LA VOYAGEUSE DE PETITE CEINTURE (Pierre Christin / Annie Goetzinger)

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Annie Goetzinger
La voyageuse de petite ceinture
Couverture originale
1985
Techniques mixtes
33 x 37 cm (12.99 x 14.57 in.)

Grosse déception que cet album.

On suit une jeune femme, Naïma, d’origine arabe et d’un milieu modeste, qui a décidé de vivre en marge de la société le long des voies ferrées abandonnées, s’étant installé quelques endroits où se changer et se laver. Elle vit de quelques rencontres monnayées et de liberté. Elle marche toute la journée et elle est connue des cheminots. L’histoire nous montre comment elle rencontre ses deux frères guère mieux lotis qu’elle, puis comment elle va participer à une partie fine organisée par la haute société soucieuse de satisfaire ses clients et de ne pas perdre de financement, puis récupérer son frère cadet et partir avec lui, clandestins dans un train de voyageurs, pour une virée vers l’inconnu, loin des rails pour elle et de la pauvreté et la criminalité pour l’autre.

Et, globalement, c’est pas terrible. La première partie, interminable, la voit marcher et parler en longs monologues découpés au fil des cases, et ça sent le remplissage. Ensuite, la confrontation avec la haute société pour qui la morale compte moins que le renouvellement des contrats ne mène à rien, si ce n’est au constat que la femme demeure un objet. Enfin, l’action bouge sur le dernier tiers, avec un peu de caractérisation, mais c’est trop peu, trop tard. Rajoutons à cela les cases composées par Goetzinger où les bulles ne s’enchaînent pas bien et où le sens de lecture est perturbé, et l’on obtient un album bien en deçà de la réputation du scénariste.

Jim