ESCHATÔN - Alex Nikolavitch (Les Moutons électriques)

[quote]Eschatôn, « la bibliothèque voltaïque »
*Auteur : Alex Nikolavitch
Couverture par Melchior Ascaride
ISBN 978-2-36183-254-4
17 cm × 21 cm
272 pages
diffusion & distribution Harmonia Mundi
Date de parution : 3 juin 2016
Prix : 19,90 €

La grande armée de Foi avait déployé deux légions de diacres pour en finir avec un monde maudit, siège d’une très ancienne et très abominable Puissance qu’il était grand temps de faire périr par le feu, comme l’ordonnait le Saint Catéchisme.

Quand Wangen se réveille de sa transe de combat, de la boue jusqu’à la taille, il découvre avec horreur que ses pouvoirs guerriers l’ont abandonné. Lui et ses quelques camarades survivants doivent échapper à la jungle et à l’ennemi qui y rôde. Mais un autre ennemi se profile alors, infiniment plus redoutable et retors. Une science que l’on croyait oubliée depuis des générations sans nombre. Celle-là même qui une fois déjà avait condamné tout un univers…

Scénariste de BD et traducteur de comics, auteur de quelques essais, Alex Nikolavitch nous livre son premier roman, au confluent du space opera et de la dark fantasy. Eschatôn brouille les frontières entre fantastique et science-fiction, entre futur lointain et passé plus lointain encore, entre foi et raison, entre ami et ennemi.

La fibre métaphysique du meilleur space opera se livre ici intimimement mêlée à l’horreur lovecraftienne, pour un roman d’une force remarquable, d’un souffle puissant.*[/quote]

Liens :
Le blog de l’auteur : nikolavitch-warzone.blogspot.fr
Le site de l’éditeur : www.moutons-electriques.fr
Le blog de l’éditeur : blog.moutons-electriques.fr
La page facebook de l’éditeur : www.facebook.com/pages/Les-Moutons-Électriques

Rooooh, tous ces tentacules … ça m’excite !

[size=50](Bon, faut croire que le Lainé et le Niko, ils ont des fixettes avec les monstres à tentacule … ça va faire monter le prix du poulpe tout ça !)[/size]

J’espère simplement qu’il n’a pas mangé d’ail !

Je l’attends avec impatience !

Mince, je savais même pas que c’était annoncé officiellement, tiens…

Les cordonniers, tout ça, tout ça… ^^

Yop, on attend la date de sortie officielle (pour l’instant, le titre n’est pas référencé dans les bases Electre ou Amazon). Va falloir teaser, maintenant.

C’est en juin. J’ai posté des extraits sur mon blog, déjà, mais j’en remettrai quelques un ici, tiens.

Voilà quelques extraits:

"]*Serrant les dents, il regarda le paysage autour de lui. Les hommes n’étaient arrivés que depuis peu de temps sur ce monde. Quelques siècles tout au plus. Ils n’avaient pas encore réussi à le modeler, à le rendre totalement vivable. Travailler une terre, la pousser à porter du fruit et à se transformer, cela demandait du temps, une patience de plusieurs générations. Parfois, la terre s’avérait trop rétive et rejetait la houe du cultivateur. Alors les hommes partaient, trouvaient une autre terre et recommençaient. Pour se qu’en savait Wangen, ses ancêtres avaient erré pendant quinze générations sur un monde lointain avant de lâcher prise, de partir puis d’arriver sur celui qui lui avait donné naissance. Cinq ou six cent ans auparavant, son ancêtre avait, accompagné de quelques autres, décidé de défricher un nouveau désert, sur une autre planète. Les cantres nautes l’y avait conduit, et il avait commencé un ouvrage poursuivi par ses descendants.
Quand Wangen avait quitté ses terres, ce monde était devenu, pour partie, un presque paradis. Autour des villages s’étendaient des collines verdoyantes et même quelques petites forêts. Près d’un quart de la planète avait ainsi changé de visage. Mais pour une réussite de ce genre, combien de mondes désolés qui l’étaient demeuré ? Beaucoup. Trop, sans doute. Combien d’hommes épuisés à une tâche impossible et qui n’avaient pas eu le courage de l’ancêtre, de tout recommencer ailleurs en espérant une faveur divine ? Des myriades.

Le sol de ce monde lui semblait impropre, alors qu’il voyait défiler étendue rocailleuse après étendue rocailleuse. Trop rouge, trop riche en ce métal gris et maudit que maniaient les Anciens pour construire leurs armes de guerre et leurs blasphèmes.*

"]Wangen risqua un œil à son tour. L’objet qui approchait dans la nuit immense n’était ni une nef, ni une barge. Cela ressemblait plutôt à une monture sur laquelle était juché le drone le plus répugnant qu’il eut jamais contemplé en face. Installé à califourchon sur une selle d’orichalque, l’être difforme fixait la barge des fugitifs avec des yeux grands comme des assiettes, aux pupilles immenses, des gouffres sans fond conçus pour y voir même dans les ténèbres séparant les mondes. Ses doigts filiformes au bout de bras démesurés s’agrippaient à des pommeaux répartis le long des flancs de son étrange cavale et dansaient, bondissant de l’un à l’autre à chaque fois qu’il avait un ordre à lui transmettre. Derrière lui, l’on devinait d’autres formes semblables. C’étaient donc cela, les fameux limiers montant la garde le long des routes du Mental, traquant les voyageurs trop faibles pour résister à leur sauvagerie. Ils étaient la raison pour laquelle, depuis deux millénaires au moins, les hommes qui s’éloignaient par trop de leurs territoires privilégiaient les immenses et lourdes nefs, que les limiers ne pouvaient espérer violer qu’au prix de pertes monstrueuses dans leurs propres rangs. Une barge isolée n’avait guère de chance de leur résister, surtout conduite par un drone qu’on n’arrachait à l’influence de ses maîtres qu’au prix d’un effort aussi conséquent que continu.

