LA CHUTE DE LA MAISON BLANCHE (Antoine Fuqua)

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[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

22 mars 2013 (USA)
20 mars 2013 (France)

REALISATEUR

Antoine Fuqua (Training Day, Le Roi Arthur)

SCENARISTES

Creighton Rothenberger & Katryn Benedict

DISTRIBUTION

Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman, Dylan McDermott, Angela Bassett, Robert Forster, Radha Mitchell, Ashley Judd, Cole Hauser, Rick Yune, Melissa Leo…

INFOS

Long métrage américain
Genre : action/thriller
Titre original : Olympus has fallen
Année de production : 2012

SYNOPSIS

Mike Banning, ancien garde du corps du président des États-Unis, s’occupe désormais des basses besognes des services secrets. Lorsqu’un commando nord-coréen lance une attaque sur la Maison Blanche, prenant en otage le président américain et son fils, il se retrouve seul à pouvoir leur venir en aide. Deux ans après avoir été tenu responsable de la mort accidentelle de la Première Dame, il va pouvoir faire preuve de sa loyauté et de sa bravoure.[/quote]

La bande-annonce :

Piège de Cristal avec Gerard Butler? Ma foi j’irai le voir en Cinéday ^^

Un synopsis d’une folle originalité …

Co… comment peux-tu dire ça ? Un commando nord-coréen ?! C’est pas du tout courant, ça madame.

[size=85]Dieu est Miséricode : personne pour faire de blague sur le nom du réalisateur de ce chef d’oeuvre en devenir.[/size]

Ou encore le remake des épisodes “19H - 21H” de la saison 7 de 24.

[quote=“Louisv”]

[size=85]Dieu est Miséricode : personne pour faire de blague sur le nom du réalisateur de ce chef d’oeuvre en devenir.[/size][/quote]

J’ai préféré laisser ça à Niko !

Alors certes, comparaison n’est pas raison*.
Cela dit, en ayant passé quelques semaines à confondre, comme Nikolavitch, Olympus Has Fallen et White House Down (ou La Chute de la Maison-Blanche et Le Siège de la Maison-Blanche, ou peu s’en faut), et n’ayant démêlé le vrai du faux qu’en allant voir le film d’Emmerich dimanche dernier, je me suis décidé à comparer avec le film de Fuqua.
Pour une raison que je ne m’explique pas bien, mais qui doit en partie tenir au fait que j’avais bien aimé Training Day (malgré quelques lourdeurs…), je m’étais mis en tête que le Fuqua était mieux que l’Emmerich. et vu que j’ai beaucoup aimé l’Emmerich, je me suis posé encore plus de questions.
Et donc, je regarde la bestiasse…

