C’est dommage de ne pas pouvoir voir ça en salle.
Alors que le Dracula est “exclusivement en salle”.
Remercie Netflix
J’ai presqu’envie de les remercier oui, parce que le film peut être vu. J’imagine que c’est une prod’ Universal, et qu’il y a un deal sur l’exclusivité du film.
L’échec de The Nightmare Alley a dû être la douche froide, et qu’un projet comme Frankenstein semble risqué pour le studio (pourtant, il y a eu Nosferatu, et là, le Dracula de Besson), ça fait réfléchir . Bref. Il y a forcément des choses qui me sont complètement obscurs, Netflix ne pratique pas de sortie salle, mais au moins, le film peut exister.
En fait Netflix pratique bien des sorties en salle en US, aux dernières nouvelles. Ils ont quelques salles et font des sorties techniques afin d’être dans la course aux Oscars. Aux dernières nouvelles bien sur.
Je crois qu’il y a d’autres pays dans le monde où Netflix à déjà sorti des films en salle (le Roma d’Alfonso Cuaron) mais pour la France, Netflix ne veut pas sortir de film puisqu’il ne pourrait pas les exploiter dans le délai qu’il souhaite compte tenu de la chronologie des médias.
OK. Merci pour ces éclaircissements.
Il sortira finalement bien en salle. Le 17 octobre en salle et le 7 novembre sur Netflix. Excellente nouvelle !
Ho ? Mais comment se fesse ?
edit : ha ok. Le 17 octobre en salle….aux US (sortie limitée pour les Oscars Isaac)
Magistral!
(je peux aussi avoir un avis tranché, dans l’autre sens!)
Pareil. J’ai passé un bon moment.
C’est marrant, parce que je me disais qu’en 2025, l’histoire dramatique du pauvre Victor Frankenstein - héros Faustien de sa propre déchéance - aurait du mal à être raconté sans prendre des libertés avec l’oeuvre - pourtant nuancée de gris - de Shelley (inversion du rôle du bourreau, tout ça), et le film ne m’a pas détrompé. Victor Frankenstein y est décrit comme le seul véritable monstre immonde et immorale, toxique, retranché de la cellule familiale, égotiste exacerbé, convoiteur, aux remords très tardifs, etc. Bref, on a pris le héros dramatique du livre et on lui a fait un coup de “balance ton porc” jusqu’à l’essorage. C’est assez logique, en soit. C’est d’époque. Je ne sais pas si une version plus fidèle aurait pu fonctionner. Moi-même en lisant le bouquin, j’avais du mal a me prendre d’affection pour le personnage (qui est pourtant loin d’être aussi imbuvable).
Après, Guillermo convoque différentes versions du Monstre de Shelley dont le “zombi électrique” de la Hammer. Il fait sens aussi que le Victor “Savant Fou” soit de la partie.
Ha Je ne l’ai pas interprété comme ça. C’est dans la thématique de Del Toro : le monstre est humain, et porte en lui les cicatrices psychologiques du père. Comme le Capitaine Vidal dans le Labyrinth de Pan par exemple. Je n’y vois pas vraiment de lien avec notre époque, plus une réappropriation personnelle (donc thématique) où l’on peut répéter des actes et des comportements dont on a pu être victime auparavant parce qu’il y a une véritable reconstruction de soi à effectuer . La reconstruction passe aussi par la créature : un assemblage que Victor tente d’amener à une certaine perfection, sa perception de la perfection, qu’il reconnaîtra après toutes les épreuves qu’il traversera (qui passe aussi par la symbolique de la déconstruction physique : la jambe)
Cela rend l’histoire forcément tragique, presque mythologie, donc universelle.
Un chef d’œuvre instantané pour moi.
Chef d’œuvre, je ne sais pas mais je comprends l’engouement. Je place Del Toro comme un grand des grands. Je suis sorti en pleurant de la séance du Labyrinthe de Pan. Cronos et La Forme de l’Eau se placent pas loin. Même quand le gars fait du cinéma “pop corn”, il te retourne tous les blockbusters du milieu. Pacific Rim est un bel exemple de la pertinence des visions du réal ; “je prends tous les éléments d’un Gundam Wing puis je vous le mâtine de Lovecraft parce que j’aime bien” et hop ! meilleur film d’action de tous les temps. Et avant ça, Blade II (qui tient encore bien sur ses guiboles) ou les Hellboy faisaient déjà le taff. Sans parler de son incursion dans l’animation “à la Laika” avec Pinochio qui est une belle claque visuelle.
On ne pourra, toujours, que regretter le fait qu’il n’ait jamais pu adapter At The Mountain Of Madness tellement on sent le projet passion.
Je dirais même que le film le plus intéressant de la saga du Seigneur des Anneaux - le premier The Hobbit - est sans doute le film le plus gourmand et le mieux fichu parce que Guillermo Del Toro avait égrainé les meilleures idées en terme de rythme.
Mais oui, il est très bien son Frankenstein mais je le place plutôt du coté de Crimson Peak. Et effectivement, mon idée sur une adaptation d’époque fait plutôt parti du zeitgeist que de la volonté de l’auteur.


