INHUMAIN (Valérie Mangin, Denis Bajram / Thibaud de Rochebrune)

Annoncé pour octobre dans la collection « Aire Libre » de Dupuis :

Un vaisseau spatial venu d’une arche de colonisation et en mission d’exploration s’écrase sur une planète-océan qui semble habitable. À son bord, une capitaine, une médecin, un anthropologue, un ancien militaire et Ellis, une androïde… Mais le pilote Miller ne survit pas au crash. Des aliens sous la forme de pieuvres géantes aident les rescapés à remonter à la surface et déposent le cadavre de Miller sur le rivage d’une île, au pied d’un volcan où surgit une foule d’humains. L’angoisse monte quand les naufragés réalisent que ce peuple accueillant et étrangement docile est aussi cannibale…
Comment ces humains, qui parlent pourtant la même langue, ont-ils pu se transformer en automates ? Alors qu’un membre de l’équipage est bientôt hypnotisé et enrôlé dans la secte, un voleur de sel scarifié disparaît dans la montagne et décide les autres à approfondir le mystère.

Elle a changé, M’dame Medusa.

INHUMAIN

Un vaisseau spatial venu d’une arche de colonisation et en mission d’exploration s’écrase sur une planète-océan qui semble habitable. À son bord, une capitaine, une médecin, un anthropologue, un ancien militaire et Ellis, une androïde… Mais le pilote Miller ne survit pas au crash. Des aliens sous la forme de pieuvres géantes aident les rescapés à remonter à la surface et déposent le cadavre de Miller sur le rivage d’une île, au pied d’un volcan où surgit une foule d’humains. L’angoisse monte quand les naufragés réalisent que ce peuple accueillant et étrangement docile est aussi cannibale…

Comment ces humains, qui parlent pourtant la même langue, ont-ils pu se transformer en automates ? Alors qu’un membre de l’équipage est bientôt hypnotisé et enrôlé dans la secte, un voleur de sel scarifié disparaît dans la montagne et décide les autres à approfondir le mystère.

Avec ce one-shot, le couple Mangin-Bajram revient à la SF d’exploration, en maîtres d’un genre qu’ils nourrissent de paraboles animées par le dessin vertigineux et fouillé de Thibaud de Rochebrune. Un récit grandiose construit à la manière d’une fable qui questionne l’humanité à travers le poids de la souffrance et le prix de la liberté.

  • PARUTION LE 02/10/2020
  • Genre : Aventure / Action / Science-fiction
  • Collection : Aire Libre
  • Age du lectorat : 15+
  • Etat de la série : En cours
  • Album cartonné - 104 pages en couleurs
  • Hauteur : 310 mm / Largeur : 237 mm
  • ISBN: 9791034733026
  • PVP : 24.95EUR

ça mérite quand même de s’y intéresser un peu …

Couverture de l’édition spéciale :

Jim

Bon, la librairie Racontars n’étant pas encore ouverte (fin octobre, d’après un message récent sur FesseBouc), je suis allé, l’âme en peine, filer quelques euros à la fniaque. Et sérieux, ils sont quand même pas doués. Les bouquins d’aujourd’hui, ils étaient entassés dans des cageots empilés près des rayons, avec personne pour les mettre en place. Bravo. Donc, quelque part dans le fatras, il devait y avoir quelques exemplaires de Don Vega. Pas trouvé (parce que oui oui, j’ai fouillé un peu, vu qu’il n’y avait pas de badge à l’horizon pour me faire les gros yeux). En revanche, j’ai trouvé Inhumain. Miam (et je suis reparti avec le troisième Renaissance, aussi, je vous en reparlerai).
C’est visuellement très bajramesque : des fonds colorés, souvent noirs, du rouge qui ressort intensément, ça ne dépaysera pas ceux qui apprécient Universal War (One ou Two). L’ouverture est doucement décompressée, ce qui permet de rentrer délicatement dans le récit. Tout cela promet une chouette lecture.

Jim

Rooooh, comme tu y vas … comme si ça arrivait souvent en fniacque … euh …

Ah ouais, quand même… Ils sont forts, à la Fédération des Nuls À Chier… ~___^

Tori.

Bon, au moins, ils ont tenu leur promesse en reprenant le personnel de l’ancienne librairie dont ils ont investi les lieux. Mais il y a quand même des soucis soit de motivation, soit d’organisation.

Jim

Bon, très sympathique album.
Tout commence avec une crise de folie collective qui provoque la chute d’un vaisseau spatial sur une planète perdue et inhabitée. Du moins en apparence puisque très vite les survivants de l’équipage découvre que l’océan regorge de formes de vie et que l’île sur laquelle ils accostent abritent une tribu visiblement sympathique, accueillante… et qui parle leur langue. Le lendemain, ils découvrent petit à petit les rites de la tribu en question, et commencent à soupçonner qu’il s’agirait de descendants de colons. Ils décident d’en savoir plus, d’autant que certains rituels heurtent leurs tabous profonds.
Commence alors une exploration qui les entraîne à la rencontre d’autres tribus et à la découverte des profondeurs insoupçonnées de cette civilisation inédite, au sens figuré mais aussi au sens propre, puisque le chemin les conduit vers le bas.
Le récit prend alors une tournure très symbolique, renouant avec des schémas anthropologiques identifiables (haut / bas, froid / chaud, paradis / enfer).Dépassant ce seul constat, les auteurs jouent sur la polysémie de la quête, la force symbolique de certaines images (la lave = l’enfer) étant assortie d’autres significations, que le lecteur découvrira.
C’est pas mal du tout, ça pose des questions intéressantes sur la liberté, sur les structures politiques, sur l’individu et le collectif… L’ensemble est plutôt bien troussé, avec notamment une conclusion un peu douce-amère, non résolutive au possible.
D’un point de vue formel, c’est chouette, malgré quelques petits défauts. Une ou deux bulles à déplacer d’un demi-centimètre ici ou là, quelques bulles à qui un appendice aurait été utile, quelques propos rapportés qui auraient bénéficié de guillemets… On peut aussi évoquer quelques dialogues peut-être trop explicatifs, trop « professionnels », et un dessin réaliste très élégant, qui lorgne dans le meilleur des cas vers un Alex Alice, un Joël Parnotte ou un Mathieu Lauffray, mais qui souffre d’un encrage parfois trop brouillon à force de suggestion.
Bref, rien de bien rédhibitoire, l’ensemble étant d’une belle qualité.

Jim

Ah, je vois sur sa page FesseBouc que la librairie Les Racontars fait de la vente à emporter, si je puis dire : vous réservez et vous venez chercher devant la boutique, sans entrer. Ce qui veut dire que l’activité a débuté ! La librairie a bataillé pendant des mois pour réunir les sous et monter la structure, et elle arrive en pleine tourmente sanitaire. Je suis ravi de voir que ça marche, même si l’ouverture en tant que telle est repoussée à plus tard. Si vous êtes dans la région de Saint-Lô, n’hésitez pas !

Jim