à l’univers « morose » imposé par Netflix que celle sur le Caïd ou le Punisher. Parce que ce n’était pas vraiment le cas lors de la première saison.

Résultat, j’espère que Frank reviendra jouer lors du grand final mais, pour l’instant, cette saison est une bonne petite surprise, pas vraiment au niveau des premiers épisodes de la saison 1, mais pas non plus aussi catastrophique que les suivants.

Un juste milieu avec une bonne cadence de croisière.

ca y est ils ont appris à feuilletonner.

episode 5 : excellentissime elektra. L’histoire de matt et elektra lorsqu’ils sont jeunes est même meilleur dans la série que toute celle paru en comics

[quote=« n.nemo »]ca y est ils ont appris à feuilletonner.

épisode 5 : excellentissime elektra. L’histoire de matt et elektra lorsqu’ils sont jeunes est même meilleur dans la série que toute celle paru en comics[/quote]

C’est quand même dommage que l’actrice soit toute aussi inintéressante que Jennifer Garner pour l’instant.

C’est un petit épisode introductif ce cinquième épisode, mais il a au moins le mérite d’arriver en pleine saison, un peu comme un apéritif. Il faudra voir ce que ça donne sur la longueur.

Reste que cette deuxième saison, sans être brillante (peut-être même moins prenante que Jessica Jones malgré une conclusion bâclée), a quelques avantages insoupçonnés.

j’aime bien le coté gai qu’ils lui ont donné. elektra qui s’amuse en parti cela fonctionne bien pour le perso je trouve.

A voir en effet pour la suite mais l’actrice sur cette facette du perso n’est pas mauvaise.

le perso de karen a un role important, tres important dans l’enchainement des intrigues, peut être même un peu trop, cela se fait au détriment de ses deux compères. Vu tout ce qu’elle fait, elle n’a qu’à ouvrir son propre cabinet d’avocat ce sera plus simple

C’est pas faux. Le problème, c’est que l’actrice a tendance à un peu trop surjouer à mon goût. Cependant, l’aspect « petite friponne qui avilie Matt » est plutôt bienvenu. Et puis ça permet aux auteurs de s’amuser avec un faux triangle amoureux entre Karen/Matt le jour - Daredevil/Elektra la nuit.

Et de détective privée, son propre journal, et peut-être même bâtir un stand de tir ou fonder une maison de production spécialisée dans les films X (Oups !).

Sinon, la série rebondit assez bien sur l’affaire Frank Castle. Les virages sont un peu grossiers (« Not Guilty »), au risque de s’épandre encore dans la gaudriole (« qu’elle est méchante vilaine l’assistante du procureur ! »); certains personnages se montrent trop bavard (Frank, Frank et encore Frank), mais la qualité est constante et chaque épisode ne manque pas de rythme.

[size=85]Tiens, je me demandais, un peu plus tôt, si Netflix ne gagne pas en clarté à sortir ses séries en un seul bloc. On s’attarde moins sur les défauts de prime abord face à l’ensemble. C’était déjà le cas sur Jessica Jones alors qu’elle n’en manquait pourtant pas, de défauts (globalement, tout ce qui concerne Patsy Walker et Nate Simpsons).[/size]

Je continue d’avancer dans la saison de 2 de Daredevil et force est de constater qu’elle est déjà plus plaisante que la saison un. Peut-être parce que cette dernière m’avait laissé un sacré gout amer dans la bouche. Bref.

En terme d’adaptation, on retrouve plusieurs ingrédients qui font l’intérêt de la bande-dessinée. Dans les épisodes 7 et 8, Daredevil se présente à nouveau comme un justicier possédé, souvent au bord du gouffre, dont la double-vie tire lentement le tapis sous les pieds de l’avocat aveugle Matt Murdock. Si cette trame semble quelque peu mécanique (on force encore la rupture entre Matt et Foggy), elle secoue aussi généreusement le maigre statu quo, autant vis-à-vis des amourettes du héros en titre que sur l’issue de son procès.

