LA TRILOGIE WARREN ELLIS : NO HERO, BLACK SUMMER & SUPERGOD


(Le Doc) #1

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*couverture à venir

La trilogie Warren Ellis

Intégrale regroupant No Hero, Black Summer et Supergod.

No Hero :

Il y a quarante ans, un groupe de justiciers est né. A leur tête, un homme, et surtout une drogue, le FX7, capable de leur conférer d’incroyables aptitudes. Mais un tel pouvoir ne va pas sans responsabilités… ni sans dangers.

Vous voulez être un super-héros ? Mais à quel point ?

Black Summer :

Quand on combat pour le bien, jusqu’où peut-on aller ?
Les Sept Armes combattent la corruption dans la rue. Mais la lutte est inégale et le champ de bataille, infini. John Horus sait ce qui est bon pour vous. Et il est déterminé à faire le Bien, que vous le vouliez ou non… quitte à plonger le pays dans le chaos. Le président va l’apprendre à ses dépens…

Supergod :

Les hommes ont tout fait pour voir voler les super-héros, allant jusqu’à créer de toutes pièces les dieux qui sauveront la race humaine.
Mais personne ne s’est demandé comment ils s’y prendraient, ni même s’ils en auraient l’envie. La fin justifie-t-elle vraiment tous les moyens ?

Visionnaire reconnu, Warren Ellis livre le temps d’une trilogie son interprétation de trois thèmes cultes du genre super-héroïque, et livre avec tout son talent et son franc-parler une analyse glaçante sur un monde qui devrait réfléchir à deux fois avant d’appeler ses héros au secours. Trois histoires phénoménales, qui prennent tout leur sens une fois regroupées.

« Une histoire sombre, brutale et parfaitement inscrite dans l’américaine post-11 septembre et la déconstruction super-héroïque si chère à Warren Ellis » - Goodreads.com

« Les dessins incroyablement détaillés de Juan Jose Ryp rendent presque claustrophobe, tant ils vous invitent à passer votre temps à les examiner jusqu’à moindre recoin. » - The Guardian

Editeur : Hi Comics
512 pages, 29,90 EUR
Sortie : 25 avril


(Ben Wawe) #2

L’ensemble et à prix correct - dommage que ça soit très inégal. No Hero n’a aucun intérêt, Black Summer est juste une surprise visuelle qui lasse, et Supergod est une bonne idée, mais mal dessinée et à la narration lourde. D’ailleurs, j’ai du mal à considérer ça comme une trilogie.


(Photonik) #3

C’est inégal, c’est vrai, mais je serai moins sévère que toi : je garde un bon souvenir de “Black Summer” et surtout “Supergod” ; ce dernier est effectivement basé sur une sorte de long flash-back, mais perso ça ne m’a pas gêné. J’ai pensé à ces épisodes un peu old-school (exemple : Uncanny X-Men 138) basés sur des résumés d’épisodes précédents : j’ai toujours aimé le procédé. “Supergod”, ce qui ne gâte rien, est truffé de bonnes idées.
“Black Summer” est moins intéressant, mais demeure très recommandable selon moi. Avec “No Hero” (et son twist final qui fait pschiiiit), on est par contre dans l’anecdotique, c’est vrai.


(Ben Wawe) #4

Oh, je n’ai pas de mauvais souvenir, hormis No Hero, vraiment médiocre et putassier ; Black Summer est une surprise graphique, mais a quelques bonnes idées et est bien narré… mais la BD s’arrête quand l’histoire commence vraiment, en fait. Comme No Hero, Ellis nous évoque un univers très riche, potentiellement porteur de plein de concepts à développer et à approfondir, mais rien ne vient ; ça en devient vite frustrant et rageant, même si Black Summer se lit au moins seul.

Supergods, j’aime bien en fait, mais c’est en définitive une longue dissertation illustrée d’Ellis ; un exposé, en fait, basé sur la problématique “et si les super-puissances créaient des surhumains, en vrai ?”. C’est intéressant, c’est imaginatif même si ça joue beaucoup sur les lieux communs - mais ça s’arrête. C’est un bel exposé, une belle dissertation, et stop.
Royal Space Force/Ministry of Space sonne aussi comme une dissert’, mais dispose au moins d’un positionnement sur le “héros”, le lanceur de l’initiative ; son destin, son Rise & Fall, permet de donner une émotion à l’histoire, et la sortir donc de l’exposé. Supergods, hélas, n’a pas ça.


(Photonik) #5

“Supergod” est plus ironique en effet qu’un “Ministry of Space”, sans l’ombre d’un doute.
J’ai l’impression que la différence tient à l’intérêt que Warren Ellis porte aux thématiques qu’il aborde : autant il s’en cogne un peu des super-héros (il ne s’en est jamais caché), autant il est passionné par la question de la conquête spatiale et de ce qu’il en est advenu. On le sent beaucoup plus impliqué dans ce récit que dans l’autre.
De temps en temps, quand c’est bien fait et que ça regorge à ce point d’idées, je ne crache pas sur une approche un peu plus grinçante de mon genre de prédilection ; “Supergod” m’a parlé, de ce point de vue.

C’est vrai qu’il y a un côté “expédié” à la fin de “Black Summer”, mais c’est le talon d’Achille d’Ellis, ces conclusions parfois (souvent ?) pas à la hauteur des mirifiques mises en place qui les précèdent…


(Ben Wawe) #6

Une difficulté qu’on retrouve chez beaucoup d’auteurs actuels, finalement. Bendis, Snyder, Ellis (même si ce dernier a abandonné ou n’est pas intéressé par les “grandes sagas”, pas forcément des événements, mais les histoires qui définissent ou redéfinissent des personnages), et d’autres aussi, souffrent de ce problème de la “bonne” conclusion.

Après, je suis d’accord : Ellis n’a aucune passion pour les super-héros, qu’il aborde toujours comme thème secondaire, et ne traite d’eux que par un autre prisme ; je lis, d’ailleurs, avec intérêt sa reprise de WildStorm via The Wild Storm, et si c’est loin d’être parfait, c’est vachement bien de se replonger dans ces personnages via le prisme du complot technologico-alien à la X-Files.


(Le Doc) #7

La couverture :