Ça démarre franchement pas bien. Musique martiale à tendance patriotique obtuse, séquence d’ouverture sur le traumatisme fondateur dont le scénario ne tire absolument rien (ni mise en doute du héros, ni retrouvailles saignantes ni méfiances larvées : rien de rien…), malgré le côté outré de la situation qui confine au ridicule (purée, embaucher Ashley Judd pour ça, c’est ridicule…).
Ensuite s’enquillent des scènes au sérieux désarmant et amidonné, de la caricature de petit déjeuner familial à la réception de délégation diplomatique. Et tout continue comme ça, jusqu’à l’attaque proprement dite (qui a son lot de scènes ridicules et peu crédibles…), filmée autour d’acteurs aux visages de cire. C’est pas trop mal monté, mais il y a quand même des crash d’avion qui sentent la maquette ou le CGI modelé par un stagiaire, et des scènes d’explosion où les chorégraphies inefficaces se prennent dans les filins soutenant les acteurs.
Arrive le moment où le héros déchu remonte en selle, comprenant ce qu’il se passe et essayant de participer. C’est peut-être la partie la plus attachante du film, celle où il s’en prend plein le museau, essayant de ne pas se laisser déborder par la situation. C’est tissé d’incohérence, mais au moins, on peut éprouver une certaine sympathie pour ce personnage uniquement mû par ses réflexes et son instinct. On se demande comment il fait pour être le seul à parvenir à rentrer dans l’enceinte (dont la grille est pourtant défoncée et la porte laissée grande ouverte : le film manque cruellement de spatialisation, de plans larges qui permettraient de localiser les entrées, les véhicules, les déplacements des différents groupes, là où le film d’Emmerich abuse un tout petit peu des plans vus d’hélicoptère sur la jolie pelouse).
Une fois le héros dans les murs, le film abandonne toute forme de suspense. L’extraction d’un personnage clé se fait sans coup férir, comme l’on attend le métro sur le quai en heure creuse ; la rencontre avec le traître ne suscite aucune émotion, et on est loin de la confrontation entre John McClane et le faux Bill Clay, pourtant modèle du genre. Et tout est à l’avenant, le montage et l’illustration musicale n’induisant aucune émotion, aucune tension.
Les personnages, quant à eux, sont des caricatures. Le Président (dont la mâchoire proéminente d’Aaron Eckart est bien utile pour signifier son caractère courroucé) est réduit à quelques clichés (le veuf attristé et bon père attentif, mais chef d’État droit dans ses bottes…), les otages n’ont de leur personnage que l’étiquette, l’état-major s’engueule pour la forme mais ils n’ont aucune existence… Quant aux méchants : sans charisme, avec des dialogues de vilains de téléfilm, des dents serrés et des motivations tordues, ils ne crèvent pas l’écran. Qui plus est, d’origine étrangère, ils véhiculent un sentiment xénophobe et protectionniste qui témoigne d’une vision étriquée de la politique moderne (genre, L’Aube Rouge fait des petits…), là où le film d’Emmerich fait davantage état d’une crise de confiance.
Quel dommage par ailleurs d’avoir réuni un tel casting pour en tirer si peu. J’aime bien Aaron Eckart, j’aime beaucoup Morgan Freeman et Robert Forster, j’adore Angela Bassett… et pourtant, aucun ne m’a impressionné. Ils donnent tous l’impression de cachetonner sous une direction qui a dû se limiter à “fais ce que tu fais de mieux, coco”.
L’ensemble est nappé d’un sérieux frigorifique. Pas un sourire, pas une note d’humour, pas un moment décalé, le film donne l’impression qu’il prend au sérieux tout ce qu’il raconte, et ne s’autorise pas une seule trace d’ironie. Il faut qu’avec des acteurs qui font la tronche en récitant des dialogues oubliés à la séquence suivante, il est difficile de prendre du recul. Le discours lénifiant de la fin du film finit de l’enfoncer dans un manichéisme déplorable.
Le seul recul du film, c’est celui des armes à feu.
Alors, pour rester dans le registre des jeux de mots idiots, le film de Fuqua n’est pas à chier, et il balance les dragées. Je n’ai pas souvenir de l’avoir vu sur les affiches de cinéma, et j’ai bien l’impression qu’il est passé directement en DVD, chez nous. Je me trompe sans doute, mais si c’est le cas, cela ne me semblerait pas étonnant : ce n’est jamais qu’un excellent téléfilm de seconde partie de soirée, bien fait mais bien creux.

Jim

  • Et “reason is six seventh of treason”, aussi, mais bon…

Si si, il est bien sorti au ciné, le 20 mars comme précisé plus haut. Mais je ne crois pas qu’il soit resté très longtemps à l’affiche…

La bataille des Maison Blanche a été remportée par Olympus has fallen. Le film d’Antoine Fuqua, au budget deux fois moins important que celui du White House Down de Roland Emmerich, se verra donc doté d’une suite dont la sortie est prévue pour 2015.

Son titre : London has fallen !

[quote=“Le Doc”]La bataille des Maison Blanche a été remportée par Olympus has fallen. Le film d’Antoine Fuqua, au budget deux fois moins important que celui du White House Down de Roland Emmerich, se verra donc doté d’une suite dont la sortie est prévue pour 2015.

Son titre : London has fallen ![/quote]

Donc en gros, si je comprends bien, on s’en fiche un peu de l’écriture (pour une fois qu’Emmerich a un bon scénario), on regarde seulement les sous !
Tss…
M’enfin bon, si Fuqua parvient à injecter un peu de second degré et à ne pas se prendre trop au sérieux, ça peut donner quelque chose…

Jim

Fuqua ne réalisera pas cette suite…mais ouais, c’est que du bizness tout ça… :wink:

Jim est trrrrrès gentil avec ce film à la fin de sa critique. Et je n’ai pas besoin de point de comparaison pour considérer que c’est quand même une belle merde nauséabonde - dans tous les sens du terme ! Alors, j’espère simplement que sa diffusion était déjà prévu et qu’en rien les récents événements ont influencé une quelconque grille de programme !

C’est passé où ?

Jim

Je ne sais plus … la TNT ?