HOLMES & WATSON (Etan Cohen)

Will Ferrell et John C. Reilly vont à nouveau faire équipe…et ce ne sera pas pour une suite de l’hilarant Frangins malgré eux (photo ci-dessous).

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Alors qu’il développe actuellement avec Sacha Baron Cohen une adaptation de Mandrake le Magicien, le scénariste et réalisateur Etan Cohen retrouvera d’abord Will Ferrell, qu’il avait déjà dirigé dans sa première réalisation Get Hard, pour une réinterprétation comique des exploits des célèbres détectives créés par Arthur Conan Doyle.

Dans cette nouvelle version, Will Ferrell sera Sherlock Holmes et John C. Reilly incarnera le fidèle docteur John Watson.

Le tournage débutera en janvier 2017.

Ralph Fiennes et Hugh Laurie ont rejoint la distribution. Leurs rôles n’ont pas été communiqués.

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Moriarty et Mycroft ?

L’acteur jouant Lestrade est connu ?

Tori.

Oui, Lestrade est interprété par l’acteur gallois Rob Brydon :

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Ah, merci.

Tori.

C’est fou mais comme ça, à froid, je les imagine pas du tout en Holmes et Watson les deux zygotos là…

Bon après faut voir, on peut être agréablement surpris !

Et je confirme : Ralph Fiennes est Moriarty et Hugh Laurie est Mycroft Holmes.

Holmes & Watson sortira aux Etats-Unis en novembre 2018.

Ci-dessous, deux photos de tournage :

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Putain, j’ai hâte !!
“Get Hard” n’est pas le plus subtil des Will Ferrell-flicks, mais c’est quand même un bon cru. Et puis ce duo Ferrell/Reilly, c’est quand même “Ricky Bobby, roi du circuit” et “Frangins malgré eux”, soit les films les plus drôles des années 2000…

Première image :

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La bande-annonce :

Sur le site (plutôt recommandable d’ailleurs) consacré à l’héritage cinéphilique du regretté Roger Ebert, ce « Holmes and Watson », proprement éreinté, comme un peu partout sur le net d’ailleurs, est carrément présenté comme le plus mauvais film de l’histoire du cinéma reposant sur la figure du plus célèbre des détectives…
Faudrait peut-être pas pousser.

Certes, « Holmes and Watson » est loin de valoir les chefs-d’oeuvre du duo Will Ferrell/John C. Reilly orchestrés par Adam MacKay. Certes, le film est plutôt paresseux et subit une sévère décompression narrative passé son premier tiers (hilarant). Certes, les gags poussifs s’accumulent un peu trop pour le bien du film.
Tout ceci étant posé, c’est quand même loin d’être la purge décrite un peu partout.

Il y a un coté un peu bricolé et expédié dans la mise en scène, malgré l’ampleur du budget (très confortable manifestement) mais c’est à se demander si les films comiques reposant comme ici beaucoup sur les improvisations des acteurs principaux peuvent affecter une forme « cohérente » et « posée ». Leo McCarey, réalisateur de films avec les Marx Brothers, disait qu’avec des acteurs pareils il était impossible de s’en tenir à ses plans quand on les mettait en scène : il était trop tentant de déroger au plan de travail pour faire de la place à leurs formidables digressions.
On peut imaginer qu’Etan Cohen, toutes choses égales par ailleurs, s’est un peu heurté au même problème.

Ferrell est toujours aussi drôle, affublé ici d’une préciosité toute britannique et caricaturale à souhait, et John C. Reilly est tellement drôle qu’il n’a pas à rougir de la comparaison avec celui qui est probablement le plus grand comique en activité à Hollywood.
Tout ne vieillira pas bien dans ce film, et notamment les blagues sur les selfies et autres SMS à la mode victorienne, mais quand le film s’aventure sur des blagues « rétroactives » comme celles sur le Titanic ou la médecine barbare du XIXè siècle (« il ne reste plus rien à apprendre en la matière », fanfaronne Watson), c’est très drôle.

Et puis quand même, le film se paye le luxe d’un twist à ma (maigre) connaissance inédit dans tout le corpus holmesien, réellement surprenant…
Pas un grand film, looooooooin de là, mais je me suis marré comme un bossu, perso. Bon, surtout pendant la première demi-heure, pour être franc.