DU PLOMB POUR LES GARCES t.1-2 (Valérie Mangin / Loïc Malnati)

La critique par damss est disponible sur le site!

Lire la critique sur BD Sanctuary

La critique par damss est disponible sur le site!

Lire la critique sur BD Sanctuary

J’ai trouvé le premier tome hier, et je l’ai lu tranquillement. Une série de Valérie Mangin que je ne connaissais que de nom, et qui est l’occasion pour elle d’explorer un genre pour lequel elle n’est pas connue, le polar.

Tout commence par le suicide spectaculaire, public et médiatisé (et dénudé) d’une starlette connue surtout pour ses frasques avec une célèbre chanteuse. Ladite chanteuse, mère d’une fille naturelle et d’un fils adoptif, voit ses enfants enlevés dans sa maison, sous la surveillance de la responsable de la sécurité. Et c’est la même policière qui est témoin d’une suicide initial et enquêtrice sur l’enlèvement. Les personnages féminins sont donc nombreux dans ce récit, et au premier plan, les personnages masculins étant secondaires (ou disparus).

Il y a une évidente inversion des rôles dans cette série (en tout cas le premier tome, je n’ai pas encore le deuxième volet du diptyque), les hommes occupant les rôles de l’associé faire-valoir, de la potiche objet sexuel ou, carrément, du mort justifiant la vengeance. Au-delà de ce basculement, on remarquera tout de même que les dialogues sont souvent empreints de vulgarité et que certaines situations sont forcées, sans doute dans un souci de caricature. On peut se demander dans quelle mesure le scénario ne serait pas taillé sur mesure pour Loïc Malnati, qui éprouve visiblement un vif plaisir à dessiner des femmes dans toutes les positions, sociales et autres.

D’un point de vue formel, c’est plutôt réussi. Les onomatopées sont vivantes, les bulles, rectangulaires, sont plutôt bien placées, et les voix off sont bien écrites. De plus, le récit s’articule autour de deux visions (la mère et l’enquêtrice) qui s’expriment au fil de deux chapelets de récitatifs identifiés par la couleur : mauve pour la policière, jaune pour la chanteuse. C’est fluide et clair, et Valérie Mangin utilise ces voix off afin de commenter en quelque sorte les dialogues, petite variation sur la désormais vieille fonction de « boîte noire » donnant accès aux rouages mentaux des personnages. On notera une petite variation amusante (et quasi méta) durant la scène avec le commissaire.

Jim