LA BELETTE (Comès)

4 ans et demi plus tard …

J’ai adoré ! Vraiment. J’ai commencé à lire ça vers 1h30 cette nuit, et il a fallu que je sois raisonnable pour ne pas lire les 8 chapitres dans la foulée.
Déjà, la mise en route est très rapide. Une petite scène pour donner un côté lugubre à l’histoire, mettre le ton, et paf, on démarre d’entrée de jeu, sans scène d’intro (genre, le camion de déménagement qui arrive dans les Ardennes,… non, rien de cela). Quelques dialogues et on sait qui on a en face.
Y a pas mal de sujets dans cette BD, entre la religion, la télévision, l’étranger (dans un village), l’opposition ville-village… des choses qui sont encore hyper contemporaines, excepté la scène du téléphone (qui est excellente).
Et ce que tu expliques sur la jeunesse de Comès fait complètement sens, Jim, avec cet aspect sur l’étrange.
Evidemment, l’opposition entre le curé (qui a un côté Garth Ennis) et les païens me parle complètement et me rappelle des choses, même si c’est ici extrême. J’ai beaucoup la description de ce paganisme, qui me parle beaucoup plus, d’ailleurs.
Il y a vraiment beaucoup d’aspects qui me parlent, et puis, il y a l’histoire, une sorte de carré avec au milieu la femme enceinte et son fils (le mari n’étant finalement que le « fou » de l’histoire).
Graphiquement, il y a cette ambiance qui ne fait pas peur, mais qui fait ce qu’il faut pour intriguer.
C’est très bien fichu, avec un rythme étrange, à la fois len t et rapide, car il se passe pas mal de choses. Y a juste quelques bulles de pensée d’Anne en trop à mon goût, notamment sur le dernier tiers. Mais sinon, c’est vraiment une belle BD.

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