Justement, le problème de cette saison (et ironiquement sa meilleure partie) c’est qu’en intentant un procès à Frank Castle, on tente d’expliquer, voire de justifier ses actes. Alors qu’il n’y a rien de justifiable, même aux yeux du Punisher. Là, on a tendance à creuser en long, en large et en travers, amoindrissant ainsi le caractère en acier trempé du vigilante, le montrant en train de douter, etc.
C’est le Punisher, bon sang. Ce que pensent les gens, il s’en cogne.

La deuxième trame narrative, elle, revient à cette histoire fantastique instillée dans la première saison, avec Black Sky et la guerre de Stick. Encore une fois, vue cette ambiance terre-à-terre qui semble inscrite dans le cahier des charges depuis le premier épisode, il est difficile pour le show de maintenir sa crédibilité lorsque certains éléments sortent de l’ordinaire (comme une centaine de ninjas courant après une voiture ou le secret de l’immortalité).
Enfin, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que ça passe mieux quand même. C’est peut être parce que ceux qui tapent sur des Ninjas sont un mec déguisé en diable rouge, un SDF à Katana et une fausse grec qui a emprunté le col roulé du Shadow. Au moins, on ne peut pas leur reprocher d’y aller à fond.

Si la première saison culminait sans surprise vers un dernier affrontement Daredevil/Caïd, j’avoue que je ne suis pas bien certain de savoir où va celle-ci.
A ce sens, la fin de l’épisode 8, rencontre au somment entre deux « monstres », est marquée d’un gros point d’interrogation. En sa résolution tient toute la crédibilité de la série. Suspense.

Reste que les virages empruntés par la production sont pour le moment trop tape-à-l’œil. Au point que les personnages me donnent souvent l’impression d’être comme Coyote fonçant dans la peinture d’un tunnel tout en sachant que c’est un mur.

[size=85](PS : il existe combien de policier corrompu à Hell’s Kitchen ? Parce que ça commence à faire beaucoup).[/size]

Bon la saison 2 aura fait clairement mieux que la saison 1. Là où la saison 1 nous proposait 2 bons épisodes avant de patiner sérieusement, la saison 2 nous livre 4 à 6 qui valent clairement le détour, si l’on passe des défauts persistant comme des scénes trop étirées, des dialogues à rallonge et un équilibre instable entre entre péripétie et soap (le punisher et karen discutant couple ça le fait pas)

Les grandes avancées de la série sont nombreuses à commencer par son aspect feuilletonnant qui introduit enfin plusieurs histoires, mais il n’y a pas encore assez de matière pour remplir les 13 épisodes. Après l’arc sur le punisher et son procès qui est déjà long pour ce qu’il nous livre, la série repart dans ses travers étirant ce qui ne devrait pas l’être et en délaissant d’autre qu’il aurait été bienvenu de développer pour apporter un peu de changement à la série. On peut aussi se féliciter d’un bon travail sur karen et sur claire qui sont de loin à mon gout les persos les plus justes et les plus touchant. Foggy est bien développé aussi et de façon générale les acteurs sont plutôt bons sauf peut être elektra qui si elle est convaincante dans le visage que son perso montre au monde, n’en reste pas moins limité des qu’il s’agit de proposer quelque chose de plus intime, il manque clairement quelque registre au personnage. Mention spéciale au Caid dans une scène de face à face avec Matt qui respire la puissance et le danger, très effrayant.

Au niveau des moins, outre les défauts déjà mentionnés (et voir les épisodes en marche forcée aurait plutôt tendance pour ma part à renforcer leur coté rédhibitoire) il y a cette pseudo réflexion sur la justice censée relier les épisodes entre eux, qui se révèle très creuse quand elle ne devient pas totalement lourdingue lors d’un monologue final ridicule.

Comme le souligne Jack, la thématique de la justice, quand bien même aurait elle été développée avec bonheur, ne colle pas vraiment au personnage de castle ni d’ailleurs en fait à dardevil. Depuis Miller au moins, ce qui fait l’intérêt de nombre d’histoire de dd n’est absolument l’ambivalence justicier/avocat du personnage, mais quelque chose de l’ordre de l’égoïsme monstrueux du personnage et sa capacité à systématiquement s’enfoncer dans des marécages de compromissions avec une morgue et une absence de remise en cause assez effarante.

