LA VOIE DU SAMOURAÏ t.1-3 (Ron Marz / Bart Sears)

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L’éditeur CrossGen, qui a publié des séries de qualité et permis à des illustrateurs talentueux de trouver leur style, a exploré tous les genres : space opera, fantasy, horreur, SF… Et fatalement, tôt ou tard, des récits de sabres ou d’arts martiaux ont vu le jour.

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C’est le cas de La Voie du samouraï, une série qui se déroule dans un Japon médiéval fortement teinté de fantasy. Le scénario est écrit par Ron Marz, un auteur qui a commencé au début des années 1990, dans la foulée de Jim Starlin (des mains de qui il reprend la série Silver Surfer), qui se fera connaître et apprécier en animant Kyle Rayner dans Green Lantern, et qui fera la démonstration d’une évidente prolixité.

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Spécialiste du cosmique, il sait aussi s’aventurer dans d’autres genres. Il écrit vite, plutôt bien, avec une chouette caractérisation des personnages (tant masculins que féminins) et un bon sens du rythme. Son écriture utilise pas mal de recettes, de plus en plus visibles quand il arrive chez CrossGen (on va dire que sa « voix » est reconnaissable), mais il est efficace, compétent et fluide.

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Pour cette série (intitulée The Path en anglais), le dessinateur Bart Sears décide d’explorer une forme nouvelle pour lui, à savoir composer ses épisodes en doubles planches. Il suit en cela les choix de Frank Miller pour 300. Du coup, l’éditeur français, Semic, décide d’exploiter cette série sous une forme voisine, à savoir des albums au format à l’italienne.

Trois tomes sortiront, « La Lame et le vent », « Du sang sur la neige » et « Le Crépuscule du guerrier ». Les longues pages horizontales mettent en valeur les recherches visuelles de Sears, et renforcent le côté contemplatif de certaines séquences où les personnages marchent ou admirent des paysages parfois très impressionnistes.

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Sears n’a jamais été aussi bon. Son encrage, articulé autour de zones d’ombres, s’émancipe du réalisme et des concours de culturistes qu’il illustre d’ordinaire. Son dessin gagne en force d’évocation, en profondeur.

Jim

c’était pas mal cette série dans le même format que la série Ruse ( édité par Semic à l’époque)