LA CIBLE ÉTAIT FRANÇAISE - Lee Child (Calmann Lévy)

Présentation de l’éditeur:

WANTED: sniper d’élite
américain capable du pire
APPÂT: Jack Reacher

Émoi dans tous les services de sécurité du monde : un inconnu vient de tirer sur le président de la République française à Paris, et la balle est américaine. Le sniper a touché l’écran de protection à la distance phénoménale de 1 300 mètres. L’avertissement est clair : la prochaine fois, ce sera au G8 que ça se passera. Et Dieu sait combien il y aura de victimes.
Mais qui est ce tireur d’élite ? Seuls quatre hommes sont capables d’un tel exploit. L’un deux, John Kott, est un Américain que Jack Reacher a fait mettre en prison quinze ans plus tôt, et il se trouve que, libéré depuis peu, l’homme est introuvable. C’est bien entendu Reacher que l’armée missionne en secret pour mettre la main sur le tireur. Entre Paris et Londres, aux côtés des services spéciaux russes, français et anglais qui jouent chacun leur partition, sa tâche risque de ne pas être simple.

Cela faisait un long moment que je n’avais pas lu de Jack Reacher et j’en étais resté à l’image déformée et inaboutie de la version ciné de Tom Cruise.
Autant dire que ces retrouvailles,sans être celles de l’année,sont d’un bon niveau.
Reacher se retrouve embarqué dans une course contre la montre pour empêcher un attentat ciblant les grands de ce monde.
Le récit est linéaire,clinique et froid à l’image de Reacher. La quantité d’action est mesurée.
Ce que j’aime c’est le côté « bavard » quasi obsessionnel. Aussi bien dans les pensées analytiques du héros que dans les dialogues entre les persos. C’est sec,nerveux, ça fuse dans des réparties aussi précises et chirurgicales qu’un tir de sniper.
J’apprécie le regard que Reacher porte sur lui-même et ses « collègues ». Peu importe le camp auquel ils appartiennent, ils sont des outils et il n’y a pas à avoir d’états d’âmes.
Mis à part le titre français, assez mauvais, c’est un bon Lee Child