GREEN BOOK : SUR LES ROUTES DU SUD (Peter Farrelly)

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DATE DE SORTIE FRANCAISE

23 janvier 2019

REALISATEUR

Peter Farrelly

SCENARISTES

Nick Vallelonga, Brian Hayes Currie et Peter Farrelly

DISTRIBUTION

Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini…

INFOS

Long métrage américain
Genre : comédie dramatique
Année de production : 2018

SYNOPSIS

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune.

La bande-annonce :

Ça buzze pas mal autour du film ces jours-ci, côté anglo-saxon… et pas qu’en bien.

Primé à Toronto et aux Golden Globes, et bien placé, selon les rumeurs, dans la course aux Oscars, Green Book n’a pas que des choses à gagner d’une telle mise sous les projecteurs. Le principe même d’un feel-good movie à l’hollywoodienne sur fond de Sud raciste et de ségrégation était déjà, en soi, périlleux. Le résultat, qui se complait apparemment dans le syndrome du “white savior narrative”, fait grincer quelques dents. Et la mise en lumière de la genèse même du film alimente maintenant les critiques…

Si son inspiration revendiquée, pour son principal scénariste Nick Vallelonga, consiste dans les “histoires qu’on-ne-pourrait-pas-inventer” jadis racontée par son père Tony Lip, le hic est que la famille de Don Shirley, elle, n’a pas du tout été impliquée à quelque moment que ce soit dans la production (en fait, le principal intéressé, de son vivant, aurait même refusé tout net de donner son aval au projet du film). Et qu’ils ne sont ni ravis de la façon, apparemment franchement réductrice, dont Shirley est portraituré dans le film, ni vraiment convaincus par cette “belle histoire d’amitié” — dans les faits, il semblerait plutôt que la relation entre Shirley et Lip aurait été aussi strictement professionnelle que brève, le premier ayant viré le second au bout de quelques semaines.

Pour ajouter au cocktail, quelques vieux tweets islamophobes de Vallelonga et le passé de “farceur” de Farrelly (par quoi il faut entendre qu’il aimait vraiment beaucoup montrer ses parties génitales à ses actrices) sont également en train de remonter à la surface.

Ah, qu’il est dur de faire rêver…!