Âpre à lire.
L hommage à la sf anglaise peut justifier en parti l aridité des episodes mais en.parti seulement. Il ne s agit pas ici de jouer sur la corde super héroïque ni de réinventer le genre. Pas d imagination débridée donc, les concepts, à l image de l univers d antimatière, sont basiques, traités comme tel, comme des faits bruts du genre, dont nulle modernisation n est attendue.
Quelque part dans le run de Batman, le scénariste semble s être lassé du genre. L amertume domine devant sa répétition. Là où depuis mentallo, la figure imaginaire du super héros brillait de toujours vaincre, elle se ternit désormais de n aller nulle part.
Le personnage de jordan est ici retravaillé pour etre le véhicule de ces thématiques. Il reve d ailleurs, il etouffe sur la terre des super heros, il a eu, comme l ecossais, tous les honneurs, il n en attend plus rien.
Rarement une figure prismatique de superman aura été aussi mal traité par l ecossais que dans les pages de ce tome 4, à l image de la terre alternative dans le tome 3, prise dans des crisis sans fin, rien ici de super héroïque n est vu positivement.
Ce n est pas pour rien que l ennemi final, qui est annoncé depuis le début, s avére être un empire parasite dont l armée est faite de jouets, pas insignifiant non plus que hal n est d autre choix pour le contrecarrer que de relancer le temps arrêté qui préservait son lieu de vacances à jamais figé dans une époque de chevalier et de jeux de rôle.
Une nouvelle fois, morrison semble hurler qu il faut arrêter de lire les histoires de super héros, arreter de le lire, arrêter d ecrire peut etre même.
Relancer le temps, grandir ? Même cela ne sera pas une solution, fait il dire à jordan, les mêmes erreurs se répétant de génération en génération.
A quoi bon donc ? Hal jordan le sait qui s envole solitaire, sans but et sans espoir mais pas sans volonté.