Bien des atermoiements de matt dans les bd relèvent de l’autoapitoiement et n’ont en fait aucun effet sur ses choix. C’est d’ailleurs ce qui fait toute la particularité du personnage, de la série et lui vaut cette place unique dans le monde des récits de super héros : en tant que perso, on n’est jamais sur que matt soit si aimable que cela, ce qui est appréciable et en fait l’un des rares personnages adulte et super héros.

Bien des fois, il a été souligné dans la bd la ressemblance de matt et de ses ennemis et sa propension à n’être aucunement meilleur qu’eux une fois jeter dans l’affrontement. Personnage très sur de lui, déterminé à faire tomber ceux qu’il estime devoir faire tomber, il accumule dans sa carrière super héroïque, nombre de drame dont il est souvent à l’origine mais surtout dont il ne s’amende jamais sauf à se torturer un temps pour recommencer aussi sec.

A ce niveau, la série adoucie incroyablement le personnage en en faisant un personnage qui doute vraiment et qui veut faire le bien, là où celui de la bd n’est pas tant concerner par le bien à mon avis que par en mettre plein la gueule à ceux qui font le mal. Au final, ce changement de traitement du personnage qui est pourtant plongé dans des histoires similaires me semble avoir pour conséquence un flou dans les « motivations » du perso, quelque chose qui ne colle pas et qui en fait le personnage le moins abouti de la série télé. Matt n’est pas un perso vraiment complexe, ni frank, très peu de super heros en fait, la série se trompe je crois bien à vouloir les creuser psychologiquement sur le versant du doute et faire de matt quelqu’un de véritablement gentil cela me dérange, si on veut de perso gentil y a parker.

Cette seconde saison propose donc beaucoup de mieux, mais reste décevante à mes yeux sur la durée. Et puis d’abord on n’a toujours pas eu le dd voltigeurs des toits et ça ça le fait pas.

Décidément, malgré ses gros rouages qui s’imbriquent un peu trop facilement à l’instar de la première saison (apparemment, on sort de prison comme qui rigole en Amérique), la série a encore bien des cartes à abattre. Mais surtout, elle les abat avec justesse dans ce neuvième épisode qui s’inspire légèrement du récit « Le Diable dans le Bloc D » de Ed Brubaker et Michael Lark.

Par exemple, la rencontre sus-citée entre les « monstres » est menée sans fausse note. Cette « association » permet d’abord d’affirmer Frank Castle comme un justicier sans compromis, très très très très violent (on tient, je crois, quelques unes des scènes les plus jouissives de la série), tout en présageant l’avenir de Hell’s Kitchen avec un caméo de choix (bon, c’est Fisk. Au bout d’un moment, je suis à court de noms de codes).
Mais le Caïd n’est pas le seul invité surprise comme le prouve la révélation finale.

Et si la disparition précipitée de Ben Urich avait de quoi faire grincer les dents, on commence à sentir l’ombre du « bienveillant en quête de vérité » peser sur nos héros, notamment sur Karen Page, personnage particulièrement actif dans cette saison et dont la vie vient de prendre un tournant d’autant plus intéressant que Murdock et Nelson sont dans une impasse.

C’est peut-être aussi parce qu’elle se présente sous une forme de science occulte bien cradingue qui ne dépareille pas avec l’ambiance brutale de la série.

Ça commence à se préciser tout ça (« What’n zi Box ?!? »).

Dernière fournée.

La série s’empierge dans le sprint final, nous sort des prophéties à tout va (une pirouette narrative que je n’apprécie pas. Le héros place sa foi dans quelque chose qu’il s’évertue à concrétiser, se privant ainsi de son libre arbitre, c’est ridicule) ; des explications farfelues (« c’est Émile le tueur ! ») et même, comble de tout, une conclusion qui désavoue toute la ferveur morale de Matt Murdock.

