JUSTICE LEAGUE ODYSSEY #1-25 (Joshua Williamson, Dan Abnett / collectif)

Abnett.
Bon, bah je vais jeter un œil à cette série.

Jim

The trouble on Tamaran becomes a fight to the death as the team slugs it out with Blackfire. Will Cyborg, Starfire, Azrael and Jessica Cruz learn to work as a team, or will they be destroyed before they even have the chance? Time is running out, and Darkseid’s warning may prove to be the only truth they can believe in. A great threat is rising in the Ghost Sector, and the entire Multiverse is at stake!

Justice League Odyssey #7
Written by:
Dan Abnett
Art by: Will Conrad
Color by: Rain Beredo
Letters by: Andworld Design
Cover by: Carmine Di Giandomenico
Variant cover by: Toni Infante
Release Date: March 27, 2019

Source : www.adventuresinpoortaste.com

Si Joshua Williamson s’était bien repris sur son dernier épisode, Dan Abnett m’a plu à son arrivée ; et il confirme, ici, en donnant du corps à l’intrigue mais aussi à cette équipe improvisée. Même si j’ai peur que ça arrive tard, hélas.
Alors que Starfire arrive enfin sur Tamaran, elle perd le contrôle de ses émotions et manque de causer une catastrophe ; la faute au Ghost Spector, ce qui pousse ce groupe à fuir devant Blackfire. Ils rejoignent Darkseid, affaibli, qui prend acte de sa vulnérabilité et décide de tout dire, de se laisser faire en jouant franc-jeu ; enfin.
Dit comme ça, l’ensemble paraît court et bateau. Mais Dan Abnett est un malin, et profite de tout ça, des problèmes de Starfire pour creuser le groupe. Via deux passages sur deux duos, Cyborg/Jessica, Starfire/Azrael, il construit des liens, et acte l’existence de cette Justice League ; ce que Williamson n’avait jamais fait. Le groupe improvisé prend corps, et des relations se créent après les déboires et déceptions de chacun. Leur réunion a enfin du sens, et la gestion de Darkseid paraît même correcte ; un exploit, vu les errances jusque-là.
Bon, l’ensemble reste assez fragile, hein. Le Ghost Spector est une bonne idée, mais très souvent vue jusque-là, et Dan Abnett doit avoir des difficultés à s’en sortir avec le peu qu’a lancé Williamson ; mais il s’en sort bien. Le groupe commence à vivre, les personnages sont moins insupportables, et Will Conrad livre des planches solides et appliquées.
Une bonne lecture ; dommage que le début soit si laborieux, je pense que ça a déjà condamné le titre.

Justice League Odyssey #8

Written by: Dan Abnett
Art by: Juan Albarran, Daniel Sampere
Cover by: Carmine Di Giandomenico
Variant cover by: Toni Infante
U.S. Price: $3.99
On Sale Date: April 10, 2019

The fate of the Ghost Sector hangs in the balance, and Rapture and the Order of Azrael want to tip the scales! With enemies amassing from all sides, the Odyssey team is all that stands in the way of the deaths of trillions. If they have any hope of succeeding, Cyborg, Starfire, Azrael and Jessica Cruz must work with—and trust—Darkseid himself!

Source : www.graphicpolicy.com

Faut que DC mette Darkseid de côté un petit temps. Il est massacré.

Dan Abnett poursuit sa reprise de cette série, avec sérieux mais en devant passer par des moments désagréables. Ici, c’est un terrible tunnel de dialogue, enfin plutôt un monologue complet de Darkseid, qui explique les tenants et aboutissements du titre. On enchaîne avec une baston rapide, la preuve de « la-voix-de-dieu » d’Azrael, et l’exil involontaire de Cyborg qui se lance dans sa quête.
Bon, ça se laisse lire agréablement, et Abnett doit suivre les notes de Joshua Williamson, en appliquant ses recettes de scénariste ; objectivement, elles sont meilleures. Mais le tout passe par un procédé narratif assez lourd, trop « à l’ancienne ».
Ho, le cœur de la saga n’est pas mauvais, mais ça arrive un peu tard, après beaucoup d’épisodes mal fichus. Surtout, ça surfe encore avec le délire « la JL a cassé l’Univers, on doit régler les conséquences », qui devient un peu lourd après le trop grand focus chez Scott Snyder. Dan Abnett gère un peu mieux ses personnages que Williamson, et l’ensemble tient un peu mieux ; mais ce n’est pas fou-fou.
Daniel Sampere livre des planches correctes, au style clair et agréable ; mais elles ne révolutionnent rien, non plus. Le tout est sérieux, mais sans grande ambition, et sans grand talent. Ca se laisse lire, mais JLO sera définitivement une occasion manquée.

