KODI (Jared Cullum)

Je viens de lire « Kodi » et j’ai vraiment adoré.
D’un point de vue graphique, c’est vraiment splendide, le travail de Jared Cullum sur les lumières est vraiment remarquable. Bravo à KI pour le format de l’ouvrage qui met vraiment en avant les détails des aquarelles.
Et j’ai vraiment flashé sur la page la plus abstraite de l’ouvrage, celle du bateau englouti par une vague au moment du naufrage (page 89). C’est d’une puissance !
En ce qui concerne l’histoire, on est vraiment dans le conte et c’est parfait pour les plus jeunes (ma fille de 13 ans fait un rejet par contre).
Ça pourrait faire un film très sympa.

Merci ! Le format US est assez proche de celui proposé par les éditions Kinaye (sur Wild’s End par exemple, que je vous conseille au passage). En parcourant la VO, je trouvais dommage, vraiment, de ne pas montrer les belles qualités du dessin de Jared. Du coup, on a géré un format un peu moins haut et grâce à Christian, mon maquettiste de talent, on a pu coller au format Mavericks. Voilà pour l’histoire. :slight_smile:

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C’est peu de le dire.
Tu lui passeras mon bonjour.

Jim

Je viens de le lire (ça se lit vite, malgré l’épaisseur) et c’est magnifique.

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Déjà, l’histoire est très sympa. Oui, c’est un conte, plutôt gentil et pas cruel, donc on évite les méchants, les hargneux, les jaloux : les personnages secondaires sont positifs majoritairement (à part un sale gosse en classe), et les tracas relèvent davantage de la méprise que de la méchanceté. Le jeu sur les hasards, les occasions manquées, est bien ficelé. La tension monte gentiment jusqu’à un dénouement attendu et prévisible, mais toujours très bien raconté.

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Et là, justement, c’est la force du récit : ça fonctionne à merveille. La narration est bonne, les effets sont bien amenés et bien dosés, les silences sont importants ce qui fait que la gestuelle des personnages compte beaucoup. Bref, le langage BD est super bien maîtrisé. Ce qui contraste avec les bonus dans lesquels Jared Cullum explique son parcours, son abandon du dessin, ses retrouvailles avec la peinture, le fait qu’il n’a pas grandi en lisant des BD… pour quelqu’un qui se présente comme débutant et néophyte, l’ensemble montre une maturité épatante.

BD formidable, album à conseiller (en dépit de bonus un peu répétitifs qu’orne une coquille malheureuse), pour les petits mais aussi pour les grands.

Carrément.

Jim

Extra-time : Jared Cullum s’ennuie de ne plus utiliser ses perso :

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