DETECTIVE COMICS #934-993 (Tynion IV, Hill, Robinson / collectif)

Surtout, tout cela a un sens et fait partie d’un projet global, entièrement pensé et mené par Tynion. Il n’aura pas fait qu’accumuler de bonnes sagas, elles forment un tout général qui veut dire quelque chose et réussit. Impressionnant.

Detective Comics #976

“BATMEN ETERNAL” part one! With his team completely shattered, Batman must confront Red Robin about the future of their partnership…if there even is one!

Written by: James T Tynion IV
Art by: Javier Fernandez
Cover by: Eddy Barrows
Variant cover by: Rafael Albuquerque

U.S. Price:
2.99
On Sale Date:
Mar 14 2018

Source : www.dccomics.com

Detective Comics #976 voit le lancement de Batmen Eternal, ultime saga de cette version du titre avant le départ de James Tynion IV, et sûrement dernière histoire sur ce groupe de personnages ; et ça démarre bien.
Au début de cette ultime histoire, l’équipe n’existe plus, les personnages sont brisés, et Batman tente de faire au mieux, lui qui est placé sur la défensive par des bouffées de culpabilité ; Bruce agit donc “en automatique”, se replie sur lui, souffre, rejette les autres, fait sa grosse voix et fait preuve d’autoritarisme. Pas brillant, mais ô combien cohérent.
En parallèle, on sent les personnages s’écrouler, même s’ils n’en ont pas conscience. Les subplots se réunissent, le pire apparaît clair, et s’avance lentement ; c’en est terrible, tant on voit désormais clairement comment tout ça peut péter… va péter.
C’est encore bon, c’est parfaitement maîtrisé, idéalement caractérisé, et le drame qui s’avance est terrible mais passionnant. Malgré une couverture de Barrows un peu mensongère, et des dessins de Javier Fernandez bons mais qui ne m’emballent pas, ça reste encore une réussite grâce à la vista de Tynion ; il sera regretté, même si j’ai hâte de lire la fin de son superbe projet.

En parlant de couverture, celle, “variante”, superbe et tragique, de Rafael Albuquerque, résume parfaitement l’ambiance qui prédomine dans ce numéro… et le cœur brisé du lecteur :

Indubitablement.

Après le départ de James Tynion IV, le scénariste Bryan Hill (Michael Cray) prendra provisoirement les commandes de la série Detective Comics pour un arc narratif en 5 épisodes intitulé “On the Outside”.

Source : www.denofgeek.com

A la lecture de l’arnaque Michael Cray, je ne suis pas rassuré par le choix du bonhomme.

Pour revenir sur le merveilleux run de T4, il est quand même insensé d’encenser chaque quinzaine ce titre.
Je trouve même qu’il met en évidence la médiocrité créative du Rebirth tellement il est bon, ce titre. je n’ai pas souvenir d’avoir dévoré un team-book (je ne suis d’ailleurs pas très friand de ce genre) aussi bien équilibré et qui veut bouger les lignes en personnages et surtout évoquand les sentiments des marionnettes DC (Cassandra est magnifique).

Le haut du panier.

je crois que si la conclusion est au niveau du run, ça risque de rester dans les annales.

Oh, médiocrité du Rebirth ? Je ne suis pas d’accord. Hormis quelques titres marginaux, comme Blue Beetle, je trouve qu’il y a une qualité globale bonne, vraiment ; même s’il y a des titres qui surnagent, comme Detective Comics. Mais être si haut ne veut pas dire que les suiveurs sont très bas.

DETECTIVE COMICS #977
James Tynion IV (w) • Javier Fernandez & Eddy Barrows (a)
Cover: Eddy Barrows
Variant Cover: Rafael Albuquerque
“BATMEN ETERNAL” part two! Batwoman has reunited with her father, and leadership of the Colony is in her hands…but should she take it? And if she does, what is she supposed to do about a problem like Batman?
Rating: Teen
In Shops: March 28th, 2018
SRP: $2.99

Source : www.cbr.com

En plus de toutes les qualités de cette série, il y a dans ce numéro une justification narrative permettant d’accepter que l’épisode soit illustré par deux gars différents. Et ça, ça fait plaisir, tout de même.

Jim

C’est pas faux. Maintenant, si on avait pu éviter que le niveau graphique de la deuxième moitié du numéro soit si manifestement inférieur à l’autre, c’eût été encore mieux…!

C’est quand même pas mal du tout. Fernandez fait des choix acrobatiques (par exemple, traiter Ulysses, le techno-geek, dans un style manga), mais il signe des atmosphères sympa. La double planche avec la rencontre entre Batman et Red Robin est très chouette, elle s’ouvre sur une contre-plongée que je trouve très réussie. J’aimais déjà bien sur Nightwing, mais là, avec une histoire réellement intéressante, c’est très agréable.

Jim

Detective Comics #977 poursuit la terrible avancée vers le final de James Tynion IV, et cela s’annonce évidemment terrible.
Via deux dessinateurs, Eddy Barrows qui gère le flash-forward abominable qui peut justifier, rétroactivement, la vision du monde de BatTim, et Javier Fernandez, bien moins carré mais qui offre plus d’atmosphère pour détailler le présent et les difficiles choix de Tim Drake, le numéro est toujours aussi solide et agréable que les précédents.
Quelle immense saga, quelle puissance dans les événements, quelle gestion des personnages. Vivement la suite.

Nuff said.

La grande classe.

Detective Comics #978

“Batmen Eternal” part three! Congratulations, Batwoman—you have an entire army at your command. So how are you going to use it?

Written by: James T Tynion IV
Art by: Javier Fernandez, John Kalisz
Cover by: Eber Ferreira, Eddy Barrows
Variant cover by: Rafael Albuquerque

U.S. Price:
2.99
On Sale Date:
Apr 11 2018

Source : www.theavclub.com

Woav j’ai vu le layout de cette cover à 30€ ce week end _

Ah ouais ?
Et tu as vu ça où ?

FACTS, j’ai failli l’acheter

Après Detective Comics #978, encore un excellent numéro où James Tynion IV utilise toujours sa grande science de caractérisation et des dialogues, et où Javier Fernandez & John Kalisz livrent de jolies planches, avec de belles ambiances, je me suis rendu compte d’une chose ; ça y est. Le moment est venu.
Le grand final va commencer ; et c’est terriblement excitant.
Tous les éléments sont en place, les acteurs sont prêts ; tout a été placé, installé, préparé. La mécanique est bien huilée, les rebondissements définitifs sont programmés - on peut y aller. On peut foncer sur les derniers mètres de ce marathon débuté plus de quarante numéros plus tôt, avec une maîtrise totale.

Quel plaisir. Quelle attente. Quelles surprises, aussi, sur l’utilisation d’un élément Kirbyesque qui fonctionne si bien ici. Et quelles craintes pour les personnages.
Ce run s’annonce, définitivement, comme un sans-faute. Vivement la suite !

J’ai beaucoup aimé la scène dans le Manoir Kane avec des dialogues bien tenus.

Sa Kate est bien campée. Il aurait dû écrire la série Batwoman.