En ce sens, je suis clairement circonspect sur la fin de l’arc du Punisher (je dirais même « de la série Punisher » vu comment l’anti-héros mène sa barque). Circonspect parce que la série n’a eu de cesse de distancier les méthodes du Vigilante de celles de Daredevil, justicier opposé au meurtre, alors qu’ils se quittent finalement en bons amis (?), comme le gars qu’on salue de la main (??), libre (!?!).
A l’instar des comics, c’est un piège qui se paiera tôt ou tard, ne sachant pas trop comment expliquer pourquoi Spider-Man n’arrête une bonne fois pour toute le sociopathe.

Enfin, ça reste festif. Ça bataille dans tous les sens. Daredevil commence à assimiler une dynamique toute « comicsienne » (canne-grappin, lancée de bâton). On verse sa petite larme (même si, là encore, le ressort dramatique sent le réchauffé…). La série pense même aux conséquences sur le long terme avec la séparation Matt/Foggy. Une conséquence bienvenue qui donne un peu moins l’impression de revoir le schisme de la première saison.
Avec un peu de chance, ça veut dire que Foggy apparaitra ici ou là dans les autres productions netflix.

Reste donc une saison plus équilibrée que la précédente et, pourtant, constamment dans un entre-deux, sur la brèche, répétitive dans ses enjeux mais surprenante dans son déroulement ; à la caractérisation grossière qu’elle ponctue pourtant de descriptions honnêtes, à l’instar de la participation du Punisher, vigilante imposant qui perd toute contenance dès qu’il ouvre la bouche.

J’ai déjà maté les 4 premiers épisodes, et même s’il y a encore des défauts (des longueurs, des longueurs), la série a pour moi gagné aussi en qualité. Déjà la fin de l’épisode 4, ça fait vachement penser aux « à suivre » des versions comics, et ça, ça me plait bien comme clin d’oeil.

Foggy a gagné en épaisseur également. Son petit speech dans l’hôpital vaut ce qu’il vaut, mais néanmoins, on sent le gars qui veut s’affirmer.

Le Punisher est pas mal du tout. L’épisode de confrontation verbale avec Daredevil est plutôt pas mal, et rappelle celui avec Foggy dans la saison 1, même si c’est un peu longuet. Personnellement, j’ai plus été convaincu par le discours du Punisher que par celui de Daredevil. Le Punisher est factuel. « Je tue, il ne fera plus rien ». Daredevil est plus dans l’imaginaire: « et tu ne crois pas à la rédemption? Et s’il restait une once de lumière en lui? ». Tout dans la supposition alors que le Punisher est plus terre à terre.

La fin de l’épisode cependant m’a un peu gonflée, avec ces combats qui n’en finissent pas contre les motards, d’autant que graphiquement, c’est pas super joli non plus. En plus, DD répète au moins 3 fois sa galipette d’assommoir à deux pieds, mouais. Personnellement, les combats je les aurais vus moins longs, peut-être un peu plus au ralenti, mais avec l’utilisation des pouvoirs de Daredevil. Perception des mouvements, des bruits, etc.

En fin d’épisode 4 quand DD dit que la pluie ne le dérange pas, ça m’a choqué. La pluie, c’est un des points faibles de DD. Ca fait beaucoup de bruit et ça perturbe son sens radar. Ca annihile grosso modo deux modes de perception.

J’attends donc de voir ce qu’on va nous concocter avec Elektra, mais je reste sur une note positive.

Bon plus que 2 épisodes (je sens qu’Elektra ne va pas finir la saison, embrochée par ses saïs, mais par qui vu qu’on n’a pas Bullseye? Nobu?).

Bon, je me posais une question sur l’identité de Jacques Duchamps (quand Elektra lui pique ses saïs). Au départ, j’étais parti sur le Paladin. Mais son identité est Paul Dennis. Mais ça l’aurait bien fait je trouve.

Après on a le pilote de Moon Knight, « frenchie », Jean-Paul Duchamp. Son frère peut-être? Ca pourrait faire lien avec les super-héros urbains.

On a aussi Swordsman (Jacques Duquesne).

Ou alors ça n’a rien à voir du tout.

Qu’en pensez-vous?