Escape tome 1
Pilote de bombardier aguerri, Milton Shaw effectue des missions au-dessus d’un monde déchiré par la guerre face à un empire de chauve-souris impitoyable. Mais lorsque son avion est abattu, Milton se retrouve derrière les lignes ennemies, dans les ruines fumantes d’une ville qu’il a lui-même bombardée. Et il a intérêt de vite trouver un moyen de s’enfuir, car il le sait : dans moins de 24 heures, son propre camp va larguer une énorme bombe destinée à finir le travail. Blessé, désarmé et traqué par les factions fascistes qui tiennent le pays d’une main de fer, Milton devra se battre pour s’échapper avant que la bombe ne tombe et n’efface tout… et tout le monde.
Âge : 12+
Collection : Grand Format Urban
Série : Escape
INFOS
- Date de sortie : 07 mai 2026
- Pagination : 168 pages
- EAN : 9791026853985
- Contenu vo : Escape #1-6
- Prix : 15,00€ TTC
Ah mais c’est pas mal, ça, tiens.
En général, je me méfie comme de la peste de Rick Remender, dont les poncifs (des intrigues réduites à des courses-poursuites, une voix off en forme de confession sur le divan, des flash-backs systématiques et larmoyants…) me fatiguent.
Mais là, si l’on retrouve certains de ces tics, ils sont plutôt habilement contournés : on suit un aviateur qui est coincé en territoire ennemi, dans une ville où il prend conscience des conséquences des bombardements auxquels il a participé. On a donc la structure de fuite et de poursuite, mais ça fait complètement sens.
De même, on a des flash-backs, mais ils ne sont pas positionnés de manière systématique (comme par exemple dans ses Captain America, où ils ouvrent chaque épisode), et surtout ils sont super constructifs : la rencontre de Milton et Ruth, elle est super, les deux personnages sont très bien campés, c’est vivant, crédible et sincère. Les fâcheries, les colères, les frustrations sont très bien illustrées, les dialogues sont finement écrits.
Enfin, la voix est présente, mais déstructurée, mixant les considérations générales et les exigences mitraillantes de la survie, dans un déluge en rafale de petits blocs de textes qui montre à la fois la confusion dans l’esprit de Milton et sa volonté de se concentrer, et de quelle manière son expérience existentielle et ses réflexions philosophiques composent une reconstruction de sa personnalité en filigrane. C’est très millerien, et c’est plutôt réussi.
Tout ça avec un dessin animalier énergique, montrant un Acuña en pleine forme.
Vraiment, une excellente surprise.
Jim
