ET LORSQUE MA VENGEANCE S'ABATTRA SUR VOUS (Gus Moreno / Jakob Rebelka)


*couverture à venir

Et lorsque ma vengeance s’abattra sur vous

Peut-on exorciser le monde pour le sauver ?

Le Père Barrera est un prêtre en disgrâce, hanté par son rôle dans la mort tragique d’un enfant. En pénitence, il est exilé sur l’île reculée de Puerto Cristina, en Amérique du Sud, pour devenir l’apprenti de l’énigmatique Père Stygian, un exorciste controversé.

Généralement formés au Vatican, ce n’est pas le cas de Stygian qui a sa propre façon de traiter avec les démons à l’aide de méthodes datant d’avant même la fondation de l’Église.

Alors que Barrera cherche à percer les mystères des étranges pratiques de Stygian, il découvre une île infestée de phénomènes démoniaques et surnaturels.

Que signifient ces possessions et quel est leur lien avec ce mystérieux patient hospitalisé, plongé dans le coma depuis près d’un demi-siècle sans vieillir d’un seul jour ?

Jakub Rebelka ( Le Dernier Jour de Howard Phillips Lovecraft, Judas, Origines) revient accompagné du romancier Gus Moreno (Après toi, les ténèbres) pour un récit de rédemption glaçant.

  • ASIN ‏ : ‎ B0FRF7MK7C
  • Éditeur ‏ : ‎ 404 Editions
  • Date de publication ‏ : ‎ 29 janvier 2026
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée ‏ : ‎ 140 pages

Intéressant.

La couverture (image via comicsblog) :

Donc, là, on a une histoire d’exorcisme… qu’on démarre en mode local, pour finir de manière un plus gros qu’on ce qu’on aurait pu imaginer au départ.
Moreno démarre son récit par une belle horreur (je ne sais pas s’il y a une métaphore ou un message derrière, mais moi j’y vois que l’Eglise ne va surtout pas lâcher son berger même dans des cas extrêmes… c’te grande muette qui ne dit pas son nom, je vous jure).
Donc, en fait, le mec qui fait une horreur (peut être malgré lui, apprendra-t’on plus tard) est envoyé comme apprenti exorciseur auprès d’un maître (non, y aura pas d’épée laser - ou alors peut être sous la soutane - juste une seringue) et il se retrouve embarqué dans un truc plus gros qu’on ne voyait pas forcément venir.
On a là un truc calibré pour être un film, ça fait penser à pas mal de choses (mais pas à l’Exorciste), tout en ayant sa propre identité, grâce au graphisme. C’est surtout la fin qui donne ce drôle de goût, comme si le Mal ne peut pas être indéfiniment enfermé (à l’instar de ce qu’on vit politiquement dans le monde aujourd’hui, qui rappelle de vieux souvenirs au Monde). Je ne sais pas si c’est ce qu’a voulu évoqué l’auteur.
On peut aussi dire que l’enfer est pavé de bonnes attentions … bref, la conclusion fait un peu réfléchir. Je ne sais pas si Moreno a prévu éventuellement une mini-série supplémentaire.

C’est, je pense, le premier ouvrage que je lis avec Rebelka au dessin. C’est assez racé, pas très propre à souhait, avec des trombines qui vont bien. Il y a aussi une forme d’expressivité intéressante, avec des perso qui le sont beaucoup, et d’autres qui le sont pas du tout, mais qui est quand même une forme d’expressivité en fait (je me demande s’il ne sait pas appuyé sur Morgan Freeman). J’aime bien aussi cette dualité de deux perso principaux, dont l’un est noir et l’autre est sud-américain… ça semble plutôt cohérent vu comment on trouve du catholicisme partout, même si le cardinal est un ventripotent blanc (et peut être européen)… qui se sert de ces deux acolytes comme arme de l’Eglise. Mais au moins, le premier « vilain » est un vieux blanc européen.
(je me faisais peut être - sûrement - des idées et que tout ça est un pur hasard).

Alors, est-ce que c’est bien, est-ce que je le conseillerais ?
J’en sais rien, c’est bien raconté et j’aime bien ce genre de graphisme à la gueule cassée. Ce qui est sûr c’est que qui aime bien les histoires d’exorcisme devrait être servi ici. Y a pas de faux-semblant sur le sujet.

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Et pour les quelques fans de la dessinatrice DaNi, une couverture alternative du 2ème épisode US