DARK AVENGERS t.1-2 (Brian Michael Bendis / Mike Deodato)

Dark Avengers, c’est plutôt une bonne idée, normal elle est de Warren Ellis (ses « New Thunderbolts » ; d’ailleurs, anecdote cocasse rapportée par Bendis dans un Comic Box : il demande la permission à Ellis d’utiliser son idée à plus grande échelle, et le barbu lui répond : « fais ce que tu veux, je m’en fous ». Comme ça c’est clair !). Le casting était pas mal (y compris le nouveau perso de Hand, effectivement).

Et comme d’habitude avec Bendis, le traitement par-dessus la jambe a tout gâché : casting pas exploité correctement (seul Osborn et Bullseye, un peu Moonstone semblent intéresser Bendis ; quant à Noh-Varr, je ne sais pas quels étaient les plans initiaux de Bendis le concernant, mais à mon avis il ne sait pas non plus), narration ultra-méga-hyper décompressée (les arcs sont looooongs comme un jour sans pain). A sauver un Deodato commençant à devenir réellement impressionant (malgré quelques petites expérimentations foireuses, avec des cases de traviole donnant des effets de perspective ratés de chez ratés, sur l’arc avec Morgane)…

Curieusement, moi aussi, c’est ce que j’ai le plus aimé (ou le moins détesté) du travail de Bendis sur les Vengeurs, peut-être justement du fait du cast, car du coup on ne sent pas trop la trahison de l’esprit d’origine du titre… Et quelques épisodes mémorables quand même (qui restent en mémoire, hein, pas qui sont transcendants, je veux dire) comme la mise en place de l’arc sur l’Homme-Molécule, même si la fin est foirée quand même…