DC aurait du commander une série Darkseid tout simplement.

Et si JLO devenait sérieux?

C’est en tout cas le projet de Dan Abnett qui se donne du mal pour remettre de l’ordre dans ce joyeux boxon. Ce n’est pas encore parfait mais c’est louable.

Il sera temps de faire un petit topo dans 3-4 épisodes.

Et si…

Je suis en train de découvrir la série, en zappant allègrement les épisodes de Williamson, et en commençant directement avec ceux d’Abnett, donc au numéro 6.
Déjà, première constatation, c’est d’un abord impeccable : tout est compréhensible, tout est clair (Darkseid a trompé les héros, qui sont paumés dans un « secteur fantôme » dont la nature est rapidement expliquée, et il a laissé suffisamment de bazar pour gêner la progression des autres), et l’action avance dès les premières pages.
Ensuite, en trois épisodes, il se passe énormément de choses : Blackfire, les Eskaton, l’Ordre d’Azrael… Ça speede, et les cliffhangers sont plutôt bien trouvés et donnent envie de s’emparer de la suite.
Enfin, Abnett trouve des explications et des justifications à plein de choses. Par exemple, Darkseid explique aux héros pourquoi ils ont été rassemblés (et confirment le fait que Jessica est une « pièce rapportée » dans un puzzle dûment réfléchi), et d’un coup, la série a du sens. La surprise et le déni des héros laisse entendre au lecteur qui n’a pas lu l’arc précédent que Williamson n’a pas traité cet aspect, et c’est là encore l’une des forces d’Abnett, de donner de la cohérence à des séries, des personnages ou des situations qui en manquaient avant lui.
Question dessin, trois illustrateurs en trois épisodes (alors que la série n’est plus bimensuelle, j’ai l’impression), et Sampere livre pour le huitième épisode un travail à mi-chemin entre le dynamisme de Giandomenico et le réalisme de Conrad : j’aime bien.
Décidément, Abnett fait des merveilles quasiment tout le temps. Talentueux, même dans des situations critiques.

Jim

Oui.
D’autant que et le pitch, et les personnages rassemblés ne sont pas vendeurs.

Sur le principe, je suis toujours curieux de suivre des castings improbables. Je garde un très bon souvenir de Shadowpact, justement à cause de ça. Thunderbolts aussi est un exemple évident de ce genre de défi. Même l’actuelle Justice League Dark correspond à ça (malgré la présence de deux poids lourds, effectivement).

Jim

Oui, bien sûr. La composition Cyborg/Starfire/Jessica/Azrael/Darkseid n’est pas un repoussoir en soi, mais c’est un argument qui s’ajoute « contre » la série ; il n’y a pas de personnage qui me passionne, ici, et ils se sont retrouvés assez mal écrits jusque-là. Jessica Cruz est très bien dans la série Green Lanterns, en duo avec Simon Baz ; mais Williamson a complètement oublié son agoraphobie, alors que Jessica est au début volontaire pour une mission du secteur oublié (seule ? face à l’inconnu ? et après perdue dedans, sans possibilité de sorti ? elle devrait être anéantie, mais on n’en parle quasiment pas). Idem pour Azrael, qui n’a guère d’interrogation poussée quand il découvre qu’il est déifié, ce qui devrait gêner sa foi.

Moi qui ai commencé la série avec Abnett, je note qu’il rappelle l’agoraphobie de Jessica : c’est discret, mais c’est présent. J’apprécie aussi sa manière d’écrire Starfire, en force de la nature difficilement raisonnable. Ça ressemble un peu à ce que Wolfman proposait, ça se situe dans la lignée, et comme ça fait quelques années que le personnage est très mal écrit, ça m’a fait plaisir.
Azrael, je m’en suis toujours un peu foutu, mais Tynion IV est parvenu à m’intéresser à lui. Je ne demande qu’à être impressionné à nouveau.

Jim

Oui, Abnett reprend bien la chose ; comme si souvent.
M’enfin, c’est dommage de le mettre là : je crains sincèrement que la série soit déjà condamnée.

Oui, c’est dingue, hein : du savoir-faire, de bonnes recettes, sans doute un flair peu commun, une véritable écoute, la volonté de se mettre au service de l’histoire.
Visiblement, c’est rare.

