INVISIBLE WOMAN #1-5 (Mark Waid / Mattia De Iulis)

Un peu déçu à la lecture du TPB. C’est très joli (même si je ne goûte guère le nez à piquer les olives au fond du bocal que Mattia De Iulis dessine à Sue Richards), ça lorgne un peu vers Adam Hughes et un peu vers Mikel Janin, mais c’est sérieusement décompressé.
Le principe consistant à voir Sue Richards prêter ses services au SHIELD ne m’avait déjà pas emballé dans la série que Waid a consacrée à l’équipe de Coulson, mais où le scénariste avait su exploiter tout le sel. L’écriture en épisodes solo avait beaucoup aidé. Ici, l’intrigue s’étale sur cinq épisodes et rien n’est réellement creusée. La relation entre Sue et son ancien équipier demeure superficielle, le scénariste choisissant de ramener ce dernier en méchant deus ex machina, là où une révélation plus rapide aurait permis de creuser l’impact émotionnel. Si Waid parvient à développer les pouvoirs de son héroïne dans des pistes intéressantes, voire passionnantes, le grand moment survient à la toute fin, quand celle-ci explique qu’elle n’a pas peur de tuer, mais qu’elle a plutôt peur de ne pas être assez forte pour s’en empêcher. Magnifique définition du personnage, à l’issue d’une intrigue qui aurait gagné à être plus ramassée : un gros prestige format aurait fait l’affaire.

Jim