GÉNÉRATION BODY HORROR (Fleur Hopkins-Loféron / Morgane Caussarieu)

Quelques photogrammes chastes, empruntés au corpus, pour échapper à la censure.

Il y a aussi plus subtile et pas compris cette pochette qui m’a interpellé à un moment donné quand j ai scruté cette image… j’ai eu un choc


Avec des titres comme Lucifer entre autres… je ne sais pas si l’album parle de beauté intérieure mais la pochette m’est considérée comme head horror…

Pourquoi ?

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Regarde bien la pochette. Scrute-la même ! Et tu comprendras. (Tu peux l’agrandir aussi)

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Effectivement, on ne le voit pas en regardant rapidement :wink:

Sinon, j’ai récupéré mon exemplaire samedi dernier.
J’ai commencé (une trentaine de pages) et ça a l’air très chouette.
C’est mi-foutraque, mi-organisé. On sent bien la dualité du projet!

Ce qui est bien, c’est que le spectre est large : cinéma naturellement mais aussi littérature et BD.

Génération Body Horror

Julia Ducournau et Coralie Fargeat ont électrisé la critique et remis au goût du jour le genre du body horror, longtemps fief masculin considéré comme outrancier, à travers des oeuvres-cultes comme La Mouche de David Cronenberg et Society de Brian Yuzna. C’est parce que l’horreur corporelle possède une histoire bien plus riche que ces seuls noms illustres, en littérature comme au cinéma, que le projet d’écrire Génération Body Horror s’est imposé aux passionnées d’horreur Morgane Caussarieu et Fleur Hopkins-Loféron. Leur projet à quatre mains porte une ambition assumée : explorer l’histoire de l’horreur viscérale dans ses moindres recoins, du XIXe siècle à nos jours, exhumant au passage des pépites méconnues, mais aussi interroger combien cette grammaire du corps se donne à voir, ces dernières années, comme un territoire privilégié pour penser la marginalité et laisser exploser sa rage. Morgane Caussarieu est une des grandes voix de l’horreur en France. Elle revisite et modernise à travers ses fictions, comme Dans tes veines, Vertèbres ou bien encore Festin de larmes (avec Vincent Tassy), les grands mythes de l’imaginaire, du vampire à la vouivre. Historienne des arts et chercheuse indépendante, Fleur Hopkins-Loféron est une grande spécialiste de la pop culture et l’autrice de plusieurs ouvrages de référence dont Voir l’invisible. Histoire visuelle du mouvement merveilleux-scientifique (1909-1930) et Dark romance : guide amoureux.

  • Éditeur ‏ : ‎ ActuSF
  • Date de publication ‏ : ‎ 19 février 2026
  • Édition ‏ : ‎ Illustrated
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée ‏ : ‎ 450 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2376867169
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2376867166
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 476 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 20 x 3 x 19 cm

Ça débute très bien, ce pavé (car c’est un bébé bien dodu).
Après un préambule pas mal, un petit peu vague (mais les intros ne sont pas toujours le fort des bouquins de FHL), quand on commence à entrer dans le vif du sujet, ça devient très chouette. On retrouve ses obsessions sur le regard, la fameuse « pulsion scopique ». Et une partie des premiers exemples autour de cette notion floue qu’est l’âge d’or du body horror permette de mettre en exemple l’aspect méta (du latex, entre autres). Et moi, quand on me parle méta, hein…

Ah, et puis on apprend, au tout début, que Morgane Caussarieu dirige une anthologie horrifique à paraître chez Delcourt. À surveiller, donc.

Jim

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