Ne fais pas ton bouché : j’aurais pu citer Sammy, par exemple, qui était en souple en 1980. Et plein d’autres séries.
Y a des bouquins qui connaissent des rééditions en souple (genre Le Roman de Renart par Thierry Robin, ou Apprendre à frissonner par Mazan). Si tu compares ces éditions avec les éditions normales, tu vois bien que tu peux en mettre deux, parfois trois dans le même espace.
Mes vieux Dupuis de 1980, que je les ai eus à l’époque ou d’occasion plus tard, la colle tient toujours. C’est paradoxalement presque plus résistant qu’un cartonné, parfois.
C’est pour ça que je milite pour un meilleur maillage du territoire français. Plus de bus, de cars, de tramways et de trains, ça rendra la campagne plus attractive, des entreprises s’y installeront, les salariés suivront, ils auront de grands appartements ou des maisons pour le même prix, et ils pourront acheter plein de mes bouquins. Nous les auteurs, on sera tous plus riches et on dépensera plus chez vous les libraires.
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Là, tu pars du principe que ce qui marche, c’est à cause de la qualité, et ce qui ne marche pas, c’est que le bouquin est mauvais. Tu sais comme moi que c’est faux.
À la mode.
De là à dire que ça soit pérenne, il y a plus qu’un pas…
Complètement : j’ai des recueils de Spirou des années 1960 et 1970, c’est étonnant le nombre de trucs qui ont été oubliés parce qu’ils n’ont pas eu l’heur d’être compilés en albums.
Bien sûr. Et puis après, ils ne font pas l’effort, ils baissent les bras tout de suite, et ils s’en foutent parce qu’ils auront une grosse locomotive qui fera le chiffre d’affaire.
Jim