Docteur Wertham: L’Homme qui étudia les tueurs en série et faillit tuer l’industrie de la BD
Cet ultra-conservateur est l’auteur de Seduction of the Innocent, un ouvrage dans lequel il dénonce l’influence néfaste de la BD sur le comportement des enfants, ce qui amena la création du Comics Code Authority (comité d’auto-censure). Aujourd’hui reconnu comme un fanatique, qui cherchait à assurer son auto-promotion, il fut paradoxalement plutôt progressiste en ouvrant par exemple une clinique pour les défavorisés à Harlem.
- Éditeur : Delcourt (3 septembre 2025)
- Langue : Français
- Relié : 208 pages
- ISBN-10 : 2413089594
- ISBN-13 : 978-2413089599
Il y en a un peu plus chez bedetheque :
Tori.
(copie/colle parce que la flemme)
L’excellent Fedric, William et l’Amazone de Jean-Marc Lainé et Thierry Olivier avec sa double biographie croisée du créateur de Wonder Woman et de l’auteur de Seduction of the Innocent avait déjà permis de sortir de la caricature concernant l’un des individus les plus détesté des lecteurs de BD américaine, le nouveau projet du duo derrière le grandiose Ed Gein – autopsie d’un tueur en série enfonce encore plus le clou avec cette BD consacrée à la vie de Fredric Wertham, être complexe s’il en est.
D’une grande richesse, elle bénéficie des magnifiques dessins d’Eric Powell qui cherche l’équilibre délicat entre réalisme et caricature. Cette approche permet de mettre en exergue l’intelligence et la bonté de Wertham sans jamais minimiser son arrogance et sa prétention. Voilà un homme qui n’hésite pas à mépriser quiconque s’oppose à son avis mais qui mettra aussi son travail au service de la communauté noire et fera beaucoup pour lutter contre la ségrégation à son époque. Voilà un homme qui caricature tout une forme narrative, tout en luttant contre les lois racistes de son pays et qui va aussi être à l’écoute de plusieurs meurtriers (du pire serial killer au plus tristement banal) pour tenter de comprendre, étudier et trouver des solutions pour prévenir des actes de violences.
La BD réussie donc le tour de force de nous montrer un personnage complexe et au service de son prochain (alors qu’on le rapproche souvent du sénateur Joseph McCarthy du fait de sa croisade contre les comics, on nous rappelle ici que les deux hommes sont totalement opposés sur le plan politique) sans amoindrir la catastrophe que fut sa croisade contre la BD américaine. Partie centrale de la BD (après, tout de même, un 1er chapitre terrifiant consacré au tueur Albert Fish), celle-ci est, elle aussi, largement documentée (toute la partie consacré à EC Comics est un régal) et apparaît encore plus tragique du fait qu’elle vient d’un homme ayant pourtant fait preuve de plus d’intelligence par le passé. Le paradoxe et les contradictions sont évidente (voir un tel homme devenir un grand amateur de fanzine est fascinant) et c’est tout à l’honneur de la BD d’avoir trouvé le ton et l’équilibre parfait pour brosser un tel portrait.
Le docteur n’en ressort pas forcément grandi mais voila un salutaire (et magnifique) travail de biographe faisant ressortir toute la nuance et les contradictions d’un individu
Après Fredric, William et l’Amazone de Jean-Marc Laine et Thierry Olivier aux éditions Comix Buro, cette BD Dr. Wertham, L’homme qui étudia les tueurs en série (et faillit tuer la bande dessinée) aux éditions Delcourt propose un nouveau portrait de ce psychiatre « star »
Jim
C’est juste moi où il est étrange ce texte ?
Celui que j’ai mis en citation, ou tout l’article ?
Jim
L’article. Je suis peut-être devenu parano vis à vis de cela mais il y a des passages ça sonne bizarre comme si c’était passé par chat GPT. Genre ça :
Suite à une opération chirurgicale qu’il choisira de subir sans anesthésie pour aller toujours plus loin dans son exploration des passerelles pouvant exister entre la douleur et l’esprit, Wertham (pour des raisons d’intégration, il a anglicisé son nom) rencontrera un homme noir qui élargira l’horizon de ses réflexions en lui évoquant la peur que peuvent avoir les Afro-Américains d’aller consulter dans les « hôpitaux des blancs ».
M’ouais.
Ou alors, c’est juste mal écrit.
Jim
C’est juste mal écrit. Mais carrément. Limite raciste… ![]()
Ça, c’est pas raciste (appeler « un homme noir » un homme noir, ma foi…), c’est surtout maladroit : cet homme noir, c’est un écrivain connu, ça aurait mérité d’être éclairé dans l’article.
Autre maladresse, lié à la phrase trop longue, tout le passage « en lui évoquant », qui manque sans doute de virgules ou d’articulations afin de mieux savoir qui fait quoi.
Jim
N’empêche que même ! Tu m’as vu comme un algérien ou marocain alors que je suis demi antillais… bref, je ne l’ai pas mal pris mais j’en connais qui le prendrait très mal… de nos jours… même les blagues de Coluche ou Michel Leeb, ça ne passe plus de nos jours… pour ça que j’ai écrit “limite”. ![]()
La prochaine fois, je te prendrai pour un Finlandais. Ça t’apprendra.
![]()
Jim
Ca va ! Le pire est de me prendre pour un islandais (ça m est arrivé deux fois ! Quoique… j’aime beaucoup l’Islande… par sa variété de paysage qui change à chaque ville/endroit…) - et on a un mois sans nuit et un mois sans jour là-bas ! C’est pas cool, ça ? ![]()
La phrase serait plus claire reformulée :
Mouais, phrase trop longue, de toute façon. Déjà, l’anglicisation de son nom aurait pu faire l’objet d’une autre phrase.
Tori.







