FRANKENSTEIN 1918 - Johan Heliot (L'Atalante)

FRANKENSTEIN1918

Présentation de l’éditeur
Grande Guerre, 1914. Après un premier engagement désastreux, les Anglais décident l’opération Frankenstein : plutôt que de construire des chars, on créera de la chair à canon. A partir des archives du fameux docteur et grâce à la production d’électricité à présent industrialisée, des unités de soldats pou- vant être sacrifiés sans remords seront fabriquées les champs de bataille du nord de la France fourniront la “matière première”. Winston Churchill est nommé responsable de l’unité de recherche sur la régénération. Les “frankies” vont faire leurs preuves sur le terrain, mais la société se partage entre pro et anti. L’opération finalement interrompue, l’un d’eux, Victor, échappe au massacre puis est secouru par Marie Curie qui le rend à la vie consciente grâce aux radiations. Réfugié dans les décombres de Londres, qui a été détruite et rendue inhabitable par un bombardement à l’arme chimique, Victor retrouve le laboratoire où il est né, y recueille Churchill et engage un combat pour l’émancipation des siens. C’est là qu’un jeune couple, elle, résistante à l’occupation, lui, historien, finit par le retrouver en 1958, dans l’espoir de lever le voile sur ce versant secret de l’Histoire que la censure en vigueur ne suffit pas à expliquer.

Biographie de l’auteur
Né en 1970, Johan Heliot se consacre pleinement à l’écriture depuis 2002, après avoir enseigné l’histoire en lycée. Il habite désormais à Epinal. Auteur d’une soixantaine de nouvelles et de plus de trente romans, il écrit dans tous les genres de l’imaginaire avec une prédilection pour l’uchronie.

Broché: 245 pages
Editeur : L’Atalante Editions (20 septembre 2018)
Collection : La Dentelle du Cygne
Langue : Français
ISBN-10: 2841728714
ISBN-13: 978-2841728718
Dimensions du produit: 20 x 2 x 14,5 cm

Si les producteurs de cinoche avaient la bonne idée de le prendre comme scénariste (au moins pour les concepts).

Heliot, en général, c’est de la méga-balle.

Jim

Super concept.

Mais, à mes yeux en tout cas, dont le rendu est assez laborieux, voire d’une lecture ennuyeuse. La présentation de l’éditeur (ci-dessus) est très supérieure à ce que Johan Heliot en fait. Du moins de ce qui en ressort de ma lecture.
Cela dit la fin me fera peut-être revoir mon jugement, car pour l’instant j’ai méchamment calé.

Ha-ha, mon intérêt joue aux montagnes russes !

L’avis d’Arty est toujours un avis autorisé. Hugh !

Tout dépend de ce que le titre t’évoque. Et de tes attentes par rapport à cela.

Mais pas forcément juste. [-_ô]

1 J'aime

Je finis la bio de Jack Vance et j’attaque ça.

Jim

J’ai repris la lecture (ayant retrouvé le bouquin dans une pile où il avait été délaissé), et j’ai dévoré une centaine de pages sans m’en rendre compte.
Le roman alterne différents types de documents. Principalement, les mémoires de Winston Churchill, qui chapeaute le projet des « Frankies » en 1914, et les notes d’un historien chercheur qui, en 1958, retrouve ces papiers et découvre la vérité historique derrière la propagande. Entre deux, on a droit aussi aux souvenirs de « Victor ». La première tranche de ces évocations est d’ailleurs très longue, narrant son second éveil, la première mission d’entraînement de son commando (qui fait penser immanquablement à celle des Douze Salopards), puis leur rôle dans la guerre face à l’ennemi prussien. Tout cela menant à la prise de conscience, par Victor, du cynisme du monde des humains.
C’est plutôt bien troussé, Héliot parvenant, selon moi, à donner une voix différentes à Churchill, à Victor (qui a des accents romantiques) et au chercheur. Quelques passages sont un peu longs, notamment certains situés en 1958, là où peut-être un peu plus de matière aurait été la bienvenue dans la partie Churchill.
Mais franchement, pour l’instant, à la moitié du roman, je suis plutôt content.

Jim

Ho, j’avais oublié, ça.

J’avais vu tes commentaires, et je me suis dit que je n’allais pas attendre d’avoir fini le roman pour relancer le sujet.

Jim

Merci.
Mais ni mon banquier, ni ma femme, ni ma pile de lectures ne te remercient, eux. :smiley:

Fais-leur la bise, ça ira mieux.
:wink:

Jim

Trop peur que ma pile me tombe dessus !

Ça, ça m’est déjà arrivé…

Tori.