JACK PALMER t.1-15 (René Pétillon)

Discutez de Jack Palmer

Je crois que j’ai découvert la série des Jack Palmer, et par conséquent le travail de Pétillon, avec le quatrième tome, Les Disparus d’Apostrophe. L’enquête se déroule dans l’univers de la critique littéraire et de la télévision.

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Nous sommes en 1982, l’animateur Bernard Pivot règne sur la télévision avec une émission littéraire renommée, Apostrophe, qui sera diffusée de 1975 à 1990. Sans doute l’un des rendez-vous avec le petit écran qui m’aura marqué enfant. Et à l’époque de la sortie de l’album, l’émission et son présentateur sont au sommet, et tout le monde les connaît. J’ai pour ma part le souvenir d’avoir découvert l’histoire dans un magazine télé. J’aurais tendance à dire Télé Poche, qui était la référence à la maison, mais le site Bédéthèque semble indiquer qu’il s’agit de Télérama (d’ailleurs, l’année suivante, ce magazine, toujours d’après le même site, aurait publié une partie du cinquième album également).

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En cherchant un peu, je découvre que ce tome est le premier de ceux qui seront publiés par Dargaud (avant le passage chez Albin Michel et donc, par voie de rachat, chez Glénat). Les trois premiers ont été publiés aux Éditions du Fromage, une petite structure fondées par Mandryka, Brétécher et Gotlib afin de publier L’Écho des Savanes, mais que les amateurs de comic books connaissent bien puisque c’est sous ce label que seront édités Le Baron Rouge de Joe Kubert, Deadman ou Cauchemars de Neal Adams, La Créature des Marais de Bernie Wrightson et quelques autres.

Au fil des albums, le style de Pétillon va s’éloigner d’une ambiance « gros nez » pour injecter dans ses planches la spontanéité du dessin de presse, une activité qui l’occupe en parallèle, notamment dans Le Canard enchaîné (où il officiera jusqu’en 2018, année de son décès). En revanche, en matière de satire sociale, il était déjà dans le registre de la pique bien sentie.

Jim

Petillon est mort???

J’avais complétement oublié…

La nouvelle m’avait frappé d’une part parce que j’aime bien, d’autre part parce que je lis Le Canard Enchaîné et que, planning oblige, certains de ses dessins sont parus après son décès.

Jim