Jim
Jim
Une thèse sur l invasion Britannique via vertigo soutenue à l université de Bordeaux par Isabelle Licari Guillaume
https://hal.science/tel-01677438/document
et des articles
Il y a pas que du Risso là dedans.
C’est lui qui a pris le tube d’UHU.
Je comprends pas.
Déjà, on peut le copier ici.
Jim
Waiting…
La date de sortie du 1er omnibus en VO a été repoussée à l’été prochain.
Oui.
Alors vo ou poursuite de l attente pour une hypothétique vf avec une meilleur edition ?
Démarchage téléphonique (De Swamp Thing à Vertigo) :
"Mais quel rapport entre le coup de fil de Wein et Vertigo, rapport que je mentionnais en début d’article ? (oui, Tonton Lavitch, peut-être que les herbes de ta pipe n’étaient pas seulement que du tabac dans ta tabatière-Ndr) Si Moore et Wein continuent à travailler ensemble (Wein sera editor sur Watchmen, rien que ça), le barbu bougon servira de tête de pont à toute une cohorte d’autres scénaristes anglais que Karen Berger ira chercher, au premier rang desquels Pete Milligan, Grant Morrison et Neil Gaiman.
Le run de Moore sur Swamp Thing servira d’ailleurs de gabarit, de méthode pour ces auteurs. Avant de les laisser créer leurs propres récits (comme le fera Milligan avec Enigma) ou s’emparer de grosses licences (comme le fera Morrison sur JLA ou les X-Men), on leur refilera des séries en perte de vitesse voire disparues pour les relancer avec un ton nouveau. Pour Milligan, ce sera le Shade the Changing Man de Steve Ditko, pour Morrison, Animal Man et Doom Patrol, et pour Gaiman Black Orchid et surtout Sandman."
Swamp Thing, c’est un truc écolo. Normal que ce soit recyclé©Vertigo
"Et examiner les débuts de Sandman à la lumière du Swamp Thing de Moore, c’est mettre le doigt sur l’apport de ce dernier. Sandman bâtit son récit sur toute une arrière court de personnages DC dont certains avaient été réactualisés voire créés par Moore : les « présentateurs » des titres horrifiques des années 70, les diverses itérations du Sandman, Matt Cable (réincarné en corbeau), John Constantine (création de Moore dans Swamp Thing), sans compter les apparitions pures et simples de super-héros comme Martian Manhunter ou Mister Miracle ou des villains comme Doctor Destiny. Gaiman (et à des degrés moindres Morrison et Milligan) s’insèrent dans la continuité méthodologique directe de leur précurseur.
Aucun de ces premiers titres de la « british invasion » ne coupe le cordon d’avec l’univers super-héroïque DC. Il faudra attendre la série Hellblazer, lancée peu après avec Jamie Delano au scénario pour paradoxalement commencer à prendre de la distance. Paradoxalement parce qu’elle raconte les aventures en solo de John Constantine, apparu dans Swamp Thing n°37 et que, dans l’esprit de Moore, Constantine s’intégrait pleinement à l’univers DC, au point qu’il en avait fait le pivot de sa maxi série/crossover Twillight of the Super-heroes qui ne se concrétisera hélas jamais."
Saturday Constantine Fever©Vertigo
"Constantine croisera encore des personnages DC comme Doctor Fate ou le Spectre dans les pages du Books of Magics de Neil Gaiman, jolie série se voulant un panorama des bas-fonds mystico-magiques de l’univers DC, mais aucun super-héros n’apparaîtra jamais dans les 300 numéros de Hellblazer (Il faudra attendre les New 52 de 2012 pour que Constantine réintègre l’univers DC).
Rapidement, ces titres à la marge montrent une grande vitalité créative et les ventes suivent, souvent auprès de publics alternatifs pas forcément passionnés par les super-héros, qui bientôt achètent les séries sur le seul nom du scénariste. Le niveau de liberté atteint par Moore pose néanmoins souci, au point que son successeur sur Swamp Thing, Rick Veitch, claquera la porte parce qu’on lui refuse une histoire mettant en scène Jésus.
Le divorce sera consommé en 1993, 10 ans après le coup de fil fatal de Len Wein, quand Karen Berger lancera le label adulte de DC, Vertigo, ouvrant un espace de liberté supplémentaire aux auteurs et officialisant la séparation de fait entre les univers. Si le Sandman version Gaiman peut apparaître dans les JLA de Morrison, c’est vraiment à titre d’anecdote. La règle, ce sont désormais des séries relativement indépendantes les unes des autres, en dehors de celles qui exploitent la mythologie liée au Sandman (The Dreaming, Lucifer, etc)."
Lucifer, dont le super-pouvoir c’est de faire des pigeons en ombre chinoise©Vertigo
« L’invasion des brittons aurait-elle eu lieu si Wein n’avait pas rappelé ? Allez savoir. Mais sans Moore et sa fontaine d’idées foutraques, sa capacité à rebondir avec génie sur tout et n’importe quoi et son caractère l’amenant à tout pousser dans ses derniers retranchements, les Morrison, Ennis et autres Ellis auraient-ils joui de la même liberté qui nous a donné Arkham Asylum, Preacher ou Transmetropolitan ? »
« I am the Watcher, and »… ah non, ça ne peut pas être un « What if ? ». Disons alors une « Imaginary Story ». Et comme dirait l’autre, « aren’t they all ? »
Une histoire qui a bien des marais©Vertigo
J’avoue que je suis insensible à Milligan.
J opte pour l omnibus vo de shade en juillet même s il est hors de prix.










