DISNEY BY GLÉNAT (Collectif)

Ahahahah, c’est bon ça !


Lu sous la forme d’un feuilleton dans l’hebdomadaire Le Journal de Mickey (n°3424 à 3428), j’ai pour ma part totalement accroché à Mickey et l’océan perdu [Pour en savoir +].
Quand bien même s’adresse-t-elle à de jeunes lecteurs et de toute aussi jeunes lectrices, cette aventure passe sans coup férir la barrière des âges canoniques.

#bonnepioche

Merci pour l’info, il a l’air très chouette ce Mickey et l’océan perdu, graphiquement ça a l’air dément.
Je vais l’acheter à mes petits monstres (et le lire moi même évidemment :sweat_smile:).
Merci également pour l’avertissement concernant la seconde édition, je vais éviter la première bourrée de fautes. :see_no_evil:

Je suis bien d’accord. Je suis d’abord venu pour les (superbes) dessins et j’ai trouvé l’ensemble très divertissant…

Il est, depuis les premières remarques d’Artie et les confirmations du Doc, sur ma (trop) longue liste de courses …

Quelle buse! J’ai acheté “Mickey et l’Ocean Perdu” ce week-end et j’ai oublié de regarder pour les fautes. Bilan, je me retrouve avec une première édition… :scream:
Ils ont sacrément déconné avec la relecture.
J’ai envoyé un mail à Glénat pour le coup, en demandant un échange…

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Donald’s Happiest Adventures
À la recherche du bonheur

Scénariste : Lewis Trondheim
Dessinateur : Nicolas Keramidas

Genres : Aventure
Collection : Créations originales
Format : 240 x 320 mm
48 pages
Façonnage : Cartonné
EAN/ISBN : 9782344024782
Prix : 15.00 €
A paraître le 23.05.2018
One shot

À la recherche du bonheur

Un matin comme les autres : Donald se lève de la patte gauche et reçoit un appel de Picsou. Après leurs aventures aux quatre coins du monde avec Mickey, son oncle a besoin de lui pour une nouvelle chasse au trésor. Mais Donald se rend compte que, peu importe l’étendue des richesses qu’il lui envoie chercher, son oncle ne sera jamais satisfait. Picsou a beau être un vieux canard pingre et acariâtre, il veut la même chose que tout le monde : le bonheur. Aussi décide-t-il d’envoyer son neveu à la recherche de cet inestimable trésor ! Mais pour le colérique et malchanceux Donald, trouver le secret du bonheur semble mission impossible…

Conçu sur un principe d’épisodes similaire à Mickey’s Craziest Adventures (mais dont on a cette fois-ci retrouvé tous les numéros), ce nouvel album plonge Donald dans une quête initiatique à la découverte du monde, des autres mais aussi de lui-même. Ainsi, sous couvert d’humour et d’aventure rocambolesque, Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas explorent cette fois toutes les grandes notions philosophiques du bonheur.

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Mickey à travers les siècles

Un fabuleux voyage dans les secrets du temps

Parti dénicher le scoop du siècle pour son dernier reportage, Mickey découvre un laboratoire où deux frères savants fous prétendent avoir inventé une machine à explorer le temps ! Il n’en faut pas plus pour attiser la curiosité légendaire de notre souris reporter qui décide de tenter elle-même l’expérience. Mais suite à un accident, Mickey se cogne la figure et dérègle la machine. Le voilà propulsé dans le passé à une époque inconnue ! Pire : à chaque nouveau coup sur la tête, Mickey changera d’époque aléatoirement, se retrouvant aux prises avec un T-Rex en pleine préhistoire, au milieu d’un champ de bataille à Waterloo ou face à Christophe Colomb en personne !

Découvrez Mickey à travers les siècles revisité par la plume acérée de Dab’s et le trait rond et moderne de Petrossi. Mêlant aventure, humour et histoire, les auteurs dynamitent le grand classique de Disney par un rythme endiablé !

Et une réédition de la série d’origine, ce serait une bonne idée, non ?

Tori.

OUI!

Dommage que ça ne se soit pas concrétisé.

Jim

J’hallucine, le journaliste se paie une dédicace de Loisel !

Héhé.

Jim

Le Donald,je l’ai offert à ma femme.

Tu l’as lu, néanmoins ?

Jim

C’est prévu.

Pour l’instant,je me régale de l’intégrale de Poussy de Peyo qu’elle m’a offert.
J’en reparlerai sur un topic consacré.

La newsletter éditée par Glénat dans le cadre du confinement général a consacré quelques-uns de ses numéros à des auteurs de beaux livres. Mais la quinzième livraison concerne Denis-Pierre Filippi et Silvio Camboni, qui se sont illustrés notamment sur Mickey et l’océan perdu (mais pas que) :

Silvio vient de mettre le dernier coup de crayon à son prochain Mickey et la Terre des Anciens et nous raconte son expérience depuis la Sardaigne où il habite. Le prochain titre de Denis-Pierre avec Patrick Laumond au dessin, Terra Prohibita, est un récit steampunk végétal dans lequel il est question d’un virus qui voit l’Angleterre tout entière évacuée et mise en quarantaine… Quand l’imaginaire rencontre la réalité.

