FLASH GORDON (Frederick Stephani)

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REALISATEUR

Frederick Stephani

SCENARISTES

Frederick Stephani, Ella O’Neill, George H. Plympton et Basil Dickey, d’après le comic-strip de Alex Raymond

DISTRIBUTION

Buster Crabbe, Jean Rogers, Frank Shannon, Charles Middleton…

INFOS

Serial américain
Genre : science-fiction
Année de production : 1936

Pour alimenter la demande de plus en plus importante en serial, ces « films à épisodes » qui étaient projetés en avant-première des séances principales entre un dessin animé et les infos du jour, le studio Universal a acquis en 1934 les droits cinématographiques des comic-strips les plus populaires du King Features Syndicate. Tous les genres étaient représentés, de l’espionnage à la guerre en passant par la science-fiction avec des titres comme Secret Agent X-9, Tailspin Tommy, Jungle Jim, Ace Drummond…ou encore le Flash Gordon de Alex Raymond. Le serial était d’ailleurs le format adapté à la nature feuilletonesque de ces bandes dessinées : les strips étaient dans les journaux tous les jours et les serials étaient sur les écrans chaque semaine.

La Universal a beaucoup misé sur Flash Gordon, avec une importante campagne publicitaire (et même dans des journaux qui ne proposaient pas le comic-strip) et un budget un chouïa plus élevé que la moyenne des serials, plus de 350.000 dollars (pas non plus une fortune). Ce qui n’a pas empêché le studio de recycler bon nombre de ses décors existants, les serials étant connus pour leur économie. Les fondus du cinéma de genre des années 30 reconnaîtront ainsi des endroits et des accessoires vus dans Frankenstein, La Momie, La Fille de Dracula et Notre-Dame de Paris.

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Je n’ai pas lu les premiers strips de Flash Gordon mais après une petite recherche, le premier chapitre du serial est assez fidèle à la bande dessinée, avec cette planète mystérieuse menaçant la Terre de collision, provoquant mouvements de panique et catastrophes. Après avoir échappé au crash de leur avion, Flash Gordon et Dale Arden rencontrent Hans Zarkov, un savant un peu dingue qui les oblige à s’envoler avec lui vers la Planète Mongo. Le point de départ d’une aventure en 13 chapitres qui ne manquent pas de péripéties.

Flash, Dale et Zarkov se feront de nombreux amis et ennemis dans leur lutte contre Ming l’Impitoyable…et il y a ceux dont la loyauté ne cesse de changer comme la princesse Aura, fille de l’Empereur. Chaque épisode de 15 à 20 mn fonctionne sur le même principe, en se terminant sur un cliffhanger et si le récit n’évite pas les maladresses et les répétitions (le point faible de tous les serials que j’ai pu voir), il est aussi empreint d’un sens du merveilleux bricolé avec les moyens du bord qui a toujours son charme (et qui a notamment influencé un certain George Lucas pour sa saga des étoiles).

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S’il n’était pas l’acteur le plus expressif qui existe (en même temps, ce n’est pas ce qu’on lui demandait), Flash Gordon a fait de l’athlétique Larry « Buster » Crabbe une star de la série B et un spécialiste des serials puisqu’il a joué dans neuf de ces films à épisodes. Jean Rogers est une très jolie Dale Arden, mais son personnage est mal écrit et vire rapidement au cliché de la demoiselle en détresse. Face aux têtes d’affiche, Charles B. Middleton compose un méchant d’anthologie avec son portrait de l’Empereur Ming.

Flash Gordon fut l’un des serials les plus rentables de l’année 1936. Buster Crabbe a donc repris le rôle à deux reprises, dans Flash Gordon’s Trip to Mars (15 chapitres) en 1938 et Flash Gordon conquers the Universe (12 chapitres) en 1940. Et entre les deux, il a également personnifié un autre célèbre héros de science-fiction dans le serial Buck Rogers en 1939.

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L’animateur Robb Pratt s’est inspiré du titre du deuxième chapitre du serial pour son fan-film animé Flash Gordon Classic :