JOURNEY TO THE WEST I & II (Chow & Kwok, Tsui Hark)

Journey to the West (Le Voyage en Occident en VF, Xi youji en chinois), est l’un des quatre grands textes classiques de la littérature chinoise désignés sous le nom des Quatre livres extraordinaires. Il raconte l’histoire du bonze Xuanzang qui effectue un mouvementé voyage en Inde afin de ramener les textes sacrés de l’enseignement du Bouddha pour les traduire en chinois. Il est accompagné notamment du singe Sun Wukong, du cochon Zhu Bajie et du bonze Sahseng.

Ce livre a déjà fait l’objet de plusieurs adaptations plus ou moins fidèles, parmi lesquelles Le Roi Singe (avec Stephen Chow), Le Royaume Interdit (avec Jackie Chan et Jet Li), Saiyuki de Osamu Tezuka, ainsi que le dessin animé Dragonball.

La prochaine est l’oeuvre de Stephen Chow (Shaolin Soccer), qui officie sur le film en tant que producteur, scénariste et co-réalisateur.

[quote]JOURNEY TO THE WEST : CONQUERING THE DEMONS

DATE DE SORTIE PREVUE

7 février 2013 (Chine)
Indéterminée (France)

REALISATEURS

Stephen Chow et Chi-Kin Kwok

SCENARISTE

Stephen Chow

DISTRIBUTION

Bo Huang, Shu Qi, Zhan Wen, Show Luo, Chrissie Chow…

INFOS

Long métrage chinois
Genre : Action/Comédie/Fantastique
Titre original : Daai wa sai you chi Chui mo chun kei
Année de production : 2012[/quote]

La bande-annonce :

Tiens, je les ai ces deux-là…

Et je sens que je verrai celui-ci aussi…
Bon, il n’aura peut-être pas de sortie en salles en France, cela dit.

Tori.

Je remarque que c’est un des rares films de Chow où il ne joue pas.

Je ne m’attendais pas à un film comique ^^’ après j’ai percuté … ah mais oui Shaolin Soccer, je comprends mieux !

Oh Show Luo est dans ce film! Je veux le voir __

Stephen Chow, c’est aussi “Crazy Kung-Fu”, non ? Bien aimé également…

Trois ans après le succès du premier volet, voici le premier teaser de la suite de Journey to the West, cette fois-ci sous-titrée The Demons strike back.

Stephen Chow reste attaché à cette saga qui mêle comédie, aventures et fantastique en tant que scénariste et producteur…et il a cédé le fauteuil de réalisateur de la suite au casting renouvelé à Tsui Hark (The Blade, Detective Dee…). Les deux compères apparaissent d’ailleurs à la fin de ce premier aperçu.

youtube.com/watch?v=RTLcggGF-rQ

Journey to the West 2 sortira en Chine le 28 janvier 2017.

Nouveau teaser (avec Tsui Hark et Stephen Chow qui font encore les pitres à la fin):

Après deux teasers, voici la bande-annonce de Journey to the West II : The Demons strike back de Tsui Hark :

youtube.com/watch?v=VxB1IgJ2A-o

Il s’annonce dantesque et généreux ce nouveau Tsui Hark (Sun Wukong sur un nuage volant qui évite les attaques du Bouddha géant!); avec une fois de plus un travail riche sur les couleurs et la direction artistique. Et la ravissante Lin Yun, précédemment révélée dans Mermaid de Stephen Chow, est une addition bienvenue au casting. Une sortie en salles pour en profiter pleinement serait appréciable.

Le premier est sorti, en France ?
En DVD, je veux dire… En salle, j’imagine bien que non.

Tori.
PS : J’aime beaucoup le visuel posté par Benoît… Sur lequel je vois qu’il sort pour le nouvel an… C’est bête : à un jour près, il était encore dans l’année du singe ! ~___^

[quote=“Tori”]Le premier est sorti, en France ?
En DVD, je veux dire… En salle, j’imagine bien que non.
[/quote]

Le premier film est toujours inédit en France.

Je ne sais pas si je dois te remercier de me confirmer mon impression…

Tori.

La nouvelle bande-annonce:

Journey to the West II : The Demons strike back fait partie de la sélection officielle du 7ème festival du film chinois en France qui se déroulera du 15 mai au 27 juin 2017.

Bon, place réservée (j’ai bien fait de m’y prendre maintenant, ça commence visiblement à se remplir sur la séance voulue) et ce concept assez fascinant d’avoir un fauteuil attribué me laisse toujours un brin perplexe.

Dommage : il n’y a rien près de chez moi…

Oui, ça fait bizarre… Et pas que pour les trucs réservés à l’avance : je suis allé au ciné dimanche, et on m’a demandé si telle place me convenait… On était sept dans la salle ! L’intérêt d’avoir une place attribuée dans ce cas me dépasse !
Surtout quand on aime choisir sa place en fonction de facteurs propres à chaque salle (emplacement des lampes des sorties de secours, des ventilateurs (parce qu’un courant d’air peut vraiment gâcher une séance), position verticale du siège par rapport à l’écran (on peut voir si on est plutôt à gauche ou à droite de l’écran, mais difficile de voir si on est au-dessus ou au-dessous du centre de celui-ci), et d’autres préférences propres à chacun (c’est pour ça que j’essaie toujours de choisir des séances pour lesquelles il y aura probablement peu de monde : pour pouvoir changer facilement de place sans gêner)).

Tori.

Ce chapitre deux, écrit par Stephen Chow et réalisé par Tsui Hark, s’impose comme un décalque cartoonesque du premier volet. Résolument exubérant, The Demons strike back constitue un prolongement thématique logique de l’épisode original, tout en s’en érigeant comme le miroir.

La surabondance d’effets spéciaux hallucinés confère un aspect factice à l’ensemble, ce que viennent confirmer des gags qui ne dépareilleraient pas dans un Bip-Bip, comme lorsqu’un personnage marche quelques secondes au dessus du vide, avant de tomber dans le précipice qui s’étend sous ses pieds, bruitages désuets à l’appui. Placés partout, tout le temps, les effets spéciaux érigent parfois une barrière entre le spectateur et la trame, comme lorsqu’ils servent à donner vie à des personnages aussi improbables (le démon-enfant) que touchants (je ne spoilerai pas). Au contraire, plusieurs scènes gagnent en grandeur à travers des paysages factices mais vivants ou lorsqu’il s’agit de mettre en scène des combats apocalyptiques (la séquence centrale, et le final).

Ce nouvel opus est donc un miroir du premier, allant jusqu’à en reprendre certains gags (le mimétisme), et tout le climax (qui dégénère encore davantage, même si les grandes lignes restent les mêmes). La même scène de danse pointe le bout de son nez, par deux fois. Mais cet effet miroir permet de jouer avec les attentes du spectateur, et de détourner son attention pour, peut-être, parvenir à le piéger.

Le changement d’acteurs ne tranche pas trop, chaque personnage reste immédiatement identifiable, et quelques têtes connues reviennent même quelques petites minutes. La bande-son est formidable.

Si je préfère le premier, que je considère comme l’un des meilleurs travaux de son auteur, ce second opus est parvenu à se faire un petite place dans mon cœur. En mélangeant sans gêne une approche naïve, voire totalement enfantine, et un développement narratif qui vire au drame, le film joue clairement avec le feu. Pourtant, la nouvelle étape du voyage qu’il nous offre permet un dépaysement total, à travers une générosité sans limite, qui place le divertissement et l’émotion au dessus de toute considération technique.

Je me demande s’il y aura un chapitre trois.