IRON MAN #1-5 (Joshua Williamson / Carmen Carnero)

C’est bien ça ! Tu avais été au bout ? Car le final est très réussi.

Je ne crois pas avoir tout lu, maintenant que tu le dis…
Mais je m’y remettrai avec plaisir.

Jim

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Entendu dire. J’ai vraiment du mal a sauter le pas.

Par exemple, Jim cite ses Flash. Dans mon souvenir, c’etait assez épouvantable (et en adéquation avec ce qui se faisait dans la série télévisée a la même période : c’est a dire un énième speedster sadique et un soap insupportable).

Ah oui.

S il te séduisait sur superman, je me serais dit qu il se passait en effet quelque chose.

J ai lu un ou deux episodes. Ce n etait pas mal fait mais somme toute assez anecdotique. Je n ai pas poursuivi passant peut-être à côté d une montée en puissance au cours du run.

Il faut attendre plusieurs TPB pour que ça décolle. Une première saga avec Zoom dans le futur fait bouger l’ensemble (bon, faut dire que c’est dessiné par Pelletier, ça aide). Et ensuite, il s’ingénie à explorer la Speed Force et à reconstituer la Flash Family. C’est bourrin, mais ça fonctionne, d’autant qu’il semble enfin tenir la caractérisation de ses personnages. La fin est vraiment bien, très (trop ?) waidienne, mais très bien.
Mais il aura fallu quoi, une quinzaine de TPB pour atteindre un bon niveau ?

Jim

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Au-delà du fait que Williamson a « appris le métier » sur Flash, en partant de très bas pour aller vers le correct, il est aussi rigolo de voir que, en parallèle, la franchise part du « néant » d’intérêt du Flash New52, pour revenir étape après étape au Flash pré-Flashpoint, très riche en idées, en ambiance et en personnages.

Oui mais ça, c’est globalement toute l’histoire du New 52.

C’est une initiative de masse qui ne va fonctionner qu’un court temps, sur des titres très précis (d’où l’arrêt de plusieurs séries au bout d’un an et du lancement d’une seconde vague) avant d’arriver à son terme - logique dirons-nous - pour se réconcilier avec cette chose que les éditeurs ont voulu oublier mais dont, en verité, on ne peut se passer : la continuité.

A partir de là, on picore. On a maintenant deux Wally West. Ça ne fait pas sens, mais tout le monde s’en fiche. On a voulu absolument ramener Barry Allen a la vie. Il n’est pas plus le héros du titre aujourd’hui, mais tout le monde s’en fiche.

Toute cette discussion, a défaut de m’avoir donné envie de lire du Williamson (ou même le run de Venditti), m’a bien donné envie de replonger dans la saga de Jeremy Adams. Ça, c’était vraiment très sympa.

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Carrément.
Mais certains auteurs parviennent assez vite à redresser la barre, et d’autres n’y arrivent pas du tout, et il faut des électrochocs (genre, Jurgens et Tomasi qui fusionnent les deux Superman) pour que ça redémarre.
Bon, de toute façon, le Nioufiftitou, c’est une idée à la con et une réalisation globalement pourrie.

Qui arrive à faire passer plein de trucs cools, à refaçonner (pour la millième fois) un Zoom enfin intéressant, et à créer du suspense, malgré les dessins de Brett Booth (c’est le scénario qui fait passer la pilule).

Carrément. Waidien aussi, mais plus dans l’esprit que dans la lettre, optimiste, souriant, avec de bonnes idées et du suspense. J’ai tout repris en TPB VO, chose rare parmi les titres dont j’ai supervisé la VF.

Jim

Et Damian & Tim en Robin, ce qui est bête aussi.

Plutôt Didio le voulait absolument. Je ne suis pas sûr que même Johns le souhaitait.

Enfin, Johns en est le scénariste. Comme il est le scénariste du retour de Hal Jordan. Alors peut-être que son raisonnement, c’était de se dire qu’il valait mieux le faire lui-même que le laisser à un tâcheron, mais bon, je le sens bien impliqué, quand même.

Jim

Je ne sais pas, et je pense qu’on ne saura jamais vraiment.
Mais je sens que Green Lantern Rebirth est bien mieux troussé, et projette vers des aventures plus cadrées et réussies, que Flash Rebirth qui est poussif, et amène vers une série Flash courte et peu emballante.
A mon sens, Johns est un « amoureux » de Wally, mais préférait Hal à Kyle, et l’a fait revenir avec sa p’tite idée sur Parallax. Dan Didio était dans une approche de retour aux anciens (avec progressivement l’évacuation de Connor pour le retour d’Oliver, par exemple), et mon hypothèse personnelle est que Didio a voulu ramener Barry et a demandé à Johns de le faire.
D’ailleurs, Johns lâche très vite Barry après sa courte série et Flashpoint, qui de base ne devait être qu’un story-arc de cette série ; et il n’y est jamais revenu.

