ELVIS (Baz Luhrmann)

DATE DE SORTIE FRANCAISE

6 juin 2022

REALISATEUR

Baz Luhrmann

SCENARISTES

Baz Luhrmann, Jeremy Doner et Sam Bromell

DISTRIBUTION

Austin Butler, Tom Hanks, Olivia DeJonge, Kodi Smit-Mc Phee, David Wenham…

INFOS

Long métrage américain
Genre : biopic musical
Année de production : 2022

SYNOPSIS

La vie et l’œuvre musicale d’Elvis Presley à travers le prisme de ses rapports complexes avec son mystérieux manager, le colonel Tom Parker. Le film explorera leurs relations sur une vingtaine d’années, de l’ascension du chanteur à son statut de star inégalé, sur fond de bouleversements culturels et de la découverte par l’Amérique de la fin de l’innocence.

Je crois que je vais pas pouvoir résister.

Jim

Je suis absolument pas fan d’Elvis et la BO vu avant Dr Strange m’a donné bien envie !
Tom Hanks est méconnaissable.

Si c’est comme Bohemian Rhaposdy, ça me fera connaître l’artiste.

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J’espère que ca aura une autre gueule que Bohemian perso

(enfin de manière général les biopic de vrais chanteur c’est rarement intéressant)

Pas faux, mais pas toujours : j’ai par exemple une certaine tendresse pour « Great Balls Of Fire » avec Dennis Quaid dans la peau de Jerry Lee Lewis, et l’une de mes grosses carences à combler, c’est « Le Roman d’Elvis » de John Carpenter avec Kurt Russell, et quelque chose me dit que c’est vachement bien.
(et je suis très fan d’Elvis pour ma part, en prime)

Gump a et inventé son jeu de jambe et été son producteur ?

Tout s’explique !

Jim

Ce quelque chose se fout de toi ^^. C’est sympa le téléfilm et Plissken le fait dans le rôle mais ça reste également très classique dans sa structure. J’en ai guère de souvenir.

(Rien ne vaut Walk Hard :space_invader:)

Et aussi (bon là le lien avec Elvis est plus ténu) :

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Ce chef d’oeuvre <3

Ah ça !! Excellente comédie.

C’est excellent ça !

Ouais, rien ne vaut celui sur les Rutles !
(ou Spinal Tap)

Tori.

All you needs is cash !

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Déjà Baz je dis non, franc et massivement, dommage Elvis j’aime bien.

Ah tiens, moi, le réalisateur, c’est plutôt un argument qui attise ma curiosité.

Jim

Bon, je suis plutôt fan de Baz Luhrmann en général (je revois toujours avec un plaisir gourmand son Moulin Rouge, entre autres, et là j’ai bien envie de revoir sa série télé d’il y a quelques années), et je suis toujours client d’une biopic, pour peu que le personnage traité m’intéresse. J’aime bien l’exercice, qui représente plusieurs dimensions qui m’intéresse : la biographie, la reconstitution, l’Histoire…

Et donc, sans surprise, j’ai été emballé. J’ai passé un excellent moment. Parce que, entre autres, le réalisateur déploie une myriade d’effets (les split-screens, les manchettes de journaux qui volent à travers l’écran, les fausses cartes postales qui deviennent des travellings, les graphismes et typos diverses qui explosent à l’écran…) et que j’adore cette générosité baroque, décorative, outrée.
Ensuite, le film repose sur un postulat génial à mes yeux : c’est raconté par le Colonel Parker. Si l’on suit la métaphore super-héroïque qui traverse le film, voilà un récit de super-héros raconté par le super-vilain. Avec son lot de déni, de mensonge, de mauvaise foi, contredit par les images. C’est brillant parce que ça crée un immédiat décalage tout en parvenant à rendre sinon sympathique du moins touchante l’une des pires crapules qui soient.
Dans un ordre d’idées voisin, le film est faussement linéaire. De nombreuses séquences se déroulent « à un autre moment de l’histoire » et reviennent de loin en loin dans le récit, apportant des compléments d’information ou des éclairages complémentaires. La construction est complexe sans en avoir l’air, sans se montrer ostentatoire. Ce qui fait qu’on est parfaitement guidé dans le déroulement.
Les acteurs sont très bien (plein de têtes connues dont je ne sais pas les noms, en plus d’un Tom Hanks étourdissant et méconnaissable et d’un Austin Butler que je ne connais pas, et qui m’a surtout fait penser à un Travolta jeune) et la peinture d’une Amérique en pleine transformation, où s’impose le pognon, est saisissante.
Et puis, bon, la musique, quoi. En plus de couvrir un univers sonore de blues et gospel, et d’accorder un soin particulier à la manière dont ça habille le récit, les morceaux jouent aussi la carte de l’anachronisme, avec un peu de rap et de slam qui donnent à certaines chansons et certaines ambiances une dimension atemporelle.

2h39 que je n’ai pas vues passer.

Jim

2 « J'aime »

Pareil, j’ai bien aimé ce film. Il n’est pas parfait, très politiquement correct sur la vie d’Elvis (surement pour ça que la famille Presley trouve qu’il est très bien…), mais j’ai passé un super moment, et comme toi je n’ai pas vu le temps passer.
Et je ne sais pas si tu es au courant, mais les chansons du Elvis jeune, c’est l’acteur, Austin Butler, qui les chante. Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous :