HORACE & PETE (Louis C.K.)

La succession douloureuse d’un bistrot miteux et emblématique de Brooklyn, Horace and Pete. Fondé en 1916 et légué de pères en fils et d’oncles en cousins, ce bar à l’ancienne refuse les téléphones portables, ne sert pas de cocktails et fout à la porte les hipsters du Williamsburg voisin.

Sans faire de promotion, Louis C.K. (Louie) a proposé en téléchargement légal sur son site le premier épisode de sa nouvelle série Horace & Pete. Un deuxième épisode suivra dans les jours qui viennent.

[quote]CREATEUR

Louis C.K.

DISTRIBUTION

Louis C.K., Steve Buscemi, Edie Falco, Alan Alda, Jessica Lange, Steven Wright…

INFOS

Série américaine
Genre : comédie
Format : 67 mn[/quote]

Beau casting.

A noter que Louis C.K. est aussi le producteur de la sympathique série Baskets, comédie misérabiliste sur un pauvre glandu (excellent Zach Galifianakis) qui essaie de devenir Clown artistique dans une Amérique profonde.

Cool, deux bons tuyaux d’un coup d’un seul. Merci les gars.

Un prêté pour un rendu.

Louis C.K. a annoncé que le 10ème épisode de Horace & Pete (une série lancée je le rappelle sans promotion et directement sur son site internet…ce qui ne lui a pas permis pour le moment de faire des bénéfices) sera le dernier.

J’ai vu le premier épisode (facilement visible, les autre c’est plus dur j’ai l’impression) : voilà une proposition de série pour le moins singulière, pas vraiment conçue pour plaire à tout le monde.
Le dispositif est ultra-théâtral, et on devine d’ailleurs que les prises sont rares voire uniques : les petits décadrages et dézoomages un brin incontrôlés en témoignent, ainsi que les prises de son, parois très “raw”. Un décor quasi-unique donc (le fameux bar), pour une comédie douce-amère, parfois cruelle, sur le temps qui passe, facilement traduisible en “c’était mieux avant” mais le discours de Louis CK est en fait beaucoup plus complexe que ça…
Le gros atout du show, c’est cette formidable brochette d’acteurs, de Louis CK lui-même à Steve Buscemi, en passant par Jessica Lange. Touchants au possible, ils sont tous épatants.

Attention quand même aux allergiques des rythmes neurasthéniques : c’est très peu dramatisé, très lent et ça repose sur 2 ou 3 axes de caméra à tout casser. Spécial donc, mais assez précieux aussi.
J’en serai pour la suite.