Jim

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Justice League Odyssey #9

Written by Dan Abnett
Illustrated by Daniel Sampere
Colored by Ivan Plasencia
Lettered by Andworld Design

In this issue, Cyborg stands alone against the unstoppable fury of the Eskaton! To save life itself, the rest of his rogue Justice League team of Jessica Cruz, Starfire and Azrael must stand with the greatest evil in the Multiverse–and that means battling everything the feral Ghost Sector can throw at them. The fate of the Ghost Sector hangs in the balance, but has the Odyssey team picked the right side?

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Source : www.multiversitycomics.com

La reprise de cette série par Dan Abnett est vraiment très, très bonne. Dommage que ça intervienne tardivement, car je crains que le titre soit déjà condamné ; ce qui est gênant, car cette reprise file enfin dans la bonne direction, avec énormément d’avantages et de bonnes idées.
Alors que Jessica, Starfire et Azrael étaient seuls face à la secte Azraelite et aux troupes de Blackfire, Azrael utilise « la voix de dieu », pour les stopper ; carrément. Son ton divin permet d’apaiser tout le monde, et même soumettre Blackfire. Kory ne se pose pas de question, Jessica s’inquiète, et pense qu’Azrael est « perdu » dans ce nouveau pouvoir, débloqué via Darkseid. Pendant ce temps, Cyborg récupère une relique après une sacrée bataille, retrouve les copains, et tous décident maintenant de suivre le plan de Darkseid, pour le trahir avant qu’il obtienne ce qu’il veut. Et Jessica commence à se méfier de tout le monde…
Dan Abnett poursuit l’intrigue lancée par Joshua Williamson, mais il la bonifie. En posant intelligemment les enjeux, en évacuant le rejet des « trois dieux » (Kory, Vic, Azrael) par leurs adorateurs, en créant une dynamique de groupe compliquée entre ces trois élus et Jessica, qui se sent et est traitée comme une pièce rapportée, le scénariste s’en sort vraiment bien. Il livre une très bonne scène d’action de Cyborg, qui caractérise très bien le personnage ; le reste fonctionne aussi très bien. L’ensemble devient enfin solide, agréable, dynamique, et je « crois » aux menaces du Ghost Spector, comme j’ai envie d’en savoir plus. Enfin !
D’autant que Daniel Sampere livre de très jolies planches. Ce n’est pas aussi puissant ou beau que Seijic, mais c’est très efficace, et très dynamique ; efficace. Le duo d’auteurs évolue bien ensemble, notamment parce qu’ils réussissent à faire croire à l’équipe et aux personnages. J’espère qu’Abnett pourra continuer un peu, et surtout bien finir cette saga qu’il reprend, mais à laquelle il donne enfin du sens !

Et puis, ce n’est pas comme si Abnett ne connaissait pas les univers spatiaux.

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10e épisode de Dan Abnett, qui (re)construit autant que possible une série mal embarquée, mais qu’il tente de guider aussi bien que possible ; il s’en sort honorablement.
Ce numéro n’est pourtant pas grisant sur le papier, avec une quête de reliques pour l’équipe, divisée en deux groupes… car Jessica Cruz et Cyborg se méfient de Starfire et Azrael, qui bénéficient de nouveaux pouvoirs donnés par Darkseid. L’idée est de trahir le tyran, mais les doutes demeurent, notamment parce que la lutte pour les reliques amène Kory et Jean-Paul à utiliser leurs nouvelles capacités. Quelques discussions, des mises en avant de Jessica et Victor, avant de retrouver Darkseid… pour préparer la trahison, si tout se passe bien (spoiler : ça ne sera sûrement pas le cas).
Bon, un numéro de transition, clairement. Dan Abnett l’utilise pour montrer les failles d’un groupe que lui seul a réussi à constituer, c’est un peu tôt mais ça a du sens. L’exploration du Ghost Spector continue, sans entrain parce que les menaces demeurent génériques. Pas grand-chose d’autre à dire… c’est sympathique, bien dialogué, dynamique, mais l’épisode ne restera pas dans les mémoires. Daniel Sampere livre des planches solides, assez jolies même sur plusieurs planches, avec un dynamisme réel, et une bonne interprétation des personnages ; ça fait bien le job.
Allez, passons à la suite.

Justice League Odyssey #11

With the fate of the Ghost Sector and the trillions of lives it contains at stake, Darkseid begins the cosmic process to activate Sepulkore and restore himself to his previous immeasurable power. Can the Justice League crew stop him…or-unthinkably-must they actually help him?

Justice League Odyssey #11
(Writer) Dan Abnett
(Artist) Will Conrad
(Colors) Ivan Plascencia & Pete Pantiazis
(Letters) Andworld Design
(Cover Art) Carlos D’Anda
(Variant cover) Lucio Parrillo
In Shops: Jul 10, 2019

Source : www.adventuresinpoortaste.com