"]Les venelles étaient tortueuses et en pente, et Wangen trébuchait plus qu’à son tour, rattrapé à chaque fois par un gantelet de métal lui broyant l’épaule pour le remettre debout.
Ils traversèrent une rue plus large, tout en bas, dont le caniveau central recueillait toutes les eaux des alentours, y compris les plus sales. Il fallait trouver des gués faits d’épaisses dalles souillées émergeant du flot brunâtre, et même ainsi l’ont était pas certain d’échapper aux éclaboussures puantes.
De l’autre côté, le groupe s’engouffra dans un nouveau réseau de petites rues, plus rectilignes et parfois pavées. Les maisons étaient plus récentes, certaines étaient même bâties en pierre et nanties de portes de bois épais et clouté d’airain le teintant de traînées vertes là où la pluie l’avait attaqué.
Au détour de ce qui semblait être un entrepôt, ils se retrouvèrent bloqués par une charrette de légumes ayant heurté une borne et versé. La rue était totalement bouchée par les chevaux paniqués, les gamins tentant de chaparder les victuailles ayant roulé sur le pavé, les sergents de ville tentant de contenir la foule et ne faisant qu’ajouter au chaos.
Le petit peloton de licteurs fit halte devant le volet baissé à l’horizontale d’un petit estaminet donnant sur l’extérieur. Épuisé par ce brouhaha et ce grouillement envahissants, qui contrastaient avec ce qu’il avait pu vivre ces dernières semaines, Wangen s’adossa à un mur, puis s’assit, haletant de soif.
« Qu’a-t-il fait, ce pauvre garçon ? »
Il leva la tête. Derrière son comptoir, l’aubergiste le regardait avec compassion en essuyant des écuelles.
« Il a partagé le pain des hérétiques » rétorqua sèchement un licteur massif.
L’homme eut un léger mouvement de recul. Wangen lui adressa un triste sourire.
« C’était cela ou mourir de faim, l’ami. »
Le boutiquier le contempla un bref instant, le jaugeant du regard, puis lui tendit un gobelet contenant une infusion d’herbes.

[quote]Un indescriptible désordre régnait dans les profondeurs du naos. L’Archonte s’agitait encore de spasmes, traumatisé par les décharges énergétiques qu’il avait encaissées. Girthee s’assit sur l’un des blocs de basalte disjoint. Il était inutile, voire dangereux, d’approcher la chose tant qu’elle n’aurait pas retrouvé un semblant d’apaisement. Un concert de gémissements s’éleva brièvement de l’immense tas de chairs molles encombrant la crypte éventrée.
Girthee se prit à en étudier les frémissements, les ondulations anarchiques. Tout une vie de conditionnement dès l’enfance à considérer ces choses comme l’incarnation d’un mal absolu et absolument étranger avait laissé en lui une répugnance instinctive, qui remontait parfois en bouffées de fascination morbide. Girthee aurait volontiers sacrifié une ou deux planètes et tous leurs habitants pour avoir la possibilité de disséquer un être de cette sorte et en comprendre l’intime fonctionnement. Mais cantres et diacres incinéraient systématiquement les Archontes qu’ils parvenaient à abattre, car « le mal, tu le feras périr et disparaître par la flamme, et tu le passeras au feu jusqu’à ce qu’il n’en reste que cendre, bientôt dispersée au vent ».
Girthee esquissa un sourire. Il y avait tant d’années qu’il avait tourné le dos au Catéchisme, et pourtant celui-ci continuait d’habiter son esprit et y resterait gravé jusqu’à la mort et peut-être même au-delà. Toute une vie de conditionnement et de bourrage de crâne.[/quote]

bon, j’ai renvoyé le manuscrit à l’éditeur, après les ultimes réglages.

à présent, c’est entre les mais d’une puissance supérieure à la mienne, quoi.

[quote=“Nikolavitch”]bon, j’ai renvoyé le manuscrit à l’éditeur, après les ultimes réglages.

à présent, c’est entre les mais d’une puissance supérieure à la mienne, quoi.[/quote]

Dans les tentacules, pas les mains (enfin, ici les “mais” !)

Eschatôn sortira le 3 juin 2016. Mise à jour de la présentation avec le prix et la pagination du roman.

Hum … la pression, Alex ?
Ou pas plus que d’hab’ ?

un peu plus que sur un album de BD, oui, vu que c’est un exercice nouveau pour moi…

Donc, faut éviter de faire un compte à rebours dans ce topic …

on est à -63, là, c’est ça ?

C’est ça !

(va falloir que je pense à venir tous les jours maintenant !)

Gros chien noir/penser à l’affamer/affuter les crocs

-62 croquettes !

-60, ça caille …