Tyler Shainline est issu de la famille d’assassins la plus dangereuse au monde. À 13 ans, il rejoint naturellement la prestigieuse école Five Weapons, où sont formés les meilleurs assassins, la crème de la crème du meurtre. À son arrivée, on lui demande de choisir sa spécialité parmi les cinq disciplines : bâtons, lames, arc, armes à feu et armes exotiques. Mais Tyler refuse de choisir parmi ces options : sa seule arme sera son esprit aiguisé. Cela lui suffira-t-il pour survivre dans cette école de la mort ?
Tiens, ça j’ai lu en VO, et c’est assez sympa. Le contexte est plutôt original (c’est un peu comme ça que je m’imaginerais l’école des assassins dans les Annales du Disque-Monde), et il y a quelques coups de théâtre bien vus. Après, les dessins de Jimmie Robinson sont un peu particuliers et ne plairont sans doute pas à tous. C’est le mec qui avait fait Bomb Queen aussi, il me semble.
Et puis dernier point non négligeable : faute de public, la série s’est achevée dans la débandade et sans que l’auteur ait pris soin de tout résoudre, donc la fin peut laisser un goût amer.
Je suis pas sûr que ce soit cool pour le lecteur à long terme.
Il y a encore un an ou deux, on a assisté à une flambée des prix dans les achats de droit (ça arrive à chaque fois qu’il y a un gros acteur qui entre sur le marché). Donc, pour l’éditeur, les bouquins coûtent plus cher (plus grosse avance et/ou plus gros pourcentage pour l’ayant-droit, qui a fait monter les enchères, ce qui est légitime, mais un peu con-con).
Résultat, l’éditeur doit éponger ses frais. Alors il peut déjà essayer de réduire les autres postes, mais il se heurtera aux réticences de tous ses partenaires (traducteur, lettreur, imprimeur, papetier…). Il peut ensuite songer à augmenter sa marge en gonflant ses prix, mais là, faut qu’il amène une plus-value (reliure cartonnée, grand format, ce genre de choses). Il rentre alors dans une équation complexe qui rend le bouquin peut-être plus difficile à rentabiliser…
Et s’il n’arrive pas à le rentabiliser, et si jamais la série est un peu longue, il n’est pas impossible que la série s’arrête. Ce qui n’est pas cool pour le lecteur francophone, qui n’a pas la fin des séries qu’il a suivies.
(Moi, je m’en fous, je lis en VO, gniark gniark gniark…)
Alors je dresse un portrait dramatique d’une situation qui n’en est pas encore là, mais il est clair que les nombreux intervenants du marché font, par leur seule présence, monter les enchères. Parfois sur des titres qui en plus ne le méritent peut-être pas. Et rendre des bouquins difficiles à rentabiliser, c’est pas sain.