- Comment se passe votre confinement ?
Silvio CAMBONI : Pour nous ça va encore : on est trois (moi, ma compagne et sa mère), on a une maison spacieuse en centre-ville avec un joli jardin et donc de l’espace, du soleil, de l’air. On fait du jardinage, aller faire les courses au supermarché n’est pas trop compliqué comme dans les grandes villes, c’est assez calme et organisé. On organise des chouettes apéros sur Skype avec les amis.
Denis-Pierre FILIPPI : Comme beaucoup de mes collègues, je travaille chez moi. Le changement pourrait donc sembler sans douleur. C’est bien entendu oublier tout le décorum anxiogène des décomptes macabres et menaçants, l’avalanche de nouvelles alarmantes, le tout enrobé d’un cadre dystopique des plus soignés. Adieu légèreté et insouciance de la création… En résumé, j’oscille entre " tout est normal " et " c’est la fin du monde ! " Bienvenue, schizophrénie !

- Quelles idées proposez-vous pour plus de solidarité ?
Silvio CAMBONI : J’espère qu’après cette première partie du confinement, quand les chiffres des malades commenceront à baisser, on pourra petit à petit recommencer à revoir les autres membres de la famille, à pouvoir se balader à la plage, à recommencer à faire un peu d’activité physique dehors (running etc.), voir des amis même sans pouvoir encore se toucher et/ou se rapprocher trop.
Et, pour ceux qui à présent ne le peuvent pas, recommencer à travailler avec toute l’attention que la situation demande : ça redonnerait un peu d’équilibre à tout le monde, car passer la journée, confinés à la maison, sans rien à faire est dur pour tous…
Denis-Pierre FILIPPI : Mis à part le fait d’être attentif aux autres et de prendre des nouvelles, concrètement, la période incite plus à l’isolement qu’à la chaleur humaine et au partage. C’est malheureux, mais tout est devenu compliqué et pas uniquement à cause de ce fichu virus. Cela n’empêche pas d’innover et de trouver des moyens de s’entraider bien sûr, mais je crois que je résumerais ça à un vœu pieu : " moins d’idiots (pour rester poli) et d’idioties et un peu plus de bon sens ", mais on va me traiter d’utopiste idéaliste, alors que fondamentalement je suis un cynique pragmatique. Quand je vous disais, schizophrénie…

- Comment votre travail de création est-il affecté ?
Silvio CAMBONI : Je crois que moi et mes collègues dessinateurs, on est des privilégiés : déjà on a pu continuer à bosser presque normalement (sur les pages, sur les livres, sur les projets en cours), et pour la plupart d’entre nous c’est assez normal de bosser tout seuls. Mais la situation tout autour de nous n’a rien de normal, naturellement le moral n’est pas le meilleur, et donc c’est beaucoup moins facile de garder la “normalité” du travail : la qualité de la création est largement influencée par la situation mentale, par l’équilibre de la tête. On est pro, mais on n’est pas des robots.
J’espère que, passée l’urgence, tout recommencera doucement à se remettre à sa place, que notre réseau des livres et des BD retrouvera son équilibre, avec tout le reste des activités humaines.
Il faudra encore un peu de temps, on aura tous un prix à payer, mais on s’en sortira.
Denis-Pierre FILIPPI :
Pour être plus concret, je continue à travailler et tente de m’évader de cette réalité en poursuivant l’écriture des albums à venir, le tout saupoudré du suivi des bouclages en cours.
Ce qui me manque le plus, c’est le sport. J’avais pour habitude de sortir de chez moi plusieurs fois par semaine. M’aérer l’esprit et me défouler faisait partie d’un certain équilibre propice à la création. Là, c’est plus trop ça…
Autre changement notable, les cours à la maison ! Alors oui, je voulais être prof, et j’adore aller animer des ateliers d’écriture, mais gérer la scolarité de mon fils de 11 ans en même temps que l’immersion dans l’écriture, les conversations Skype ou téléphoniques qui s’enchaînent, relève du défi permanent (j’insiste sur le " permanent " …) Et ne me branchez pas sur le sujet Pronote ! Heureusement pour ma femme et moi, notre fils n’était pas en peine. Disons qu’il faut juste arriver à le motiver et que l’apprentissage de l’autonomie se renouvelle chaque jour.
Mais on s’adapte. Nous faisons partie de ces privilégiés qui ont un jardin. Mettre les mains dans la terre, plutôt que sur un clavier a toujours été salutaire. Aujourd’hui ça l’est encore plus. Alors après avoir éradiqué les mauvaises herbes et préparé le potager, je m’occupe de mes agrumes. Observer les nouvelles pousses et les fleurs, promesses de citrons verts pour les mojitos ou de Yuzus pour les pâtisseries, a un côté cathartique plutôt bienvenu.
Mais surtout, il y a la table de ping-pong qui a atterri là in extremis, et qui nous permet de pas mal nous défouler, nous accordant à tous quelques points de santé mentale supplémentaires.

Quelle vision nouvelle cette crise vous apporte ?
Denis-Pierre FILIPPI : Étant relativement friand de récits d’anticipation et post-apo, passer de l’imaginaire à la réalité n’a fait que confirmer l’idée que rien n’est acquis. Je fais partie d’une génération qui n’a pas connu la guerre, contrairement à mes parents et surtout mes grands-parents. Par contre, nous n’avons pas été épargnés ni par les menaces ni par les catastrophes et la vie s’est déjà bien appliquée à m’inculquer cette leçon que rien ne dure. Cependant, voir se réaliser de manière aussi globalisée ce scénario surréaliste d’une humanité qui pourrait disparaître en un claquement de doigt, amène quand même un peu plus au relativisme.
J’avais déjà depuis quelque temps adopté cette idée qu’il fallait savourer et profiter des précieuses accalmies entre deux tempêtes. C’est bon, merci, concept validé, on peut revenir à l’accalmie maintenant !