Ah oui quand même.

Faut être motivé

J’aime bien Venditti, de base. J’aime beaucoup ses X-O Manowar. J’ai un très bon souvenir de ce qu’il avait proposé sur Green Lantern (bon, j’ai pas tout, mais un jour…), surtout qu’il y avait du Tony Bedard a coté et, pareil, c’est un scénariste qui passe bien. Mais les Flash, j’ai trouvé ça mince. J’avais cette même impression que c’était fait pour plaire à l’audience de la série télé (Green Arrow s’en sortait pas mieux a l’époque).

En ce qui concerne Jeremy Adams, c’est un des rares auteurs “modernes” dont j’ai retenu le nom. Sa prestation sur Flash m’a simplement ébouriffé par intrigues hautes en couleur et pas moroses pour deux sous, ses concepts (l’episode où on manipule le livre est brillant), son rythme (il alterne entre arc courts, arc longs, ça fait du bien), ses personnages. C’est très Waidien. C’est aussi legerement Morrisonnien bien comme il faut, sur les encablures (pas trop mais suffisamment). C’est simple, il y avait tout ce que j’ai envie de lire aujourd’hui.

Depuis, j’ai avalé toute sa production animée et même les trucs qui semblent perdu d’avance entre de mauvaises mains, ça fonctionne pile comme il faut. Je pense par exemple au Batman Japan qui est une jolie lettre d’amour au Brave & The Bold des 70’s tout autant qu’au cinéma des arts martiaux. Même le final est très surprenant.

Je me suis toujours demandé s’il aurait continué, dans le cas où Flashpoint serait resté ce qu’il était prévu d’être, à savoir un arc, pas un cross-over.
Entre le retour de Hal et le retour de Barry, l’environnement éditorial a changé, et peut-être que Johns n’y trouvait plus son compte. Ou qu’il était débordé et qu’il a privilégié les choses sur lesquelles il pensait avoir davantage de contrôle.

Jim

Ce moment est génial.

Je ne connais pas.

Jim

Aucune idée, très bonne question.
Mon feeling perso’ me fait dire qu’il aurait fait une trentaine d’épisodes et serait parti.

Il a quand même bâti les principes du New 52, et écrit pendant plusieurs années Justice League, le navire amiral de DC et du New 52, puis il est venu en pompier sur Superman pendant quelques épisodes, tout en faisant les Batman: Earth One.

Peut-être.
Il est nommé en 2010 Chief Creative Officer de DC Entertainment, mais il écrivait alors aussi Brightest Day et le jeu vidéo DC Universe Online avec Marv Wolfman, avant de cumuler Justice League / Green Lantern jusqu’en 2013 puis Justice League / Superman. Il est alors co-producteur et consultant créatif de Green Lantern en 2011.
Il est nommé President en plus de CCO de DC Entertainment en 2016, et commence Doomsday Clock. Il est aussi producteur exécutif en 2016 de Batman v Superman: Dawn of Justice, puis producteur des films suivants et a co-scénarisé Aquaman, Green Lantern Corps et Wonder Woman 1984, mais on est bien au-delà de la période du New 52.

Batman : Soul of the Dragon

Le Justice Société : World War II est aussi très chouette malgré un twist convenu pour le lecteur de comic chevronné. Mais ça le fait bien quand même.

Je recommande vivement.

Jamais lu le boulot de Williamson, j’ai toujours été méfiant vis à vis de quelqu’un capable de pondre une demi-douzaine de scripts par mois (voire plus à certaines périodes).

A la période de son arrivée sur la scène, c’était la course pour de nombreux “jeunes” auteurs qui voulaient se faire une place. Lui, Charles Soule, James Asmus ou encore Matt Kindt enchainaient les titres a tour de bras (avec la qualité qu’on leur connait).

Il met une cinquantaine d’épisodes à devenir potable. Les premiers TPB sont imbuvables malgré du “Hope” à toutes les sauces.

Après, son run devient potable et après Year One, ça devient très bien, très prenant.

Peu d’auteurs seraient restés sur une série avec des débuts pareils. Comme quoi, faut laisser le temps au temps. :wink:

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